Jump to content
ForumPSG.com

Anciens Parisiens


doug
 Share

Recommended Posts

Cinq mois après s’être fracturé la cheville droite sur un tacle du Niçois Valentin Eysseric, Jérémy Clément est de retour sur les terrains. Le milieu défensif de l’ASSE (28 ans) a repris l’entraînement collectif ce jeudi.

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

 

 

 

« J’ai eu besoin d’un nouveau défi après 9 ans formidables passés au Paris Saint-Germain.C’était d’ailleurs difficile de quitter le PSG où j’ai vécu de supers moments. Retrouver le Parc des championnat ? Ce sera très particulier. Les retrouvailles vont être bizarres à vivre. Mais ce ne sera que du bonheur de pouvoir retrouver le Parc des Princes. C’est un jardin que j’apprécie énormément. J’en profite pour remercier tous les supporters qui m’ont soutenu pendant ces neuf années et surtout ceux du forum de blaireaux. Â»

 

:banane: 

Link to comment
Share on other sites

mer. 24 juil. 2013 19:50

 

Atlético Mineiro vs Olimpia - Copa Libertadores 2013 Final 2nd Leg

Mineirao Stadium, Belo Horizonte

 

Roni :love:

Yéyéyé Yéyéyé !!!!

 

Roni dans l'histoire !

 

3ème joueur de l'histoire à avoir fait le triplé mondial / champions league / copa libertadores .

 

Le seul a avoir en plus une copa America et une intertoto :D au palmarès

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

La-revanche-de-Ronaldinho_article_hover_

lien de l'article avec les buts : http://www.sport24.com/football/etranger/actualites/la-revanche-de-ronaldinho-643881

Ronaldinho a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès en remportant la Copa Libertadores avec l’Atlético Mineiro la nuit dernière. Le Brésilien, qui avait quitté l'Europe par la petite porte, a désormais conquis tous les trophées majeurs du football mondial.

Seul trois de ses compatriotes brésiliens (Dida, Cafu, Roque Junior) et trois Argentins (Tevez, Samuel et Sorin) avaient réussi à remporter les deux grandes Coupes d’Europe et d’Amérique du Sud. Vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Barcelone en 2006, Ronaldinho a remporté cette nuit la Copa Libertadores, l’équivalent de la C1 en Amérique du Sud. Face aux Paraguayens de l’Olimpia, lui et son club de l’Atlético Mineiro ont renversé une situation bien compromise puisque, après avoir perdu le match aller 0-2 à Asuncion, ils n’avaient pas comblé leur retard à cinq minutes de la fin du temps règlementaire. Mais un but de la tête du défenseur Leonardo Silva (86e) et un tir sur le poteau de Matias Gimenez pour l’Olimpia lors de la séance des tirs au but ont envoyé les 60.000 spectateurs du stade Mineirão au paradis.

Ils ont dit que j’étais fini, ils ont dit que j’étais fini ! 
— Ronaldinho

«Je suis rentré au Brésil pour ça. C'était le seul titre qui me manquait. Certains ont dit que Jo (ndlr, auteur du premier but de l’Atlético) et moi étions finis. Mais nous avons prouvé le contraire», lâchait Ronaldinho au micro de TVGlobo après le coup de sifflet final. Comme l’Atlético Mineiro, l’ancien Parisien remporte la Copa Libertadores pour la première fois de sa carrière. Au-delà de son joli doublé Coupe d’Europe-Coupe d’Amérique du Sud, le joueur de 33 ans présente désormais un palmarès à faire pâlir plus d’un jeune professionnel.

 

Le Brésilien a tout simplement remporté la totalité des trophées majeurs du football mondial : la Coupe du monde (2002) et la Copa America (1999) avec la Seleçao, la Ligue des champions avec Barcelone (2006), la Copa Libertadores ce mercredi sans oublier le Ballon d’Or (2005). Un bilan éclatant pour un joueur dont l’hygiène de vie discutable et peu compatible avec le sport de haut niveau avait fini par lasser en Europe. Ronnie le fêtard tient sa revanche et pouvait gonfler le torse cette nuit : «Ils ont dit que j’étais fini, ils ont dit que j’étais fini ! Que disent-ils maintenant ?»

