





Citation de Gr3GBoat en direct sur RMC.
http://www.rmc.fr/sport_player.html


Edité par Almos'Pizza le 21/4/2008 à 23:29:36
CitationBoat en direct sur RMC.
http://www.rmc.fr/sport_player.html
Boat concernant le matos des BB85 saisies à l entrée du stade Smiley
Il les a scotché Smiley

CitationUN BARBARE QUI SAIT PLEURER
Jérôme Reijasse - mardi 22 avril 2008
C'était l'an passé dans notre numéro "Paris, Paris, on t'adule!", et le texte est plus que jamais d'actualité: confessions d'un supporter du PSG qui ne demande pas l'absolution.
cdf33_paris.jpgSupporter du PSG... Les rires, déjà, lèchent mes entrailles. Les rires des autres. Ceux convertis en 1998, ceux complexés par leur province, ceux qui voudraient raser et, même pourquoi pas, fusiller tout Boulogne, ceux qui écrivent football avec un petit f dédaigneux. Tribune K Bleu Bas, rang 1. Géographiquement à la droite de Boulogne, juste histoire d’écœurer un peu plus les curieux. Dix années d’abonnement. Même place, les genoux comprimés par ce balcon de béton, glacial été comme hiver, mon nom sur le siège, mon meilleur pote à ma gauche. Les cris, les insultes, les joies, les explosions, la mauvaise foi, les larmes parfois, bien rentrées, la mauvaise foi encore, la haine des arbitres, les plaisanteries qui soignent, la vie.
Jamais une machine à gagner
1980 : un ange se pose au Parc. Rocheteau choisit le PSG et je le suis. Aveuglément. À l’école, à l’heure des échanges de vignettes Panini, les doubles des joueurs parisiens atterrissent systématiquement sur mon pupitre, "Tiens, le faux Parigot, colle-toi au cul tes pauvres joueurs. Hé, j’ai celle de la salope de Rocheteau, tu la mettras sur tes chiottes". Les enfants sont formidables. J’achète Onze, souvent, et, interdit de télévision, j’écoute la radio, tout le temps. Je vibre dans le noir, partage les victoires avec Dieu, vu que mon entourage, lui, semble avoir choisi les Canaris, les Verts ou les Girondins. Tsoin, tsoin. Marseille n’intéresse alors personne. Douce époque. Luis, Safet, la liste est longue. Elle n’appartient qu’à moi. Je ne suis pas un historien, juste un barbare qui sait pleurer.
Les matches se confondent tous. Très vite, je comprends que supporter le PSG, c’est d’abord accepter une évidence: l’obsession de la victoire est un passe-temps réservé à ceux qui confondent réussite et appartenance. Et puis, si Paris gagne, c’est parce que la capitale bénéficie de soutiens souterrains, ou qu’elle a affronté un adversaire déjà soumis. Et si Paris perd, c’est l’expression de la justice totale. Moi, derrière les moqueries, je sais. PSG ne sera jamais une machine à gagner, malgré les titres, malgré les grands joueurs qui ont honoré le maillot. PSG, c’est le refuge de ceux qui ne veulent pas se contenter de respirer. Une tragédie pathétique. Seul(s) contre tous. Un miracle.
Le bonheur et la guerre
Le Parc des Princes. Un vaisseau spatial échoué sur terre. Acoustique de l’apocalypse, chants qui prennent à la gorge, le stade de la fidélité toujours au rendez-vous. La première fois, c’est le choc. Mes jambes tremblent. Le petit garçon a grandi mais pas tant que ça. Weah marque. Un inconnu se jette sur moi, il pleure, non? Je communie. Je comprends. Les rumeurs perçues à la radio s’incarnent. Ici, c’est Paris. Ici, c’est chez moi. Pour la vie.
