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Soutien à tous les inculpés 

pour le sans mandat de dépôt, il y a la couille trouve par le président et les juges avec la recidive légale m.

Soutien aussi aux 41 interpellés suite à la chasse aux DRH au Pré Catelan 

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Services de renseignements : par erreur, un policier appelle l'islamiste qu'il surveille

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M6info12 octobre 2017
 
 
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Illustration
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Une boulette. Selon nos informations, confirmées par une source du ministère de l’Intérieur, un agent du service central de renseignement territorial (anciens renseignements généraux) a commis une erreur de manipulation de son téléphone qui n’est pas sans conséquence.

Dans la soirée de samedi, ce policier travaillant à la cellule opérationnelle et technique de ce service, envoie un SMS à l’un de ses collègues. Il lui indique un certain nombre d’informations sur un objectif : un islamiste prosélyte, résidant en Ile-de-France, également suivi par un autre service de renseignement, la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure).

Problème, le fonctionnaire s’est trompé de destinataire lors de l’envoi de son message. Les informations ont malencontreusement été envoyées à la « cible ». L’homme sous surveillance rappelle quelques minutes plus tard le policier. Il lui indique qu’il a fait preuve d’incompétence.
Les jours suivant, « la cible » prend un malin plaisir à préciser à ses interlocuteurs au téléphone qu’ils sont “écoutés”.

Dans les rangs de la DGSI, on aurait très moyennement apprécié cette méprise.
Hasard du calendrier, le directeur général de la police nationale devait rendre visite à ce service d’appui opérationnel de la SCRT. Peut-être évoquera-t-il avec le patron de cette unité ce fâcheux épisode.

 

https://m6info.yahoo.com/info-m6-services-de-renseignements-par-erreur-un-policier-appelle-lislamiste-quil-surveille-105006111.html

 

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J'aime beaucoup ce type, ainsi que son comparse (mec ?) l'écrivain Edouard Louis :yes::jap:

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keuf ou pas faut vraiment être un fils de lâche pour mettre des péno dans la gueule d'une meuf au sol 

Edited by Skuz
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ça fait la une de toutes les actus, tous les politicards au créneau, la droite et les fachos en première ligne, ça parle de remettre les peines planchers.

j'ai cru que des flics s'étaient fait décapiter en pleine prière de rue sauvage.

Résultats 6 et 7 jours d'ITT, des contusions et un nez pété. Ah ouais cimer l'affaire d'état 

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il y aura toujours des écrans de fumée pour qu'on ne parle pas des nouvelles douilles qu'on prends dans le fion 

 

la presse francaise, toujours la première à jouer les indignées quand un môme se fait plomber aux usa mais qui la se demande limite pourquoi les flics n'ont pas tiré 

 

 

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ça sent bien la bavure à nantes :evilfuck:

Edited by Skuz

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POLICIERS "AGRESSÉS" EN SEINE ET MARNE : LE CONTEXTE QUE LES MEDIAS N'ONT PAS RACONTÉ

Offert par le vote des abonné.e.s
Deux personnes ont été placées en détention, le 8 juillet, après ce que les medias ont appelé "l'agression d'un couple de policiers", et qui a suscité de nombreuses réactions politiques. Aucun journaliste n'avait recueilli la version des deux mis en examen, qui diffère de celle de la police. La voici.

L’information a fait grand bruit : un couple de policiers en civil aurait été agressé sous les yeux de leur petite fille à Othis, en Seine-et-Marne. Ce mercredi 4 juillet 2018, alors qu’ils venaient de récupérer la fillette au domicile de leur assistante maternelle, ils auraient été violemment pris à partie par deux "trafiquants de stupéfiants". La presse évoque d’abord "un guet-apens préparé et prémédité" avant de signaler qu’il pourrait s’agir d’une "rencontre fortuite". Le mobile avancé, lui, reste le même : les deux suspects auraient voulu se venger d’un contrôle d’identité ayant dégénéré quelques semaines plus tôt.

LeParisien

LE PARISIEN, 5 JUILLET 2018

Capture d'écran

Très médiatisée, cette affaire a suscité un vif émoi… et de nombreux commentaires politiques. Il faut dire qu’elle intervient dans un contexte médiatique particulièrement tendu : à Nantes, la mort d’Aboubakar Fofana, tué d’une balle dans la carotide par un CRS lors d’un contrôle routier, a embrasé les quartiers populaires de la ville. Devant l'homicide et les incohérences de la version officielle, commerces, lieux associatifs, voitures, sont incendiés. Devant l'accumulation des témoignages, le policier va plus tard changer de version, passant d'un tir "en légitime défense" à un tir "par accident".  En attendant, le 4 juillet, pour de nombreux medias, l'affaire d'Othis est traitée comme une "seconde agression anti-flic".