L'ATLÉTICO MINEIRO AU MONDIAL DES CLUBS

L'Atletico Mineiro disputera grâce à ce titre le Mondial des clubs au Maroc (11-21 décembre), pour lequel étaient déjà qualifiés le Raja Casablanca (club du pays hôte), le Bayern Munich (vainqueur de la Ligue des champions), et le club mexicain de Monterrey (champion Concacaf). Les derniers qualifiés pour ce Mondial des clubs seront connus à l'issue de la Ligue des champions d'Asie (finale aller et retour les 25/26 octobre et 8/9 novembre) et de la Ligue des champions d'Afrique (finales aller et retour les 2/3 et 9/10 novembre).

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

pourquoi pas il bénéficie du soutien populaire, mais on a déjà connu pareil cas d'figure et Scolari n'est pas l'genre de type a céder à la pression du peuple. Autre chose aussi en ne le selectionnant pas pour la Coupe de Conf, il a prouvé qu'il a eu raison puisqu'il a remporté l'épreuve

Link to comment
Share on other sites

 

« Oui, c’est le bon moment pour se retrouver et partager nos souvenirs communs. Ce sera notre plus gros test depuis le début de cette préparation, a expliqué l’entraîneur du Real Madrid. Comparer le Real et le PSG ? Les deux clubs ont les mêmes ambitions mais la différence c’est que le PSG est jeune alors que le Real a la plus grande histoire du football. Le PSG doit construire, ce n’est pas facile, mais il fait de gros efforts pour construire une grande équipe. Ils ont notamment acheté des joueurs fantastiques l’an dernier mais ils ont besoin de temps alors que le Real a déjà une histoire sur laquelle il peut s’appuyer. C’est le club le populaire au monde, un club qui dispute chaque année la Champions League pour la remporter. Â»

 

 

il me répugne ce type... 

Link to comment
Share on other sites

Yann Lachuer : « Si je jouais aujourd'hui, je serais en équipe de France » À l'occasion du numéro anniversaire des 10 ans, So Foot est allé sur les routes de France, à la rencontre des « numéros 10 de province ». Ces footballeurs français chargés d'éclaircir le jeu des équipes de D1 dans les années 80-90. Carnot, Delamontagne, Moreau, Dedebant et... Yann Lachuer. Dont voici quelques extraits de l'interview, non publiés dans le magazine. Au menu de cette 1re partie, entre autres : Guy Roux, Paris et le bruit des crampons

 

C’était dur, Auxerre, quand tu y es arrivé ? 

C’était dur, ouais, mais quelque part, j’avais pas fait de centre de formation et je l’ai fini là-bas. Ils repéraient beaucoup en Ligue 2 à l’époque. Je jouais à Créteil, j’avais 18 ans. Je suis arrivé quand l’équipe commençait à gagner, après la demi-finale contre Dortmund où Stéphane Mahé loupe le pénalty. J’ai attendu trois ans car, s’il n'y a pas de blessés, si l’équipe tourne bien, Guy Roux ne fait pas de turn-over. Cette année-là, ils m’avaient pris moi, (Christian, ndlr) Henna et Violeau de Ligue 2. 

 

Tu pensais sincèrement pouvoir faire carrière à l'époque ? 

Moi oui, mais mes éducateurs, jamais. On parle de quotas, mais ça serait maintenant, jamais je passerais pro. J’étais pas grand, pas costaud. J’ai développé la technique. Guy Roux, la première fois que je l’ai vu, c’était dans le rond central de l’Abbé-Deschamps. Il aimait bien voir les parents. S’ils étaient un peu forts, il savait plus ou moins si le joueur allait être grand ou pas. Surtout pour les défenseurs ou les gardiens de but. Il avait raison.

