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My Banque - La Crise - Mes Thunes

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:oups:

 

 

L'article raconte comment le mouvement occupy wall street a racheter 15M$ de crédits contractés par des personnes surendettés pour à peine 400 000 $ pour les libérer de leurs dettes.

 

c'est plutôt noble comme idée

 

Ca donne aussi une idée de la taille de la carotte placée par les fonds qui rachètent les crédits aux banques (1/30) et qui ensuite exigent la totalité de la somme aux pauvres

et ca fixe plus ou moins le cours du dollar dette ...

 

slinky :chépa: ? 

 

almos you should learn english :p

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En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants
 
Les représentants de l'Union européenne ont décidé de mettre à contribution les épargnants à partir de 2016.  

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Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Sipa
Sur le même sujet

Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l'idée émise par le FMI d'une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l'Europe vient d'entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave. L'accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu'il pourrait être d'une importance capitale pour les épargnants.

Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou "bail-in", afin d'éviter de faire participer les Etats au sauvetage des établissements financiers.

"Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28", a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. "Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques", a-t-il ajouté.

"C'est un pas fondamental vers la réalisation de l'union bancaire", a assuré Michel Barnier dans un communiqué.

Des représentants du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la Commission européenne se sont mis d'accord au cours d'un "trilogue" sur ce texte, qui s'appliquera aux 28 Etats membres.

Cette nouvelle directive s'articulera avec le Mécanisme unique européen de résolution des banques, qui fait toujours l'objet de difficiles négociations au niveau des ministres, et destiné lui à la seule zone euro. Les ministres des Finances doivent se retrouver mercredi prochain pour tenter de finaliser un accord sur ce sujet.

Dépôts garantis jusqu'à 100.000 euros

Selon la directive, lorsqu'une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l'empêcher de sombrer. De source européenne, on a indiqué qu'une "recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation" étaient prévus "sous de strictes conditions".

La recapitalisation ne concernera ainsi "que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance".

Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou "bail-in" s'appliquera, par opposition au "bail-out" privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l'argent public, creusant ainsi les déficits.

Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs (autrement dit les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l'on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire.

Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d'un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.

challenges

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Le classement qui rassure (un peu) sur la dette publique de la France Il est de bon ton de comparer les dettes des pays par rapport à leur PIB. Mais lorsqu'on les évalue par rapport à la population, les mauvais élèves ne sont plus ceux qu'on croit.

175,1% du PIB au 31 décembre 2013! La dette publique grecque est de loin la plus élevée d'Europe… quand il s'agit de la comparer par rapport au niveau de son produit intérieur brut. En effet, tout est une question de point de vue. En valeur absolue, la Grèce n'est pas la lanterne rouge de l'Europe. Avec 319 milliards d'euros de dettes cumulées au fil des années, Athènes se fait largement devancer par les grandes économies du continent: Espagne, France, Grande-Bretagne, Allemagne et l'Italie qui cumulent parfois plusieurs milliers de milliards de dette comme on peut le constater sur ce graphique. 

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Dette/habitant: un classement surprenant

Plus étonnant, la Belgique. Le plat pays, qui peut compter sur le même nombre d'habitants que la Grèce, traîne 387 milliards d'euros de dette, soit 101,5% de son PIB. Rapportée à sa population, la Belgique fait peser à ses habitants une dette de 34.875 euros contre 28.217 euros pour les Grecs.

Si l'on s'amuse à rapporter la dette de chaque pays en fonction de son nombre d'habitants, il en ressort un classement tout à fait chamboulé. Alors que l'Espagne et le Portugal sont régulièrement épinglés par Bruxelles pour laisser filer leurs comptes publics, ces pays imposent à leurs citoyens une dette moins élevée que l'Allemagne, pourtant érigée en vertu en matière de contrôle des dépenses publiques. Le poids de la dette qui repose sur les épaules des Portugais atteint 15.780 euros contre 24.896 euros pour les Allemands (voir diaporama en bas d'article). 

Etats-Unis et Japon, presque hors-concours

La France se situe en milieu du classement établi par Challenges (voir second graphique plus loin). Avec un chèque fictif de 29.300 euros par personne, les Français s'en sortent relativement mieux que les Anglais (31.712 euros), les Italiens (33.910 euros) et les Belges (34.875 euros). Mais la palme de l'endettement public revient aux Américains et aux Japonais qui devancent largement le palmarès. La première économie mondiale, dont le plafond de la dette est régulièrement relevé pour éviter le "shutdown", a cumulé 18.485 milliards d'euros de dette, soit 58.457 euros par citoyen américain. Quant au Japon, pays dont le ratio dette/PIB est le plus élevé au monde avec 245% de la richesse nationale, il est aussi celui où la dette publique reposant sur les épaules de ses citoyens est le plus élevé (71.015 euros). Un poids qui est d'autant moins théorique que le Japon est aussi un pays où les principaux créanciers de l'Etat sont ses habitants. 94% de la dette publique nippone est détenue par les banques et les compagnies d'assurances du pays ainsi que les particuliers et la banque centrale.