Championnat de France, Coupe de France et de la Ligue, coupe d’Europe, Rai, Pilorget, Pouget, Madar, Le Guen, NGotty, Fournier, Gaby, Valdo, Rabesandratana, Leonardo, Bats, Lama, Ginola, tout se mélange, encore une fois. Quand le PSG domine, années 90, c’est évidemment le bonheur, quand le PSG est bafoué par Biétry et tous les autres, c’est la guerre. Mais c’est exactement la même. Appartenance.
Celui qui croit à la victoire éternelle est un crétin. Quand les trompettes du succès auront cessé leur douce et martiale mélodie, les stades se videront. Tous. Sauf le Parc. Bien sûr, ici comme ailleurs, les mécréants s’abonnent. Mais ils ne font que passer. Le Stade Français leur tend les bras, qu’ils n’hésitent pas. Un nouveau déguisement, rose, pourquoi pas ?
Je n’ai jamais su composer, jamais su faire la part des choses. J’aime le stress d’avant-match, j’aime la tristesse et la solitude d’après-match. Tout le monde aime la victoire. Mais c’est bien sûr dans la défaite que les vrais supporters se reconnaissent. J’aime surtout l’idée que, parce que je suis un supporter du PSG, je vais irriter, agacer, dégoûter, voire faire peur. J’aime ça. "Nobody likes us and we don’t care". La devise de l’équipe anglaise de Millwall. Je la revendiquerai jusqu’au bout.
Chambre d’enfant
Aujourd’hui, le PSG sombre. Depuis 1998, il a entamé son processus d’autodestruction. Gestion catastrophique, conflits de couloirs, viol du maillot... Mais quel genre de mari quitterait sa femme parce que le médecin vient de confirmer que c’était bien un cancer qui la rongeait ? Une enflure, rien d’autre. La Ligue 2 est en vue. Ça me réveille la nuit. Je fixe le classement et mes yeux ne peuvent plus s’en détacher. Je calcule, prévois dans le vide. Je hais Paris parce qu’il me déçoit, parce qu’il me rend fou, parce qu’il gangrène ma vie sociale. Et donc je l’aime. Pour plaisanter, je me dis que le prix de l’abonnement l’année prochaine sera dérisoire, blablabla. J’ai peur.
C’est certainement ridicule, "le football, c’est juste un ballon qui entre (ou pas) dans une cage". Mille fois cette phrase m’a été jetée à la face. Circonstance aggravante : je n’étais pas seulement un supporter. J’avais choisi le PSG. Club de nazis, club de riches, club corrompu, club Canal. Mon club. La tête de Kombouaré. Le coup franc en Belgique. Le 3-0 à Marseille, avec Ronnie qui humilie avec grâce. Galatasaray. La Juventus qui mérite ses applaudissements. 1982, la Coupe, ma chambre d’enfant excroissance impossible du PSG. La Corogne intraitable. Les poings serrés. Souvent. Encore. Champion de France. Le pointu de Leroy contre le Bayern. Bordeaux qui fête son titre au Parc. Les Champs-Élysées en avril. Rai qui pleure.
Alors, la Ligue 2, je prends aussi. Pas grave. Terrible. Mais pas grave. Être supporter du PSG, ça ne sert à rien. Ça ne vaut pas une femme, des enfants, une existence. Je ris maintenant. L’orgasme est une foutaise comparée à l’instant où ce ballon minable franchit la ligne. Et où le Parc défie la gravité. Une foutaise ! Quand votre meilleur pote (toujours le même) vous massacre l’épaule parce que là, tout de suite, plus rien ne compte, plus rien ne compte. Tout est là. Vingt-cinq ans d’appartenance.
Il y a quelques années, en soirée :
- Si tu devais choisir entre moi et le PSG vainqueur de la Ligue des champions, mon amour ?
- Chérie, serait-ce du pur masochisme, ainsi, en public, ou bien...
Elle est, depuis, sortie de ma vie. J’ai même du mal à me souvenir de la couleur de ses yeux. Diané, Cissé, tous les boiteux du PSG, eux, sont là. Aujourd’hui. Demain. Dieu n’est pas mort. Paris non plus.