 

Ça se passait bien, d’ailleurs, avec Guy Roux ? 

Guy Roux, il faut avoir du répondant. Il veut toujours avoir raison, il préfère bien s’engueuler et il passe à autre chose. Si tu t’effaces, il t’écrase. L’avantage d’Auxerre, bon maintenant, le foot a changé, mais c’était un club qui était tranquille, géré par deux personnes. Bourgoin s'occupait des transferts et au niveau sportif, il n'y avait qu’un référent, c’était Guy Roux. Il n'y avait pas de directeur sportif, pas de chef de presse, de je sais pas quoi. Quand t’arrivais à l’entraînement, bah t’arrivais à l’entraînement. Tu entrais sur le terrain et voilà. Si tu voulais prendre une photo avec un joueur, tu prenais une photo. C’était très simple et très sain. Tant qu’il y avait Guy Roux, c’était tenu. Quand Santini est arrivé, il a organisé des points presse. Les journalistes de là-bas, ça leur a fait bizarre. Les joueurs aussi. 

 

La relation avec la PQR, ça se passait comment ? 

J’étais pas dans l’actualité. Au début, t’arrives de L2, tu joues pas vraiment. Après, si le journaliste de l’Yvonne Républicaine voulait m’interviewer, il demandait à Guy Roux. Quand t’es jeune, il te prend à part. Il te dit : « Ã‰coute, quand t’es face à un journaliste, imagine-toi que t’es face à 200 000 personnes au stade de France et que tu fais un speech de 20 minutes. Parce qu’au-delà, tu racontes des conneries, tu dis des choses que tu voulais pas dire. Â» Maintenant, je sais pas comment il ferait avec les tweets… Les joueurs d’aujourd’hui, ils sont au courant de tout, du pipi caca de Beckham, mais ils savent pas qui ils rencontrent. Ça te surprend. En plus maintenant, ils parient sur les matchs. Même s’ils n'ont pas le droit...

 

Alors que toi, tu as vu l’arrivée des téléphones portables..

À l’époque, quand tu avais un téléphone portable, tu te la pétais. Mon beau-père était agent Renault et à l’époque, quand t’achetais une bagnole, t’avais un téléphone. Donc avec les promos, j’en ai eu un gros, là, avec l’antenne. Mais t’avais des petits salaires par rapport à maintenant. À Auxerre, quand je suis arrivé, le plus gros salaire, c’était 100 000 francs-150 000 francs, maximum. 

 

Ça t’aurait saoulé de ne pas réussir dans le foot et d’avoir une vie plus classique ? 

Pas saoulé, mais déçu. J’avais qu’une idée, être pro. À Créteil, en sports-études, j’ai eu un BEP CAP vente. Ça ne me plaisait pas. Je me suis laissé deux ans pour percer. Si ça marchait pas, je refaisais un bac pro et je me serais lancé dans la filière. Du moment que je jouais au foot, ça me suffisait. Le plus important, c’est de jouer avec les potes. L’huile camphrée, le bruit des crampons, les rituels… Je sais pas si vous vous rappelez du stade Pershing. Plein de terrains en enfilade. Les vestiaires, c’était des cages à lapin. Les équipes de corpo venaient là tous les 15 jours, ils venaient avec leurs sacs qu’ils posaient au bord du terrain. Moi, j’ai été bercé de ça. C’est pour ça aussi que j’ai bien aimé Auxerre. 

 

Tu parlais de Bourgoin tout à l'heure. Un personnage lui aussi. 