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http://www.challenges.fr/economie/20140509.CHA3601/le-classement-qui-rassure-un-peu-sur-la-dette-publique-de-la-france.html

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Sous la dette publique, l'arnaque néolibérale

 

Médiapart : http://www.mediapart.fr/journal/france/270514/sous-la-dette-publique-larnaque-neoliberale

Le collectif : http://www.audit-citoyen.org

Le rapport : http://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf

 

59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs

Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’État s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.

 

Si l’État, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.

 

C’est ensuite parce que les taux d’intérêt ont souvent atteint des niveaux excessifs, notamment dans les années 1990 avec les politiques de « franc fort Â» pour préparer l’entrée dans l’euro, engendrant un « effet boule de neige Â» qui pèse encore très lourdement sur la dette actuelle.

Si l’État, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.

L’impact combiné de l’effet boule de neige et des cadeaux fiscaux sur la dette publique est majeur : 53% du PIB (soit 1077 milliards €). Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43% au lieu de 90 %

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Les taux d'emprunt immobiliers au plus bas depuis 40 ans

 

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France ont baissé à 2,85% en moyenne au mois de mai, accélérant leur baisse, a indiqué l'observatoire Crédit Logement/CSA publié lundi 2 juin.

 
Le mois dernier, les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont ainsi établis à 2,85%, en moyenne (2,98% pour l'accession dans le neuf et 2,85% pour l'accession dans l'ancien) selon les données mensuelles publiées par l'observatoire.
 
Depuis le début de l'année, le recul des taux est rapide, puisqu'ils ont perdu 23 points de base, pour descendre sous leur niveau de juin 2013, qui était de 2,90%, précise-t-il.
 
"Jamais depuis la fin des années 40, les taux des crédits immobiliers n'étaient descendus aussi bas", commente l'observatoire.
 
Cette baisse est plus forte sur le marché des travaux (2,79% en mai contre 3,12% en décembre) et sur celui de l'ancien (2,84% contre 3,08%). Elle est restée plus modérée dans le neuf (2,94% en mai contre 3,08% toujours en décembre).
 
Une durée de 202 mois en moyenne
 
Du fait de cette baisse des taux fixes, la part de la production à taux variable, devenue peu attractive, a reculé à 4% en mai, contre 8,4% au quatrième trimestre 2013.
 
En mai, la durée des prêts s'est établie à 202 mois, en moyenne, après avoir fortement reculé début 2013 - du fait des restrictions apportées au Prêt à taux zéro, qui a fait reculer la primo accession - se stabilisant à un niveau plus bas qu'auparavant.
 
La durée moyenne des prêts accordés a recommencé à diminuer début 2014, tandis que "les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes sont particulièrement déprimés", note l'observatoire.
 
En parallèle le niveau de l'apport personnel se redresse (+2,6% sur les cinq premiers mois de l'année, après -5,3% l'an dernier) dans un contexte de "panne de la primo accession et de renforcement des difficultés d'accès à la propriété des ménages modestes", souligne encore Crédit Logement/CSA.
 
(Avec AFP)
 

 

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Comment ca se passe le fichage a la Banque de France?

Le fichage est demande par ta banque .

a partir de quelque moment tu clignote sur leur compteur?

J ai pas compris ta question

et combien de temps ca dur?

Pour un cheque sans provision je crois c'est 5 piges sans chequier et avec la carte c'est 2 ans en theorie mais les banques n'aiment pas avoir les ex fichés parmi leur clients .

Des que tu regle ce que tu dois tu sors theoriquement de ce fichage.

Ton conseiller avant de te faire ficher te relance plusieurs fois pour regler ce que tu dois .

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;) cimer

Pour ma question que t'as pas compris c'était : a partir de quelle moment y a une alerte sur ton nom de la banque de france, en gros a partir de quel moment il vont vraiment venir te casser les couilles par rapport a ce que tu leur doit, Huissier et tout le bordel?

Modifié par Manouchian

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La bdf fait rien.

Les huissiers viennent a partir du moment ou ta banque va entamer une procédure de recouvrement pour des dettes de crédit ( y a du temps ... Je dirais 4/5 mois)

Pour les chèques, y a que la personne à qui tu as fait le chèque qui peut t'emmerder... La banque s'en fout, le chèque n'a pas été payé et tu es fiché, ce qui t'empêche de commander d autres chéquier

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BNP Paribas prête à payer une amende record de près de 9 milliards de dollars aux USA

 

 

BNP Paribas est sur le point de tourner lundi une page douloureuse de son histoire en payant une amende record de neuf milliards de dollars afin d'échapper à des poursuites pénales pour violation d'embargo américain.