À droite comme à gauche, les condamnations de cet acte "terrifiant et révoltant", pour reprendre les termes d’Éric Ciotti, "épouvantable et abominable", pour reprendre ceux de Benoît Hamon, se multiplient. Le président de la République se fend lui-même d’un tweet fustigeant "l’ignominie et la lâcheté des deux voyous" et promet qu’ils seront "retrouvés et punis". Une affaire d’État donc…

Capture d’écran 2018-07-08 à 18.20.56

EMMANUEL MACRON SUR TWITTER, 5 JUILLET 2018

Capture d'écran

Pourtant, les accusés - que personne n’a cherché à entendre -  livrent une version plus complexe de cette histoire. Impossible de la raconter sans remonter à son origine.

UNE INCROYABLE COÏNCIDENCE

Tout commence à la cité du Gros-Saule, à Aulnay-sous-Bois, où grandissent Sébastien* et Adrien*, les deux frères aujourd’hui accusés de violences. Dans ce quartier, comme dans tant d’autres, les interactions conflictuelles avec les forces de l’ordre sont quotidiennes. Les habitants dénoncent des interventions policières brutales, abusives ou discriminantes. De leur côté, les forces de l'ordre se plaignent d' insultes et de provocations régulières. Parce qu’elle y travaille depuis des années, Sophie*, la brigadière qui accuse les deux Aulnaysiens de l’avoir agressée à Othis, est connue dans cette cité. Sebastien, aujourd’hui âgé de 27 ans, l’a croisée à plusieurs reprises, notamment dans le cadre de contrôles d’identité. 

En 2014, leur relation va considérablement se tendre… du fait d’une incroyable coïncidence. En février, Sébastien et Adrien suivent le mouvement familial et emménagent à Othis, petite commune de Seine-et-Marne. Seulement voilà, la maison dans laquelle s’installe cette famille d’origine portugaise est très proche du logement de la brigadière. Cette proximité, Sophie et les deux frères la découvrent de manière fortuite, en se croisant quelque temps après le déménagement. D’après Adrien, la policière, inquiète, en aurait aussitôt référé à ses collègues. Ces derniers attendent que les deux frères soient de passage à Aulnay-sous-Bois pour aller leur en toucher un mot. "On était en voiture avec Sébastien, ils nous ont interceptés à un rond-point et nous ont demandé de sortir du véhicule" raconte Adrien

Quatre agents sont présents : deux procèdent au contrôle d’identité du cadet et deux autres discutent avec l’aîné. "C’était juste pour le menacer, ils lui ont dit «si jamais il arrive quelque chose à notre collègue, c’est toi qui prendras.»" Ce à quoi Sébastien aurait répondu qu’il n’est "pas un gamin", qu’il ne va "rien faire du tout"et qu’il connaît très bien les risques encourus. Chacun semble donc savoir à quoi s’en tenir. D’ailleurs, durant les années qui suivent, si la tension reste palpable entre les policiers et Sebastien, qui se croisent notamment dans son ancien quartier où il a conservé des attaches, aucun incident majeur n’est à signaler. Du moins jusqu’au 17 mai 2018…

"VIOLENCES GRATUITES" SUR UN CHIEN

Ce matin-là est tendu à la cité du Gros Saule. D’après Le Parisien, unique média à évoquer ces faits à l’époque, "la seule présence de quatre fonctionnaires à pied aurait suffi à susciter un attroupement." Ahmed*, un habitant du quartier, tempère : "ces policiers viennent tous les jours, contrôlent tous les jours, mettent tout le monde à l’amende...c’est ça qui suscite et a suscité les tensions." Alors que le groupe de policiers et les jeunes s’invectivent, Bakary sort de son immeuble pour aller promener son chien, un American Staffordshire (dit Amstaff). Parce que c’est sur son chemin, explique-t-il, il est obligé de passer à proximité du point de tension. D’après les policiers, c’est là qu’il aurait ordonné à son animal de les attaquer. 