Bourgoin, c’était un fou. Il nous emmenait en avion. Parfois, il n'avait pas encore le plan de vol qu’il décollait. On n'était pas encore attachés qu’il avait déjà décollé. On se déplaçait à deux petits avions. J’ai vécu l’aventure de la débrouille. Guy Roux en jouait : « Ils nous traitent de paysans, mais pendant ce temps-là, on est champions de France. Â» Il cultivait ce côté bordel organisé. Par contre, il était précis sur la diététique, on était un par chambre, etc. Pour les déplacements, y avait pas mieux que lui. Avec le code vigipirate, c’était moins facile, mais avant, on déposait le bus sur le tarmac avec les bagages. Aucun club ne faisait ça. Le match finissait à 10h30 et, à minuit, on était chez nous. 

 

On est en pleine phase de reprise en ce moment. À Auxerre, c’était dur, cette période ? 

Avec du recul, je pensais cravacher, mais non. Par contre, on courait toutes les semaines. Avec Guy Roux, les séances étaient toutes les mêmes. Tu savais d’une semaine à l’autre ce que tu allais faire. D’ailleurs, c’était chiant. Quand tu lui disais de changer, il répondait : « Demande à Manaudou si elle change ses entraînements ! Elle fait des longueurs toute la journée ! Â» 

 

« Boumsong, il aurait tué sa mère pour aller en équipe de France Â»

 

Pendant ton séjour auxerrois, t’es prêté à Châteauroux. Pourquoi ? 

J’avais fait 3 matchs et demi en pro et l’année d’après, ils font le doublé. Je dis : « Moi coach, je suis arrivé de Ligue 2, ça fait deux ans que je suis en CFA, prêtez-moi ! Â» « Non, non, non, non, l’année prochaine, on fait la Ligue des champions, je vais avoir besoin de toi, nanani, nanana. Â» J’étais dans un appartement et avec ma femme, on décide donc d’acheter une maison et un chien au mois de juillet. Au mois d’août, il m’appelle pas et à la rentrée : « Bon bah, tu peux partir. Â» «Comment ça je peux partir ? Â» « Ouais ouais, j’ai vu, il y a Châteauroux et Amiens qui te veulent, je te prête, tu peux partir. Â» « Vous vous foutez de ma gueule ? Il y a un mois, je vous ai demandé. Je déménage et tout… Â» Donc je suis resté 15 jours dans la maison, je suis reparti. J’ai été prêté à Châteauroux et on est montés. En guise de cadeau, on a eu une montre. À l’époque, je ne connaissais pas, c’était une Chopard. Bon c’était sympa, avec ton nom et tout ça, mais il y avait pas d’argent. C’est pour ça, c’était un autre monde par rapport à maintenant. 

 

Tu t’es senti bien dans ton époque ou tu aurais aimé jouer à une autre période ? 

Si je jouais 10 maintenant, bon bah je serais plus riche et je serais en équipe de France, sûrement. Grenier, par exemple, j’étais à son niveau. Valbuena, Cabaye aussi… Pour moi, c’est une question de génération. On fait des stars de joueurs moyens. Ils ont pas la carrure, la personnalité pour assumer ça. Benzema, c’est pas une star. Ben Arfa, c’est pas une star. Nasri non plus. Pour moi, star, c’est Ibrahimović. Il est provocateur, mais il assume. Derrière, s’il se fait taper dessus, il passe au-dessus. Ils ont pas le niveau technique et mental pour gérer les attentes des spectateurs et de la presse… Bref, je signe à Paris un peu pour jouer la Coupe du monde. J’avais Parme, mais avant de partir à l’étranger, j’ai préféré passer une étape dans un grand club en France. Je suis dans les 30, mais pas retenu finalement. Et puis, en fait, Paris, c’est une année merdique. 

 

Pourquoi Paris plus que Marseille ? 