 

Cette pénalité financière est la plus lourde jamais infligée par les Etats-Unis à une banque étrangère.
Un accord, dont les détails étaient finalisés dimanche, entre la première banque française et les autorités américaines devrait être annoncé vers 20H00 GMT lundi, selon des sources concordantes.
Sollicités par l'AFP, ni BNP ni les autorités concernées n'ont souhaité faire de commentaire.
Cet arrangement à l'amiable va mttre fin à des mois d'âpres et tendues négociations ayant impliqué le sommet de l'Etat français. Le président François Hollande s'est personnellement investi en essayant de faire pression sur son homologue américain Barack Obama, qui a clairement exclu toute intervention.
Le ministre français de l'Economie, Arnaud Montebourg, a répété dimanche l'exigence de Paris de sanctions américaines "justes et proportionnées" et averti d'un durcissement à attendre des négociations transatlantiques en cours pour la conclusion d'un accord de libre échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.
BNP va plaider coupable, selon le droit américain, évitant ainsi un procès à l'issue incertaine, d'après les sources.
Cette reconnaissance de culpabilité, exceptionnelle pour une entreprise, n'est pas sans risque: elle l'expose à des demandes de dédommagement de la part de tiers et à la possibilité que certains fonds de pension ou encore des collectivités locales ne puissent plus avoir de relations commerciales avec elle selon leurs règles internes.
 
- Punition inégalée -
 
BNP aurait aussi accepté de s'acquitter d'une amende de 8,9 milliards de dollars (6,4 milliards d'euros), selon les sources, ce qui correspond à 16 mois de bénéfices au regard des résultats 2013 (4,8 milliards d'euros de bénéfice net).
La banque avait provisionné 1,1 milliard de dollars (798 millions d'euros), un montant dans la fourchette des amendes infligées en 2012 par les Etats-Unis à plusieurs établissements étrangers: les banques britanniques HSBC (1,36 milliard de d'euros) et Standard Chartered (483 millions d'euros) et la néerlandaise ING (446 millions d'euros). Credit Suisse s'est vu imposer une pénalité de 2,6 milliards de dollars (1,87 milliard d'euros) en mai pour incitation à l'évasion fiscale.
"Je veux le dire clairement: nous serons sanctionnés lourdement. Parce que des dysfonctionnements sont intervenus et que des erreurs ont été commises", a prévenu le directeur général Jean-Laurent Bonnafé dans une note interne aux salariés diffusée vendredi.
Pour nombre d'analystes, cette amende va ternir la réputation de la banque et affecter lourdement sa rentabilité cette année.
BNP se verra en outre imposer une suspension d'un an de ses opérations de "compensation" (règlement) en dollars, selon les sources.
Cette sanction concernerait les activités très lucratives de négoce de pétrole et de gaz, au coeur de l'affaire.
Ses bureaux de Paris, Singapour et surtout Genève, la filiale mise nommément en cause, seraient interdits de toute transaction en dollars pendant cette période, ajoutent encore les sources.
Un délai devrait être accordé à BNP pour qu'elle trouve une solution de remplacement, à savoir une banque qui accepte de régler pour elle les paiements en dollars. Elle aurait le mérite de limiter voire d'éviter des départs de ses clients institutionnels (multinationales, fonds d'investissements, assureurs, groupes pétroliers...).
BNP aurait déjà approché des banques aux Etats-Unis, a indiqué à l'AFP une source bancaire.
 
- 30 milliards dissimulés -
 
Au-delà de ce paquet de sanctions financières, BNP Paribas a dû couper des têtes.
Deux hauts dirigeants dont le directeur général délégué Georges Chodron de Courcel et une douzaine de banquiers liés aux opérations litigieuses quittent la banque, selon les sources.
BNP s'est retrouvée dans le collimateur du département de la Justice (DoJ) et du régulateur bancaire de New York, Benjamin Lawsky, pour avoir autorisé des paiements en dollars vers des pays soumis à des sanctions économiques américaines, notamment le Soudan, l'Iran et Cuba entre 2002 et 2009.
Ces transactions étaient légales au regard du droit international mais étant libellées en dollar ont dû transiter par une chambre de compensation située aux Etats-Unis, ce qui les plaçait sous le coup du droit américain.
 
BNP aurait mené certaines transactions prohibées jusqu'en 2012, alors que l'enquête des autorités américaines était déjà bien engagée, indique une source.
L'enquête a porté sur plus de 100 milliards de dollars de transactions, pour déterminer ensuite que quelque 30 milliards de dollars avaient été dissimulés afin de contourner les sanctions, selon des sources.
Les marchés semblent avoir anticipé ces lourdes sanctions qui se dessinent depuis fin avril puisque dans le même temps l'action BNP Paribas a perdu environ 10% de sa valeur.

 

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Les taux d'emprunt immobiliers au plus bas depuis 40 ans

 

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France ont baissé à 2,85% en moyenne au mois de mai, accélérant leur baisse, a indiqué l'observatoire Crédit Logement/CSA publié lundi 2 juin.

 
Le mois dernier, les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont ainsi établis à 2,85%, en moyenne (2,98% pour l'accession dans le neuf et 2,85% pour l'accession dans l'ancien) selon les données mensuelles publiées par l'observatoire.
 
Depuis le début de l'année, le recul des taux est rapide, puisqu'ils ont perdu 23 points de base, pour descendre sous leur niveau de juin 2013, qui était de 2,90%, précise-t-il.
 
"Jamais depuis la fin des années 40, les taux des crédits immobiliers n'étaient descendus aussi bas", commente l'observatoire.
 
Cette baisse est plus forte sur le marché des travaux (2,79% en mai contre 3,12% en décembre) et sur celui de l'ancien (2,84% contre 3,08%). Elle est restée plus modérée dans le neuf (2,94% en mai contre 3,08% toujours en décembre).
 