LEPARISIENMAI

ARTICLE DU PARISIEN, 17 MAI 2018

Capture d'écran

Lui, et au moins un témoin que nous avons pu interroger, nient ces accusations : "ils étaient sur mon passage, je pouvais pas passer ailleurs… mais je les ai pas du tout calculés. J’ai pas dit un seul mot." Il reconnaît, en revanche, que son Amstaff n’était pas tenu en laisse, contrairement à l'obligation. En le voyant arriver, Sophie, qui fait partie des quatre officiers présents sur les lieux, lui aurait d’ailleurs crié  "tiens ton chien en laisse !". Mais avant même qu’il ait eu le temps de réagir, elle aurait dégainé son arme et tiré sur le chien. L’Amstaff ne bouge plus. La tension monte d’un cran. Les jeunes reprochent à la brigadière des "violences gratuites" contre un chien qui "ne lui aurait rien fait". Au milieu des insultes, elle aurait entendu cette phrase qui va tout faire basculer : "on sait où tu habites". Bakary ne sait plus si ces propos ont été tenus : "franchement, je vais pas mentir, je ne sais pas… j’étais ailleurs, je voulais juste un vétérinaire pour mon chien."  Dans son article du 17 mai 2018, Le Parisien, qui a comme toujours (ou presque) relaté les faits en s’appuyant uniquement sur la version policière, ici sous le titre "un Amstaff se jette sur des policiers", ne fait pas mention de ces menaces.

"ON LUI A CONSEILLÉ D’ALLER VOIR LES POLICIERS DIRECT POUR S’EXPLIQUER"

Quoi qu’il en soit, elles semblent être prises très au sérieux, d’autant que pour Sophie, l’homme qui a tenu ces propos n’est autre que… Sébastien. Le hic c’est que, selon lui,  ni lui ni son frère n’étaient là au moment des faits. Le manutentionnaire était sur son lieu de travail et assure pouvoir le prouver. Ahmed, l’un de ses amis, raconte : "après ces accusations, des policiers sont allés sonner chez lui. Il était pas là mais c’est son père qui l’a prévenu. Il était choqué, il savait pas quoi faire. On lui a conseillé d’aller voir les policiers direct pour s’expliquer." Sur les conseils de ses proches, Sébastien se présente donc au commissariat. Il explique qu’il n’a absolument "rien à voir avec les faits" qui lui sont reprochés et que son employeur peut fournir toutes les attestations nécessaires, y compris des images de vidéosurveillance. Là, un policier lui aurait demandé de le suivre pour une discussion en tête à tête. Selon les proches de Sébastien avec lesquels nous avons pu nous entretenir, le policier se serait enfermé dans une salle avec lui, lui aurait demandé de retirer sa casquette, aurait lui-même déposé son ceinturon de policier pour un "face à face d’homme à homme" puis lui aurait asséné plusieurs gifles. "Ils avaient rien mais il voulait lui remettre la pression" souligne Adrien, "il lui a redit qu’il avait pas intérêt à balancer l’adresse de la policière."

Après ce violent rappel, Sébastien est relâché. Sans procès-verbal ni aucune poursuite. Du moins pour l'instant. S'il est établi qu'il n'était pas présent lors de l'altercation du 17 mai, il pourrait avoir communiqué l'adresse de la policière à des proches du quartier. C'est ce dont il semble être soupçonné.

"ON N’A VU AUCUN ENFANT SUR LES LIEUX"

Le 4 juillet 2018, l’accalmie qui s’était installée depuis la séance du commissariat prend fin. Il est 20h quand son frère et lui rentrent du travail. Au domicile familial, une amie attend l’aîné pour lui couper les cheveux et tailler sa barbe. "Ensuite, on a tous mangé, et à 21h00 je suis sorti de chez moi avec mon frère" retrace le principal accusé dans une lettre qu’il a adressée à Amal Bentounsi, porte-parole du Collectif Urgence Notre Police Assassine, avant son interpellation. 

Les deux frères sortent faire un tour en voiture. C’est Adrien qui conduit. Ils expliquent avoir fait "50 mètres à peine" quand ils croisent la brigadière et deux autres hommes. Ils reconnaissent Sophie mais ne savent pas encore qui sont les personnes qui l’accompagnent. Interrogé sur la présence d’une fillette, Adrien assure : "nous, c’est sûr et certain, on n’a vu aucun enfant sur les lieux. On a appris dans la presse qu’ils disaient que leur fille était présente mais vraiment, on ne l’a pas vue." Cela pourrait s’expliquer par le fait que la fillette était attachée à l’arrière de la voiture de ses parents au moment de l’altercation. Qu’a-t-elle vu depuis sa position ? La question reste entière.