Car je suis parisien, déjà. Je suis né à Champigny. Deuxièmement, quand j’étais à Châteauroux, Mister Denisot me suivait déjà. L'OM, il y avait Courbis qui m’appelait tous les jours, dès le mois de novembre : « T’es mon choix numéro 1. Si tu me plantes au mois d’avril, comment je fais pour mon choix numéro 2. Il faut que je sache. Â» « Bon Rolland, si tu veux une réponse maintenant, c’est non. Â» Il pensait déjà à sa saison d’après. De toute façon, j’avais un feeling avec Denisot. Je vais chez Canal, on se met d’accord et il me dit : « Ton contrat, je le mets là. Â» Au mois de mars, il m’appelle et me dit : « Je m’en vais de Paris. Si tu veux ton contrat, je le déchire. Â» C’était sympa. Donc j’arrive avec Mister Biétry. Charles, il m’aimait bien, mais il me met Okocha dans les pattes. Si Denisot restait, c’était Le Guen qui devait reprendre, et Le Guen est parti à Rennes. Donc voilà, tout avait changé. 

 

À l’époque, le coach, c’est Giresse. Ça se passait comment ? 

Ça passait bien, mais il avait pas la carrure. Pour lui, comme pour sa génération, quand tu avais des bons joueurs, ça suffisait. On n'était pas complémentaires. Et surtout, Roche, Guérin, Fournier, Gava partaient… Il aurait fallu faire une transition entre les anciens et ceux qui arrivaient comme moi. 

 

Tu le sens dès les premiers jours, qu'il y a une couille ? 

Dès le premier entraînement, j’ai une tendinite et je la traîne presque toute la saison. Donc je joue un peu diminué. Giresse se fait virer en septembre après une défaite contre Haïfa. Giresse nous présente l’équipe et il nous parle d’un petit joueur, 17 ans à l’époque. Il s’appelle Benayoun. Il dit : « Ouais, c’est un bon, mais honnêtement, ils dépasseront pas la moitié de terrain. Â» Je sais plus si c’est vrai ou pas, mais je crois qu’on lui a donné des infos sur l’autre équipe d’Haïfa. Donc tu vois déjà le truc… 

 

C’était quoi, le problème de cette équipe ? Car sur le papier…

Le problème, c’est qu’il y avait pas de cadre. Le seul, c’était Simone. Et pour la petite histoire, la veille de l’entraînement, il se met pas d’accord avec Biétry sur une revalorisation salariale. Il sèche la reprise. Moi, j’arrive d’Auxerre, je me dis : « C’est quoi ce bordel ? Â» T’as Okocha qui arrive. Biétry, lui, son rêve, c’était de faire le FC Nantes Ã  Paris. Donc il prend plein du Nantais. Entre les anciens et les Nantais, ça se passait pas forcément bien. Ouédec, Loko, Carotti et compagnie. Donc l’équipe, ça part en vrille.

 

Y a des joueurs qui t’ont impressionné là-bas ? Okocha ? 

Okocha, c’était fort, mais c’était pas efficace. C’était un joueur pour Paris, car il faisait lever le stade. Mais niveau efficacité, c’est zéro. T’as Simone qui était vraiment au-dessus. Quand il avait envie de jouer, il faisait la différence… Après, à Paris, il y a pas vraiment de joueurs qui m’ont impressionné, c’est plus à Auxerre. Mexès m’a impressionné quand il était jeune. Pour moi, c’était le plus talentueux de sa promo. Il avait tout. C’était le gamin qui sortait le premier du vestiaire quand il y avait le ballon, mais ça lui pétait les couilles d'aller courir en forêt. Mentalement, il va s’énerver vite. Dès qu’il est en situation d’échec, il va péter les plombs. C'est là qu'il a plafonné. Mexès, c’est marrant car, jeune, il avait pas envie d’aller en équipe de France. Des fois, il trouvait des excuses pour pas y aller, comme des blessures, alors que Boumsong, il aurait tué sa mère pour aller en équipe de France. 

 

[...la suite demain avec la 2e partie...] 

 

Propos recueillis par Maxime Marchon, Stéphane Régy et Michaël Simsolo, à Orléans

  • Upvote 5
Link to comment
Share on other sites

Intéressant :yes:

 

J'aimais bien Lachuer, un des derniers très bons n°10 du championnat.