Une durée de 202 mois en moyenne
 
Du fait de cette baisse des taux fixes, la part de la production à taux variable, devenue peu attractive, a reculé à 4% en mai, contre 8,4% au quatrième trimestre 2013.
 
En mai, la durée des prêts s'est établie à 202 mois, en moyenne, après avoir fortement reculé début 2013 - du fait des restrictions apportées au Prêt à taux zéro, qui a fait reculer la primo accession - se stabilisant à un niveau plus bas qu'auparavant.
 
La durée moyenne des prêts accordés a recommencé à diminuer début 2014, tandis que "les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes sont particulièrement déprimés", note l'observatoire.
 
En parallèle le niveau de l'apport personnel se redresse (+2,6% sur les cinq premiers mois de l'année, après -5,3% l'an dernier) dans un contexte de "panne de la primo accession et de renforcement des difficultés d'accès à la propriété des ménages modestes", souligne encore Crédit Logement/CSA.
 
(Avec AFP)
 

 

 

Perso je fais mon prêt à 3.20% sur 25 ans, c'est quand même un truc de ouf des taux aussi bas.

 

C'est le moment d'emprunter :p

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euh... révisable? ou alors taux collaborateur? 

Modifié par ced
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c'est bien ce que je pensais  :p

 

ceci dit j'ai du 3.20 avec deleg. d'assurance et sans frais de remboursement anticipé  :banane:

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Banques : les Etats-Unis bombardent de milliards de dollars d'amendes

 

« Too big to fail » ou, en Français, « trop gros pour faire faillite » : voilà le concept majeur qui a été décrié à maintes reprises depuis la crise des subprimes, les prêts hypothécaires toxiques qui ont entraîné la crise économique de 2008. Le principe est simple : certains établissements, notamment des banques et des assureurs, seraient trop importants pour qu’on puisse les laisser faire faillite ce qui leur laisserait le champ libre pour prendre des risques trop gros dont les conséquences se ressentent au niveau planétaire.
 
Ce principe a été, depuis la crise des subprimes, au centre de diverses polémiques et l’administration judiciaire américaine s’est employée à le combattre, notamment en engageant des poursuites importantes contre de nombreux établissements bancaires gigantesques tels que JPMorgan, Bank of America ou encore BNP Paribas.
Ce mouvement est l’œuvre d’Eric Holder, procureur général des Etats-Unis (l’équivalent du ministre de la Justice en France) arrivé au pouvoir le 2 février 2009, soit au lendemain de la crise de 2008 qui a fait prendre conscience du problème. Depuis lors, les amendes infligées aux établissements bancaires par l’administration Obama battent tous les records historiques.
 
2009 : l’année charnière
 
16 jours après la nomination d’Eric Holder au poste de procureur général des Etats-Unis, le 18 février 2009, la banque UBS est condamnée par un tribunal américain à une amende de 780 millions de dollars. A l’époque il ne s’agissait pas encore du dossier des subprimes mais d’une « simple » affaire d’aide à la fraude fiscale.
Mais le ton était donné : les banques allaient devoir réparer leurs dégâts et Eric Holder n’allait pas se laisser faire. Les années qui ont suivi ont été l’occasion de voir une forte augmentation des montants payés par les banques à l’administration américaine.
 
2012 : le scandale du Libor établit un nouveau record
 
Après l’amende à UBS de 2009, il faudra attendre quasiment trois ans pour qu’une amende établisse un nouveau record. C’était en 2012 lorsqu’ont commencé à tomber les couperets sur les banques responsables de la manipulation frauduleuse du Libor, série de taux de référence sur le marché du change.
Cette année-là, UBS est de nouveau au centre de l’actualité juridique et écope d’une amende de 1,53 milliard de dollars. Rabobank, une des principales banques des Pays-Bas, aura l’année suivant une amende de 1,07 milliard de dollars pour les mêmes raisons.
Mais 2012 est également l’année pendant laquelle HSBC établit le nouveau record dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent : 1,92 milliard de dollars d’amende lui sont infligés le 11 décembre 2012.
 
2013 – 2014 : les années de tous les records
 
En 2013 et 2014 les établissements bancaires vont souffrir. Pour échapper aux poursuites judiciaires au tribunal pénal, les banques devront débourser des sommes jamais vues auparavant. Et cette fois il s’agit bien, pour la plupart, de dossiers liés aux prêts toxiques, les subprimes.
La banque américaine JPMorgan est la première à en faire les frais avec une amende, en novembre 2013, de 13 milliards de dollars. Un record historique que l’on pensait difficile à battre. Mais 2014 réservait quelques surprises.
En 2014 les établissements bancaires auront déboursé plus de 30 milliards de dollars pour mettre fin aux poursuites judiciaires de l’administration américaine. Credit Suisse, concernée apr un scandale d’aide à la fraude fiscale, écope de 2,6 milliards de dollars d’amende au mois de mai 2014. Un record pour ce type d’enquête.
La France n’est pas en reste avec l’amende infligée à la banque BNP Parias pour violation d’embargo : 9 milliards de dollars, à la troisième place des amendes les plus élevées de l’histoire. Une amende qui est devenue une véritable affaire diplomatique internationale. Mais ce sont les amendes pour mettre fin aux poursuites sur les subprimes qui sont au centre de l’attention.
Citigroup écope d’une amende de 7 milliards de dollars dans le cadre des subprimes en juillet 2014 mais le 7 août 2014 c’est Bank of America qui va établir le nouveau record historique : 17 milliards de dollars d’amende pour mettre fin aux poursuites concernant les prêts hypothécaires toxiques.
 