Si les policiers assurent que les deux frères les ont d'emblée agressés, la version de ces derniers est différente : en les voyant arriver, l’homme qui s’avérera être le compagnon de la brigadière, leur aurait intimé de s’arrêter puis se serait dirigé vers le côté passager du véhicule. "Il est allé voir Sébastien directement et lui a dit «toi tu sors de la voiture, on va parler»" raconte Adrien. L'aîné s’exécute. Les deux hommes se mettent légèrement en retrait, sur le trottoir voisin. Le policier -en civil- veut régler ses comptes avec Sébastien qu’il croit toujours être l’auteur des menaces proférées le 17 mai. Il l’attrape par le col, le soulève et lui demande : "quand ma femme était là le vendredi de l’histoire, pourquoi tu lui as dit «on sait où tu habites, on va venir chez toi ?»" 

À nouveau, Sébastien répond qu’il n’a jamais menacé Sophie, qu’il n’était pas là le jour des faits, et qu’il a déjà fourni les preuves. Le ton monte. "Mon frère lui disait : «je sais très bien ce que tu cherches, je vais pas tomber dans le piège». En fait, le policier le provoquait pour qu’un coup parte" précise Adrien, "il lui a même lâché des « là, je suis pas en tenue, si je veux je te nique ta mère»." Sophie se serait alors interposée devant la vitre d’Adrien pour l’empêcher de voir la scène. "Ça va trop loin" pour le cadet qui décide de sortir. "Je suis allé les voir, je lui ai dit «lâche mon frère», j’ai pris son bras pour l’arrêter et là, il s’est retourné et m’a mis un coup de tête."  Sébastien saisit alors le policier en civil et lui assène, de son propre aveu, "deux ou trois coups à la tête". La bagarre qui s'ensuit est violente : la policière se verra prescrire quatre jours d'interruption totale de travail, et quinze pour son compagnon. Alertés par les cris, plusieurs voisins interviennent pour les séparer. "Les voisins ont calmé le jeu puis chacun est rentré chez soi. Nous on est retourné à la maison."

"ILS SONT ALLÉS JUSQU’À FILMER MON PAS DE PORTE POUR LEURS REPORTAGES!"

C’est, effectivement, à son domicile que Sébastien sera interpellé vendredi matin. Adrien, lui, recevra un appel un peu plus tard lui demandant de se présenter devant l’Officier de Police Judiciaire samedi 7 juillet à 9 heures précises. Des policiers viendront finalement l’interpeller chez lui, à Othis, dans la nuit de vendredi à samedi. "On n’a pas compris ce changement de plan" explique la mère de Sébastien et Adrien, "quand j’ai demandé des informations, on m’a dit que les ordres venaient «d’en haut»". De toute cette histoire, elle se dit "révoltée par l’injustice" que subissent ses fils et par la manière dont les médias ont relaté les faits. "Vous vous rendez compte de comment ils nous ont salis ? Quand j’entends les médias dire que mes enfants sont des voyous alors qu’ils n’ont qu’une seule partie de l’histoire. Ils sont allés jusqu’à filmer mon pas de porte pour leurs reportages!"

Le traitement médiatique a, en effet, comme très souvent dans ce genre d’affaires, de quoi interroger. Il s’est fait exclusivement à charge, en reprenant sans contradiction les sources policières. Aucun des médias qui a relaté cette histoire d’agression présumée n’a jugé utile de recouper les déclarations, d’aller à la rencontre de la famille, d’interroger d’éventuels témoins. 

La prise en compte des explications fournies par les deux accusés permet de nuancer l’appréciation des faits : cette "agression" prétendument motivée par les fonctions de Sophie et de son compagnon pourrait être, en réalité, une "bagarre". D'abord présenté comme "préméditée", la rencontre, à ce moment précis, pourrait être totalement fortuite. Sur ce point, il faut noter que la correction a déjà été faite dans nombre de médias. Mais, on le sait, les amendements n’ont jamais le même impact que les premières déclarations. S’agissant de la petite fille du couple, qui rappelons-le, était attachée à l’arrière du véhicule de ses parents au moment des faits, rien ne permet d’affirmer qu’elle a assisté à la scène. 