 

C'est effectivement un gros gachis en 98-99 made by Bietry. Dans la continuité de la génération Denisot, il aurait pu prendre la place de Rai dans l'animation. Mais bon ce génocide des cadres par Biétry a tout retourné..

 

A Bastia il s'est fait plaisir derrière Lachuer.

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

je pensais avoir aussi mis la 2ème partie:
 

Yann Lachuer : « Je savais pas faire 50 000 passements de jambe » À l'occasion du numéro anniversaire des 10 ans, So Foot est allé sur les routes de France, à la rencontre des « numéros 10 de province ». Ces footballeurs français chargés d'éclaircir le jeu des équipes de D1 dans les années 80-90. Carnot, Delamontagne, Moreau, Dedebant et... Yann Lachuer. Dont voici quelques extraits de l'interview, non publiés dans le magazine. Au menu de cette 2e partie, entre autres : Bastia, le Djib' et les femmes de joueurs.

Un an à Paris, ça te suffit. Tu enchaînes avec Bastia
Bastia, c’est marrant, car quand je suis allé avec Créteil en L2, il y a eu des bombes agricoles. Je fais une interview dans Le Parisien et je dis : « En Corse, ils se croient tout permis. Â» Je reçois des menaces de mort, j’ai été obligé de porter plainte. Ma femme a voulu partir en vacances en Corse, j’ai dit non. J’avais un a priori négatif et, pendant la préparation de la 2e saison au PSG, j’étais tricard, je savais que j’allais pas jouer. Tous les jours, il y avait un nouveau club qui se présentait. Je m’en rappellerai toujours, j’étais dans la salle de soins : « S’il y a bien un club où je veux pas aller, c’est Bastia. Â» Antonetti m’appelle 15 jours après. Il y avait Nancy ou Bastia, les deux me plaisaient pas. 

Pourquoi pas Nancy ? 
T’es à Paris, Nancy quoi ! C’était Bölöni l’entraîneur, ils étaient promus. Il y a un an, j’étais au bord de l’équipe de France, tous les clubs à mes pieds. Et là, t’as Nancy ou Bastia. Bref, je vais à Bastia et j’ai un super feeling avec Antonetti et je me suis éclaté là-bas. Avec lui, je me suis toujours senti protégé. Parce qu’à Bastia, t’as les mafieux.

Ça veut dire quoi ? 
T’as des mecs qui sont là, qui ont des rôles au club, des gardes du corps… Ils sont là avec des pistolets. Tu sais qu’ils sont là pour les gens qui sont à la tête du club. (Rires) Avec Antonetti, on était protégés. D’ailleurs, quand Antonetti est parti, je suis parti. Moi, je peux vous dire car y a prescription, mais j’ai été payé une partie en liquide. Je comptais les billets dans les bureaux.(Rires)

Passer du PSG à Bastia, un monde…
Deux mondes complètement différents, mais ça veut pas dire que Bastia est en retard. Au contraire. J’arrive blessé, car à Paris, j’ai jamais vraiment guéri ma tendinite contractée à Auxerre. Et pourquoi ? Tenez-vous bien. Premier truc que je fais à Bastia, c’est un test pour savoir s’il y a un déséquilibre entre la jambe droite et la gauche. Le mec me dit : « Vous avez un déséquilibre de 33% entre la jambe droite et la jambe gauche. Moi, je vous interdis de jouer. Â» Alors qu’à Paris, cette machine-là, je la voyais tous les jours. Je suis jamais monté dessus une seule fois. C’est Lama qui l’avait fait acheter quand il s’est fait opérer : « C’est anormal qu’on ait pas ça. Â» À l’époque, le docteur, ça le faisait chier. C’est sur ordinateur, y a des protocoles, faut savoir s’en servir. Il n’avait pas envie. Les anomalies de Paris, je peux t’en donner des dizaines.