Top 5 des amendes les plus salées payées par les banques aux Etats-Unis
 
1)      Bank of America : 17 milliards de dollars en 2014 – Affaire des subprimes
2)      JPMorgan : 13 milliards de dollars en 2013 – Affaire des subprimes
3)      BNP Paribas : 9 milliards de dollars en 2014 – Violation d’embargo
4)      Citigroup : 7 milliards de dollars en 2014 – Affaire des subprimes
5)      Credit Suisse : 2,6 milliards de dollars en 2014 – Aide à la fraude fiscale

 

Goldman..... Où est Goldman......  :ph34r:

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Le gouvernement tétanisé par le scénario noir de la rentrée

 

10 août 2014 | Par MARTINE ORANGE

 

La rentrée s’annonce sous de sombres auspices pour le gouvernement. Selon les prévisions du Trésor, toute l’Europe, y compris l’Allemagne, est prise dans une spirale déflationniste. Tous les espoirs de retrouver la croissance, d’endiguer le chômage, de redresser les comptes publics risquent d’être réduits à néant. Montebourg milite pour un changement de politique. Valls hésite et Hollande ne dit rien.

 

Déflation. François Hollande a lâché le mot. « Il y a un vrai risque déflationniste en Europe. En France, l’inflation n’a jamais été aussi basse », déclare-t-il le 3 août au Monde. En marge d’un entretien sur les relations avec l’Allemagne au moment du centenaire de la Première Guerre mondiale, le président de la République n’a pu s’empêcher de s’attarder longuement sur les risques encourus dans la zone euro. Comme si, après avoir découvert les sombres prévisions économiques lors du séminaire gouvernemental du 1er août, il estimait urgent de préparer l’opinion publique à une rentrée difficile. Comme s’il lui fallait prendre tout de suite à témoin les Français pour leur annoncer que le sol se dérobait sous ses pieds.

 

Le premier ministre Manuel Valls avait eu, lui aussi, un ton alarmiste devant la presse à la sortie de ce séminaire gouvernemental. « La rentrée va être difficile en matière de conjoncture économique », avait-il annoncé. « À la mi-août, nous aurons quasiment les chiffres de croissance pour l’année 2014, ainsi que les chiffres de l’inflation. On peut constater et je constate qu’au niveau européen, la croissance et l’inflation sont en retrait par rapport à ce que nous pouvions atteindre. L’écart par ailleurs se creuse entre la zone euro et le reste du monde, le risque de déflation est réel », avait-il averti.

 

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Le séminaire gouvernemental du 1er août ne devait être qu’un séminaire de plus pour faire le point avant les vacances. Pourtant, à en croire les témoins qui ont recueilli les confidences de certains participants, cette réunion marque un tournant. C’est un scénario noir qui se dessine pour le gouvernement. Toutes ses prévisions, ses espoirs de reconquête, ses engagements de redressement budgétaire, ses plans de retour de la compétitivité et d'allégement des charges paraissent être à terre face à une conjoncture économique en Europe qui se dégrade à toute vitesse.

 

« François Hollande semble avoir découvert la rupture profonde causée par la crise de 2008. Il vient de comprendre que tous ses schémas économiques appris il y a quarante ans n’étaient plus de mise », résume un témoin qui s’est fait raconter la scène. « François Hollande sait très bien que tout a changé », réfute un autre proche du pouvoir. « Mais il a triché avec la vérité. Maintenant, il est rattrapé par son mensonge. Il ne peut plus esquiver, faire miroiter un retour de la croissance, une reprise de l’emploi qui ne viennent jamais. Il est au pied du mur », dit-il.

 

Ce que le gouvernement a découvert lors de ce séminaire est tout sauf une surprise. De nombreux économistes ont mis en garde de longue date les responsables européens sur les dangers d’imposer partout en même temps des politiques d’austérité budgétaire et de restriction monétaire. Cela ne pouvait qu’entraîner la zone euro dans la déflation, ont-ils prévenu. Ces dernières semaines, plusieurs rapports du FMI ou de l’OCDE ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation en Europe. Les prévisions du Trésor, présentées le 1er août, sont venues confirmer les appréhensions : souffrant d’une croissance nulle et d’une inflation proche de zéro (0,4 % en juillet), la zone euro est entraînée dans une spirale déflationniste. Le mal ne touche plus seulement les pays de l’Europe du Sud, mais atteint désormais le cœur du système : l’Allemagne se retrouve elle aussi prise dans la déflation.