Par ailleurs, contrairement à tout ce qui a pu être écrit sur le sujet, les deux frères n’ont jamais été entendus, poursuivis ou jugés pour des affaires liées à du trafic de stupéfiants. Si l’aîné a effectivement un casier judiciaire, pour des faits de violence remontant à 2014, celui d’Adrien ne comporte aucune mention. Seule « erreur de parcours » : une ordonnance pénale pour conduite sous l'emprise de stupéfiants. Enfin, contrairement à ce que Emmanuel Macron (et toute la presse) ont écrit, la police n'a pas eu à "retrouver" les deux frères, qui n'ont jamais quitté leur domicile et leur lieu de travail.

Ce dimanche, alors que les deux frères, déférés au parquet de Meaux, étaient incarcérés et mis en examen pour « violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique, ayant entrainé une ITT», leur avocate, Me Louise Tort a vivement dénoncé « l’instrumentalisation médiatique et politique de cette affaire. » Selon elle, « on a transformé une bagarre de rue en scénario de violences contre des policiers pour éteindre les événements survenus à Nantes. » Les deux frères seront jugés en comparution immédiate mercredi 11 juillet.

* Les prénoms ont été modifiés.

https://www.arretsurimages.net/articles/policiers-agresses-en-seine-et-marne-le-contexte-que-les-medias-nont-pas-raconte

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nov 15 2018, 12:40pm

Dans l'Internet des flics haineux

 

Appels au meurtre et insultes racistes : bienvenue sur le 18-25 de la Police Nationale.

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© Chlorophylle Adobe Stock

Sur le cliché, le jeune homme a le visage ensanglanté mais reste parfaitement reconnaissable. La légende le présente comme un « apprenti black bloc » interpellé lors de la manifestation du 9 octobre car il aurait « jeté des projectiles » de la taille d’un paquet de cigarette. Bravant le secret de l’instruction, l’auteur stipule également le lieu d’habitation approximatif du suspect hébété et écrit : « Nous nous considérons [qu’il est] une vermine au même titre que bien d’autres ». L’un des proches du blessé photographié, avec qui VICE a discuté, dit : « On a eu peur que des keufs aillent devant chez lui pour se venger ». Car l’image a été publiée le soir du 11 octobre par une page Facebook publique intitulée « Collectif autonome de policiers d’Île-de-France » (CAP IDF), qui réunit plus de 7 000 utilisateurs.

 

La suppression du post la nuit-même par les modérateurs de Facebook leur donne du grain conspirationniste à moudre. « Nos ennemis planqués ou officiels seraient-ils tentés de nous museler ? », interroge l’animateur du groupe avant de suggérer qu’il s’agit peut-être d’un coup du ministère de l’Intérieur « qui n’apprécie pas que les choses soient dites ». La photo est à nouveau mise en ligne le lendemain, et 154 variations de « La prochaine fois, dans les canons à eau, mettez de l’acide pour ces trous du cul », défilent en commentaire. L’administrateur de la page écrit à l’attention des antifas : « Les flics n'aiment pas se faire canarder de boulons, nous vous le prouverons par des réponses comme celle[-ci] (...) Nous ne communiquerons ni l’identité ni l'adresse [du blessé], [nous savons] que, tôt ou tard, les chemins se rejoignent ».

Commentaires Facebook
Screenshot de la page Facebook « Collectif Autonome de Policiers d’Île de France »

La page Facebook CAP IDF émane directement d’une association loi 1901 de « 500 policiers très en colère » crée à cette occasion. Elle-même appartient à l’Union policiers nationaux indépendants (UPNI) - 6 000 adhérents dans la vraie vie, des commissaires parmi les bénévoles actifs et 29 000 abonnés sur sa page Facebook recouverte de propos de la même teneur. « Il est de plus en plus dangereux d’être policier », résume le secrétaire national de l’UPNI joint par téléphone pour expliquer les raisons du mécontentement de ses troupes. Il cite « les véhicules inadaptés si on se fait tirer dessus [et] le nouveau risque terroriste. Si on ne peut plus se protéger nous-mêmes, qui va vous protégez vous ? » Les deux associations sont présidés par le même fonctionnaire de police du Val-de-Marne, selon les documents remis aux préfectures que VICE a pu consulter, et au moins un autre fonctionnaire administre simultanément les pages Facebook du CAP IDF et de l’UPNI. Bien sûr, il est difficile de certifier que les auteurs de tous ces commentaires sont des policiers.