Alors qu’à Bastia…
À Bastia, t’avais l’impression de jouer pour une histoire, une région. Je l'ai ressenti dans les relations avec les commerçants. Encore aujourd’hui, j’y vais en vacances. Je vais prendre l’essence, je me retrouve avec du Coca, des sandwichs, des gâteaux. Tu prends, bien sûr. (Rires)

Y avait une bonne ambiance dans l’équipe, contrairement au PSG ? 
Très bonne, ouais. Pour te dire, lors des matchs à l’extérieur, les femmes de joueurs se donnaient rendez-vous. Certaines amenaient les entrées, d’autres les plats, etc. On appelait ça le « pay-per-view Â». Elles regardaient pas le match, mais discutaient entre elles. Ça a duré 6 mois-1 an, mais après, c’est parti en couilles car elles ont commencé à parler des maris. « Pourquoi lui il joue et pas lui ? Â» Donc ça s’est arrêté. À Châteauroux aussi, comme on est champions, on avait un bon groupe. On avait même un resto-bar qui servait de QG.

C’est parce que ça gagne qu’il y a une bonne ambiance ou parce qu’il y a une bonne ambiance que ça gagne ? 
C’est comme l’œuf ou la poule. Simone te dit : « J’ai pas besoin d’avoir un bon feeling en dehors du terrain à partir du moment où tout le monde assume et fait le travail. Â» Moi, j’étais plus à penser que si t’es une bande de copains, ça marche.

Avec les 9, t’avais quelle relation ? 
Les 9, c’était pas forcément des copains, mais j’ai toujours eu les meilleurs buteurs. Cissé, s’il a fait sa carrière, voilà quoi… Il le sait et il me le dit. Dufresne meilleur buteur à Châteauroux, né à Bastia, il est pas meilleur buteur, mais il est meilleur buteur français, Guivarch meilleur buteur, Cissé. Voilà quoi. En dehors du terrain, j’ai pas développé l’esprit de copain, car dès que je l’ai fait, au bout d’un an, on change de club. On se voit deux fois, trois fois, puis on se voit plus et ça me saoulait. Avec ma femme, on accrochait bien avec les gens et on se voyait plus. 

« Je sais pas si les Allemands ont des sirops particuliers… Parce que bon, pour mettre 6-0 à Barcelone... Â»

Ça te saoulait car tu es fidèle en amitié ? 
Ouais, j’ai les mêmes potes depuis l’adolescence. J’ai un pote dans le social, éducateur spécialisé et un autre dans le droit. Ils sont partis de Paris depuis. Dans le monde du foot, j’en ai pas beaucoup. Je voulais me sortir de ce milieu-là. Quand tu as une femme qui aime pas le foot… Je l’ai rencontrée à Auxerre. Elle travaillait dans les assurances. Elle a arrêté. Maintenant, elle a son cabinet de psychologue sur Orléans et Auxerre.

T’as toujours eu les meilleurs buteurs. T’étais dans la passe décisive ? 
Je prenais plus de plaisir à faire marquer qu’à marquer. La passe, c’est une relation entre le passeur et le buteur. C’est moi qui m’adaptais. Je savais qu’il fallait mettre le ballon là et je savais qu’il allait me demander le ballon là. Cissé, c’est simple de jouer avec lui. Il prenait la profondeur. Je faisais des choses simples. Pas 50 000 passements de jambe, d’ailleurs je ne savais pas les faire. J’étais un accélérateur de jeu en une passe, une touche de balle. 

En tant que coach, c’est pas difficile de transmettre ça à des mecs moins bons que toi ? 
Je fais beaucoup de vidéos, ça évite de faire des grands discours. Faut mettre les joueurs dans ces situations-là, car tu peux pas expliquer un feeling. Tu travailles beaucoup sur des déplacements. Quand ça va moins vite, ça voit moins vite. Donc il y a plus de duels. Dans les grandes équipes, ils se replacent, ils attendent. Ils savent que s’ils vont à ce niveau-là, ils vont s’épuiser. Tactiquement, ils vont se faire éliminer. Bloc médian, ils vont protéger l’axe. 