 

Des signes avant-coureurs annoncent le danger à venir. Le 30 juillet, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a pris tout le monde de court : il s’est prononcé en faveur d’une hausse des salaires. Une augmentation de 3 % ne serait pas malvenue, expliquait-il dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Sa déclaration a été incomprise par le monde économique allemand, tant patronal que syndical, qui depuis dix ans voit dans la modération salariale l’arme consacrant le retour de sa puissance. Les experts monétaires, eux, y ont vu un sombre avertissement : si le président de la Bundesbank, gardien de la plus stricte orthodoxie monétaire, en arrive à rompre avec ses principes les plus fermes, pas de doute, l’heure est grave.

 

Depuis, plusieurs chiffres sont venus confirmer que l’Allemagne, contrairement à ses espoirs de rester un îlot de prospérité dans une zone euro ravagée, est entraînée à son tour dans la chute européenne. Les prises de commande ont diminué de 3,2 % en juin par rapport au mois précédent. La production industrielle n’a augmenté que de 0,3 % en juin, alors que les analystes s’attendaient à un rebond d’au moins 1 % après une chute inattendue de 1,7 % en mai. Ces premiers chiffres font craindre une croissance très faible pour l’Allemagne au deuxième trimestre, et peut-être nulle par la suite. Car le ralentissement est intervenu avant la crise ukrainienne, les sanctions contre la Russie et la riposte de Poutine.

 

Les membres du gouvernement, même les moins familiers en économie, n’ont pas eu besoin d’explications pour comprendre ces prévisions. Si l’Allemagne ralentit, c’est toute l’Europe qui plonge. Tous les espoirs de redressement de la croissance en France sont réduits en cendres. Le Cice, le plan compétitivité, les dizaines de milliards d’euros que le gouvernement s’apprête à consentir aux entreprises, risquent d’être dépensés en pure perte. Jamais le gouvernement ne parviendra à enrayer la montée du chômage dans un environnement européen dépressif.

 

« Si l'on est au-dessus de 0,5 % de croissance à la fin de l'année, ce sera déjà bien », aurait déclaré le ministre des finances, Michel Sapin, lors de la présentation des prévisions selon le Canard enchaîné. Le ministère des finances a démenti ces informations par la suite, confirmant sa prévision de croissance de 1 % pour 2014. Le FMI, l’OCDE et l’agence de notation Moody’s ont déjà abaissé leurs prévisions pour la France. Au mieux, la croissance serait de 0,6 % cette année.

 

Mais des perspectives beaucoup plus sombres ont été évoquées lors de ce séminaire, selon nos informations. Si la production industrielle s’est redressée en juin (+ 1,3 %), après une baisse de 1,6 % en mai, elle affiche un recul de 0,5 % pour l’ensemble du deuxième trimestre, selon l’Insee. Les mois à venir s’annoncent beaucoup plus difficiles. Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise font état d’une baisse constante des carnets de commande. Plus que du coût du travail, ceux-ci se plaignent d’une chute de la consommation. Depuis le début de l’année, la demande de crédit stagne. Les dépôts de permis de construire pour les logements sont en chute de 30 %. Les appels d’offres publics ont diminué de 60 %. Dans l’expectative jusqu’aux élections municipales, inquiètes de la suite des projets de réduction des dépenses publiques et de la réforme territoriale, les collectivités territoriales, qui sont les premiers investisseurs publics, ont gelé les projets d’investissement et commencent même pour certaines à réduire les budgets de fonctionnement.

 

Changer de politique, dit Montebourg

 

Plusieurs préfets ont déjà alerté le gouvernement, annonçant une rentrée catastrophique. De nombreuses entreprises, notamment de BTP, seraient menacées de faillite, faute de commandes publiques. Les retards de paiement s’accumulent. De nombreux plans de licenciement et de fermeture se préparent, ont-ils prévenu. « Nous sommes déjà à plus de 3 millions de chômeurs. À combien serons-nous à la fin de l’année, si la zone euro plonge ? », se demande un conseiller. François Hollande doit se poser aussi la question, lui qui a lié son avenir politique à la baisse du chômage.

 

« Michel Sapin a compris qu’il avait un problème. Sans croissance, il lui est impossible de redresser les comptes publics et de ramener le déficit budgétaire à 3,8 %, comme la France s’y est engagée auprès de la commission européenne. C’est toute la crédibilité du gouvernement qui est en jeu », note un proche du pouvoir.

 

Depuis quelque temps, Bercy sait qu’il n’est plus dans les clous de l’exécution budgétaire. Le scénario de 2013, décrit dans un rapport de la Cour des comptes, est en train de se répéter : les recettes budgétaires attendues ne sont pas au rendez-vous, en raison de la baisse de l’activité. À la mi-juillet, les rentrées des impôts sur les sociétés n’étaient qu’à 41,2 % de l’objectif fixé au lieu de 50 %, les recettes de la TVA étaient à 48,6 %. Pourtant, les objectifs ont été abaissés dans le cadre de la loi de finances rectificative. Seuls les impôts sur le revenu sont au-dessus des prévisions, en raison des nouvelles mesures fiscales (abaissement du quotient familial, fiscalisation des mutuelles, etc.). « La loi de finances a été bâtie sur des hypothèses de croissance de 1 % et d’inflation de 1,2 %. C’est tout à fait irréaliste. Si on abaisse les prévisions pour ramener la croissance à 0,5 % et l’ inflation à 0,5 %, ce qui serait déjà bien, cela se traduit par 10 à 15 milliards d’euros de recettes en moins », dit un connaisseur des finances publiques. Selon ses calculs, le déficit budgétaire est appelé à être de l’ordre de 4,3 % cette année au lieu des 3,8 % promis.