Les deux groupes tendent aujourd’hui à remplacer les syndicats professionnels, qu’ils méprisent ouvertement. Sur Internet en tout cas, c’est en bonne voie : le principal syndicat, Alliance Police Nationale, ne compte comparativement que 30 000 likes sur le réseau social. En mars 2018, les représentants de l’UPNI étaient entendus par une commission d’enquête sénatoriale pour comprendre le malaise des forces de l’ordre. Fiers d’être soutenus par Nicolas Dupont-Aignan, le CAP IDF et l’UPNI brandissent des étendards populaires.

 

« On est en pleine jungle [...] les bonobos sont de sortie » – un commentaire Facebook sur la page Mobilisation des Policiers en Colère.

Un second groupe d’envergure affiche les mêmes ambitions. L’association Mobilisation des policiers en colère (MPC), crée en novembre 2016, revendique aujourd’hui plusieurs milliers d’adhérents, tous de la maison, avec un boum après chaque intervention télé. Officiellement apolitique, elle porte essentiellement des revendications traditionnellement soutenues par la droite la plus dure. « La Justice pour enfants est régie par une ordonnance de 1945, rappelait sa fondatrice Maggy Biskupski, jointe par téléphone il y a quelques jours. Or la société et les mineurs d’aujourd’hui sont beaucoup plus violents, donc la Justice ne doit plus les protéger et doit être beaucoup plus violente. » D’une manière générale, continuait la gardienne de la paix des Yvelines, « les gens doivent avoir peur d’aller en prison. Si c’est pour y avoir la télévision, que vont-ils retenir de leur peine ? ». Ce lundi 12 novembre, Maggy Biskupski s'est suicidée avec son arme de service.

Sur leur page Facebook, 23 000 likes « dont quelques civils », les gérants de MPC sont manichéens. Ils publient le 17 octobre une vidéodans laquelle de jeunes gens insultent des policiers et conclut sa légende ainsi : « Nous [la police] sommes le dernier rempart, celui qui sépare le mal du bien ». On retrouve encore aujourd’hui, à sa suite, plus de 200 messages. Y figurent plusieurs « Ces sauvages [...] imaginez un instant nos enfants à leur contact » et autres « On est en pleine jungle [...] les bonobos sont de sortie ». « [Notre page Facebook] permet [aux usagers] d’exprimer une colère qui n’est pas portée par les syndicats, nous expliquait Maggy Biskupski avant son décès. Les commentaires sont un petit baromètre social qui fait peur ». L’équipe essaye de supprimer en priorité les commentaires violents. Et dans la vraie vie, le MPC ne travaille plus aussi étroitement avec le couple UPNI-CAP IDF qu’avant. « Nous avons des désaccords », commençait pudiquement la présidente de MPC avant d’expliciter. « Pour nous, il est hors de question de régler la violence [des quartiers] par la violence [de la police]. Je ne veux pas me battre au corps à corps avec des gamins. »

Commentaire Facebook
Screenshot de la page Facebook « Collectif Autonome de Policiers d’Île de France »

Autre son de cloche du côté du CAP IDF et de l’UPNI. Les appels à la « vengeance » sont légion sur leurs pages et semblent rester ad vitam dans les commentaires. Les guet-apens tendus en cité à la suite de débuts d’incendies déclenchent les passions. « Nous souhaitons un bon rétablissement à nos frères d'arme […] Les auteurs doivent payer », écrit le CAP IDF. Il faut « aller en ‘bande’ faire le vide des caves et autres en représailles » propose un commentateur de l’UPNI où a été partagée la publication, avant qu’un autre n’appelle à autoriser « les tirs à balles réelles » pour prendre part à la « guerre [contre] ces gens qui ne sont en rien français [...] dans les secteurs chauds ».

« Butez-moi cette merde »

 

Les personnalités qui s’opposent au travail des forces de l’ordre sont prises pour cibles individuellement. Jean-Luc Mélenchon vocifère sur Facebook lors de perquisitions menées le 16 octobre à son domicile : une abonnée de l’UPNI le traite de « merde qui salit la France », tandis que les sympathisants du CAP IDF préfèrent les GIF qui exigent « Butez-moi cette merde » et les photos de guillotine.