Tu dis que ta femme est pas foot. Quand tu es à la maison, c’est quoi ta vie ? 
Quand tu es entraîneur, le foot prend beaucoup de temps. Le métier de coach, t’as 6 ou 7 métiers en même temps. C’est pas que le tacticien, c’est gérer des hommes, être bon avec les partenaires, le président, avec le staff médical, dans le recrutement. Quand tu es footballeur, tu penses qu’à toi. Moi, je m’occupais de mes gamins, de mes copains. Après quand il y a un match de foot, je regarde le match. 

On a lu que tu étais assez chasse. C'est vrai ? 
Pas vraiment. Mon beau-père était chasseur. J’y suis allé deux-trois fois. En plus, j’avais un labrador pour la chasse aux canards, mais ça me plaisait pas. J’avais aussi un bouvier bernois. Il y en a un qui s’appelait Mars car il est né au mois de mars et l’autre Norton. Ils sont décédés. 

Quelles équipes tu aimes bien aujourd’hui ? 
J’aime pas des équipes, j’aime des footballs. J’aime bien le football portugais, le football espagnol, le football allemand en ce moment. C’est du foot léché, d’attaque, technique, engagé, qui va vite vers l’avant. J’aime moins l’italien, car il est trop fermé tactiquement. J’ai bien aimé Benfica en C3 même s’ils ont perdu… Je pense que le foot portugais travaille bien. Les Belges travaillent bien aussi. Les Allemands, c’est fort. Je sais pas si les Allemands ont des sirops particuliers… Parce que bon pour mettre 6-0 à Barcelone...

C’est quelque chose que tu as vu, le dopage ? 
Non. 

Et en face, quand tu jouais de la grosse équipe…
C'est pas du dopage, mais à l’époque où on jouait Marseille, Guy Roux avait la hantise. Il retournait les packs d’eau pour savoir s’il y avait pas des fuites... Si on n'avait pas essayé de nous intoxiquer... Il était parano. Mais le dopage, non, j’ai pas eu affaire à ça. Je savais que dans une grande équipe du championnat, pour la récupération, ils faisaient des transfusions de glucose. Mais même ceux qui étaient en équipe de France, j’ai jamais eu d’échos de ça. Je sais qu’à laJuve, il y avait 3 médecins et une pharmacie de ouf. (Rires) Même à Paris, j’ai rien vu. Ah si, à Auxerre, on prenait des espèces de sirop aux plantes. Des trucs de grand-mère. Guy Roux, je l’ai vu faire de la tisane dans le vestiaire, quand on était malades. Il allait chercher les plantes à la pharmacie et il nous faisait un truc au miel. Il faisait les courses, comme un père. Son truc, c’était que le joueur ait à penser qu’au foot.

C'est ce que font désormais tous les clubs de foot. Et dès le centre de formation... 
D’ailleurs, c’est pour ça aussi que quand tu arrives à Auxerre à 15 ans, tu t’en sors pas. Quand tu es ailier gauche et qu’on te dit de manger la ligne, y a pas d’intervalles pour toi. Y a toujours des discussions autour des centres de formation. Pour moi, tu formates les joueurs, pour qu’ils jouent de telle façon. Maintenant, comme le bon jeune est piqué avant, ça pose la question de la formation. Les clubs français le font car ils ont des subventions. À la base, c’est pas pour faire joli. La formation, c’est un business. Le but, c'est surtout de les revendre lors du mercato d'été. 

Propos recueillis par Michaël Simsolo, Stéphane Régy et Maxime Marchon, à Orléans
  • Upvote 4
Link to comment
Share on other sites

 Share

  • Recently Browsing   0 members

    • No registered users viewing this page.
×
×
  • Create New...