 

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Que faire ? Annoncer de nouvelles mesures de rigueur, de nouvelles réductions de dépenses, un nouveau programme d’austérité pour répondre aux injonctions européennes et respecter « les engagements de la France » ? Changer radicalement de politique, en essayant d’entraîner d’autres pays européens pour forcer l’Europe à sortir de l’austérité ? « On ne peut pas dire que le débat économique fait rage au sein du gouvernement. C’est plutôt le désarroi », raconte un proche du pouvoir.

 

Arnaud Montebourg, selon plusieurs témoignages, a malgré tout tenté de le lancer. Depuis plusieurs mois, le ministre de l’économie et du redressement productif milite pour un changement d’orientation de la politique économique. « Une politique de rétablissement des comptes publics est impossible sans croissance », n’a-t-il cessé de marteler. Lors de son discours programmatique du 10 juillet, il avait tenté de dessiner un autre chemin afin, expliquait-il alors, de redonner un peu de pouvoir d’achat aux Français et de relancer la demande.

 

Autour de la table du conseil dans le salon Murat, il a repris l’argumentation. Les prévisions du Trésor venaient confirmer ses analyses. D’abord, aurait-il expliqué, il y a urgence à dire la réalité de la situation. « Aussi difficile qu’elle soit, il faut dire la vérité. On ne peut plus promettre une croissance qui ne viendra pas, un abaissement du chômage qui ne se produira pas, si on maintient cette politique », a-t-il déclaré en substance.

 

Pour le ministre de l’économie, le problème n’est pas au niveau français mais au niveau européen. Il faut mener un combat politique pour obtenir une réorientation de la politique économique européenne, en finir avec les politiques d’austérité et de consolidation budgétaire qui condamnent la zone euro à une décennie de stagnation. « La croissance est une question politique. C’est à nous de prendre la tête de ce combat. La gauche a encore quelque chose à faire et à dire dans ce débat », a-t-il insisté face aux autres membres du gouvernement.

 

« Arnaud Montebourg est persuadé que l’Allemagne, à un moment ou un autre, va réagir si la déflation l’atteint à son tour. Pour lui, il importe que la France n’attende pas les décisions de Berlin, et se mette alors à sa remorque, mais qu'elle préempte le débat, pour ne pas se faire imposer des solutions qui ne lui conviennent pas », explique un de ses proches.

 

Prudemment, Michel Sapin semble être resté silencieux après la sortie d’Arnaud Montebourg. C’est Laurent Fabius qui a défendu la poursuite de la politique arrêtée par le gouvernement, au nom de la crédibilité de la France. Reprenant les critiques de l’Allemagne et de la Commission européenne, le ministre des affaires étrangères a expliqué que la France ne pouvait toujours se dédouaner de ses propres faiblesses sur les autres, qu’elle devait mener les réformes qu’elle s’était engagée à mener. Et puis, a-t-il fait valoir, les marchés ne manqueraient pas de sanctionner la France, si le gouvernement relâchait ses efforts.

 

Le dilemme de Manuel Valls

 

 

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Les marchés ! Depuis l’élection présidentielle, François Hollande et le gouvernement vivent dans la hantise d’une attaque spéculative contre la France, comme l’ont connue l’Espagne, l’Italie ou le Portugal. La menace a été mille fois agitée par l’ancien ministre des finances, Pierre Moscovici, pour obtenir un alignement de la politique française sur les préconisations de la Commission européenne. Depuis dix-huit mois, la pression s’est relâchée sur la zone euro, grâce à l’intervention de la BCE. Les taux français n’ont jamais été aussi bas. « Le spread (différence de taux entre l’Allemagne et la France) est bon », s’est félicité François Hollande.

 

Mais qu’arrivera-t-il si la déflation s’installe durablement dans la zone euro, si les marchés prennent à nouveau conscience du montant insoutenable des dettes publiques dans certains des États comme l’Italie, si la France dévisse à nouveau ? Avant même que les tensions géopolitiques n’aggravent l’environnement, des messages de proches, familiers du monde des affaires, ont été adressés ces derniers temps à Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, et à Manuel Valls pour les avertir sur les possibles difficultés anticipées par les entreprises en 2015, détails à l’appui. C’est une entreprise du Cac 40, travaillant dans la grande distribution, qui donne consigne à son service de trésorerie d’assurer dès maintenant tous les financements, afin de ne pas dépendre du marché en 2015. C’est un groupe industriel, qui lui aussi prend toutes les précautions de financement, par peur de voir les marchés complètement fermés l’an prochain.