Quand Yann Moix insulte des policiers sur un plateau de télévision le 22 septembre, l’un des commentateurs de l’UPNI propose un traitement particulier. « Ne serait-il pas possible de [...] brûler [sa voiture] ? [Pour] le plaisir de le voir aller dans un commissariat pour y déposer plainte ! […] Alors qui se dévoue ? » L’administrateur du CAP IDF adresse directement à l’écrivain une solution plus mano-a-mano, le 25 du mois. « Aujourd'hui, certains de nos collaborateurs t'ont vu [à une heure et à une adresse précise], écrit-il en légende d’une photo du polémiste prise à la volée à la terrasse d’un café. Nous ne sommes jamais loin. » À LCI le lendemain de la publication, l’auteur de ces lignes affirme qu’il s’agit d’une invitation à discuter et dément toute menace.

Commentaire Facebook
Screenshot de la page Facebook « Collectif Autonome de Policiers d’Île de France »

Maître Tricaud est spécialiste de ce qui peut s’écrire ou non dans l’espace public. Pour lui, les propos cités dans cet article sont caractéristiques de plusieurs infractions pénales (incitations à commettre des violences, menaces, injures racistes…). Dans un groupe Facebook qui réunit de nombreux membres, « l’auteur des propos est évidemment responsable, explique le pénaliste. Mais aussi toute personne qui dispose du moyen technique de supprimer un message répréhensible et qui ne le fait pas [comme les administrateurs des pages Facebook] » Les autorités disposent de moyens techniques efficaces pour identifier jusqu’aux internautes les plus chevronnés, constate-t-il régulièrement dans les affaires qu’il plaide, donc a fortiori « les policiers de base qui postent depuis leur cuisine ».

Commentaire Facebook
Screenshot de la page Facebook « Collectif Autonome de Policiers d’Île de France »

La Direction générale de la police nationale (DGPN) estime que les propos incriminés « ne sont évidemment pas en adéquation avec les valeurs de l’institution ». Outre la possibilité pour les cibles des propos de porter plainte, la DGPN rappelle à VICE que n’importe quel internaute peut interpeller l’Inspection Générale de la Police Nationale ou la plateforme Pharos sur ces contenus répréhensibles. Le dispositif prévoit l’ouverture d’une enquête judiciaire, assortie d’une enquête interne si l’auteur est un fonctionnaire. L’institution ne donne pas de chiffres, mais confirme que des sanctions disciplinaires ont déjà été prononcées dans des cas similaires par le passé.

VICE a cherché plusieurs fois à rentrer en contact direct avec les dirigeants du CAP IDF puis a finalement envoyé des questions par écrit le 12 novembre. Dans la nuit, le CAP IDF nous a répondu, suite à la mort de Maggy Biskupski : « Nous ne craignons rien, ni une certaine presse, ni la hiérarchie […] Le drame de ce soir nous conforte dans nos desseins. Nous ne respectons pas ceux qui nous manquent de respect. Au diable la langue de bois ! […] Les mentalités changent et beaucoup en ont marre de se faire piétiner. Tenez vous le pour dit. »

Une policière retraitée depuis peu et rencontrée via le groupe Facebook CAP IDF explique que les fonctionnaires en service utilisent souvent des pseudonymes : « tout est surveillé sur Facebook [...] Il y a des personnes qui chassent les propos soi-disant malveillants ». Comme d’autres, elle dénonce le « devoir de réserve » auquel sont tenus en théorie les policiers, sous peine de sanctions. Une internaute de CAP IDF se désole qu’il soit considéré comme « hyper facho de dire qu’on hait [les parasites] et qu’on veut qu’ils dégagent dans leur pays d’origine ou celui de leurs parents ». Alors certains membres prennent leurs précautions. Un sympathisant de l’UPNI demande par exemple, le 23 octobre, l’envoie « des légionnaires dans les quartiers les plus sensibles [pour faire] le tri », mais précise : « attention rien de raciste ou quoi que ce soit ». L’UPNI et le CAP IDF n’ont pas encore souhaité réagir directement aux mises en cause concernant le contenu de leurs pages Facebook.

https://www.vice.com/fr/article/439vbq/dans-linternet-des-flics-haineux?fbclid=IwAR0-kyHBHaHazcep-61f684bALXI8CWdgFHyKLcmLladJ9o-FeTU_tXjJis

 

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Le nombre de blessé grave s'accumulent au fil de ces derniers jours.
Ce matin un lycéen de seconde a reçu un tir de flash ball en pleine tête lors d'un blocage de lycée dasn un bled de province.

Pronostic vital engagé...

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