putain il va me faire chialer cet enfoirasse de critique rock!
Edité par rabaillot le 22/4/2008 à 02:46:31






CitationParis Saint-Germain 1970 ! A La Vie A La Mort !
Nous, Supras Auteuil 1991, tenons à témoigner de la détresse qui nous envahit devant la descente aux enfers qu’est en train de vivre notre Paris Saint-Germain.
Sans même évoquer les carences techniques indignes de joueurs payés en dizaines ou centaines de milliers d’euros par mois, nous avons recoupé des informations qui nous laissent penser avec certitude qu’une partie des salariés de l’effectif professionnel ont fait le choix de se concentrer davantage sur la négociation de leurs transferts cet été que sur le sauvetage du Club.
Nous prenons acte de cet état de fait, que les lâches et les couards entendent bien que nous n’avons aucune forme de respect pour eux.
Le soutien que nous apportons tout au long des matchs est à destination de nos couleurs, de notre Club, de notre Ville. Si nous chantons c’est pour continuer à faire vivre l’idée que se faisait du Paris Saint-Germain un homme indomptable tel que Monsieur Francis Borelli, dont le match censé lui rendre hommage avait réussi à être terni par une performance indigne des joueurs, annonçant déjà le type de mentalité détestable qui a animé le groupe toute la saison.
Nous exigeons de la direction du Club qu’elle agisse avec une extrême sévérité envers ces traitres. Le point commun que nous avons avec ces derniers est que nous souhaitons nous aussi les voir débarrasser le plancher dès que possible. Mais qu’ils le fassent après avoir abandonné le Club en Ligue 2 nous est inacceptable.
En conséquence, nous exigeons du Club qu’il annonce qu’il FASSE RESPECTER TOUS LES CONTRATS, même si nous descendons en Ligue 2. A ceux qui objecteraient que nous ne pourrions assumer la masse salariale, nous répondrons que nous considérons que cet effort sur les salaires se substituerait à celui d’un recrutement pendant l’été.
Cette revendication peut sembler à première vue contradictoire avec notre souhait de voir le groupe exploser à la fin de la saison.
En réalité, cette menace, s’il elle était mise à exécution par la direction du Club pourrait remplir les souhaits des joueurs et des supporters.
Prenant conscience qu’ils risquent de vivre avec nous les conséquences de leur incompétence, les joueurs pourraient vite élever leur niveau de motivation et se battre pour sauver leurs carrières (puisque se battre pour sauver le Club ne les concerne pas).
S’ils parvenaient à remplir cet objectif ils pourraient négocier leurs départs, mais si la descente se confirmait, ils seraient condamnés à descendre en enfer avec nous, quitte à passer une année sur le banc de la CFA pour les moins coopératifs.
Nous exigeons qu’Alain Cayzac tape du poing sur la table et qu’il cesse une seconde de plus de protéger ce groupe indigne de revêtir la tunique rouge et bleue à quelques exceptions près.
Les joueurs doivent se comporter en hommes et in fine devront assumer les conséquences qui incombent à leur statut de professionnels.
Dans un football moderne libéral et dérèglementé depuis l’arrêt Bosman, où seul le droit du joueur est pris en compte au détriment de toute notion réciproque de devoir, nous défendons le droit collectif du Club de se protéger face au comportement de mercenaire adopté par certains joueurs.
Les joueurs sont aujourd’hui débiteurs vis-à-vis du Club et de ses supporters.
La direction du Paris Saint-Germain doit faire respecter la part de devoir, y compris le devoir moral, qui lie les joueurs à leur employeur.
Quant à nous, Supras Auteuil, nous continuerons à assurer le soutien à nos couleurs tant qu’il sera mathématiquement possible de se sauver, mais il est impensable que nous restions les bras croisés, en silence, assis sur les décombres de notre passion et contemplant les responsables de ce drame fuir pour exercer leur activité sous des cieux moins fâcheux.
PARIS SAINT-GERMAIN 1970 ! A LA VIE A LA MORT !
Edité par PR-Viola le 22/4/2008 à 18:03:59
Citation
Quelle sera votre philosophie générale ?
Charles Villeneuve. On doit être aussi bien organisés que Lyon, on doit entraîner l'amour et la passion comme l'Olympique de Marseille. Paris doit se faire respecter sur tous les terrains. Nous sommes une entreprise de spectacles, nous devons offrir du beau jeu.
Citation de Elixxir22000le PSG va encore s'en prendre plein la gueule
Edité par Pilorget_77 le 22/4/2008 à 20:23:53
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