 

Ces mises en garde ont, semble-t-il, fait forte impression. Le gouvernement vit à nouveau dans la hantise des marchés. Les sombres prévisions de la rentrée renforcent ses craintes et le tétanisent. Quel signal envoyer pour rassurer les marchés et éviter une attaque ? Poursuivre la ligne politique arrêtée, comme le défend Laurent Fabius ? Ou changer de politique pour ramener la croissance, comme le propose Arnaud Montebourg ?

 

Au fil des semaines, Manuel Valls paraît de plus en plus convaincu de la nécessité de changer de braquet. Tous les chiffres viennent lui confirmer que le gouvernement semble ne plus avoir de prise sur la situation économique. Le capital politique dont il disposait à son arrivée à Matignon fond comme neige au soleil. La veille du séminaire gouvernemental, un sondage publié par le Figaro a créé un choc : quel que soit le candidat – Hollande ou Valls –, la gauche ne serait pas au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017. L'avenir politique du premier ministre est désormais en question. « Manuel Valls hésite entre être un premier ministre loyal à François Hollande ou se rebeller. Il attend d’en savoir plus sur la position de François Hollande », résume un de ses proches.

 

« Comme à son habitude, François Hollande est évasif. Il n’est rien sorti de ce séminaire gouvernemental », dit un participant. « Il a semblé très embêté. Il a dit qu’il fallait maintenir la ligne et prendre des décisions claires qui soient comprises par les Français », raconte un autre. Depuis, le conseil constitutionnel a censuré une de ses seules mesures compréhensibles par l’opinion publique, qui visait à redonner du pouvoir d’achat aux ménages les plus modestes. Il a jugé que l’allègement des cotisations sociales pour les salaires inférieurs à 1,3 fois le Smic, prévu dans le cadre du pacte de compétitivité, était « contraire au principe d’égalité ». Un nouveau revers pour le gouvernement.

 

Les ministres sont repartis du séminaire du 1er août, inquiets de ce qui pourrait se passer à la rentrée, ignorant tout de la direction du gouvernement. Depuis, ils ont vu que François Hollande essayait de façon brouillonne d’obtenir un changement de l’Allemagne. Ses appels à une relance économique ont donné lieu à une nouvelle rebuffade allemande. « Nous ne voyons aucun besoin d’apporter le moindre changement à notre politique économique. L’Allemagne est déjà le plus important moteur de la croissance en zone euro », a rétorqué la porte-parole du gouvernement, au nom d’Angela Merkel partie en vacances, en réponse aux propositions de relance de l’Élysée.

 

« Si la France veut obtenir un changement de la politique européenne, elle ne l’obtiendra pas en quémandant auprès de l’Allemagne, mais en construisant une alliance avec d’autres pays européens. L’ennui est qu’elle a raté le coche en 2012. Toute l’Europe du Sud attendait alors la France et était prête à la suivre. François Hollande a préféré signer le pacte de stabilité budgétaire sans discuter et promettre de ramener le déficit à 3 %. La France a perdu tout son crédit. Depuis, l’Italie a choisi d’aller son chemin. L’Espagne s’est rangée derrière l’Allemagne. Plus personne n’attend la France », constate un observateur.

 

Au cœur de l’été, l’Élysée et Matignon soupèsent l’avenir politique. Mais les petits calculs semblent encore l’emporter. Aucune vision, susceptible de redonner confiance, d’en finir avec le défaitisme ambiant ne se dégage. « Si Manuel Valls n’obtient pas un changement de politique à la rentrée, il n’a plus qu’à démissionner. Sinon, il est mort politiquement », dit un observateur proche du premier ministre. Celui-ci dit lui avoir donné ce conseil, ces derniers jours, par SMS.

 

mediapart

 

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Lehman Brothers restitue 4,6 milliards de dollars à ses créanciers

 

La banque américaine Lehman Brothers va restituer 4,6 milliards de dollars à des créanciers qui ne disposaient d'aucune garantie, a annoncé vendredi l'administrateur judiciaire de l'établissement financier James Giddens, dans un communiqué. Le remboursement devrait intervenir à compter du 10 septembre, ajoute-t-il.

 

Premier remboursement de créanciers relégués au second plan
 
C'est le premier versement effectué à des créanciers dits chirographaires, c'est-à-dire ne disposant d'aucune garantie particulière (privilège, hypothèque...) leur permettant d'être payés avant les autres créanciers. 
Parmi eux, on compte des employés, des fonds de pension, des banques et des sociétés d'investissement. Ces créanciers avaient été relégués en second plan, l'administrateur judiciaire faisant le choix de rembourser au préalable les créanciers privilégiés. Ceux-ci, qui ont déjà reçu 105 milliards de dollars, sont remboursés intégralement, alors que les créanciers ordinaires ne perçoivent qu'une partie de leur argent.
 
Au total, 110 milliards de dollars ont été restitués
 
Avec ce nouveau paquet, cela fera environ 110 milliards de dollars distribués aux créanciers de Lehman Brothers depuis sa faillite en septembre 2008. Le dépôt de bilan de l'établissement avait provoqué un choc mondial, précipitant l'ensemble du système financier de la planète au bord du gouffre et nécessitant que les gouvernements se portent à l'aide de leurs banques menacées à leur tour de faillite. Elle avait été suivie d'une profonde crise économique.

 

 

La crise la crise......

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