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Infos *Internationale*

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Infos qui est passée un peu inaperçue et qui pourtant symboliquement est quand même très forte.

Hier la Queen Lizzie a fait une ptite visite en Irlande du Nord. Elle a rencontré Martin McGuinness, n°2 du Sinn Fein et vice premier ministre de l'irlande du Nord, mais surtout ancien dirigeant de l'IRA qui a porté les armes et a combattu contre les anglais.

Poignet de main historique donc.

 

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Une guerre pour empêcher le Mali de devenir l’Afghanistan du Sahel ?

 

 

Pierre Haski |

 

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Combattant du MNLA tué par les islamistes à Gao (STR/AFP)

Les islamistes ont désormais le contrôle, seuls, du nord du Mali, après en avoir chassé leurs éphémères alliés séparatistes Touaregs. Une situation qui risque de déclencher une guerre régionale pour empêcher ce ventre mou sahélien de se transformer en nouvel Afghanistan, point de ralliement des jihadistes.

C’était prévisible depuis que l’alliance pas tout à fait naturelle entre les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawa (MNLA) et des islamistes de plusieurs obédiences, liés de près ou de loin à la nébuleuse Al Qaeda, ont pris, il y a trois mois, le contrôle du nord du Mali, une zone grande comme la France.

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Capture d’écran de la carte du nord du Mali

« A leurs yeux, la guerre est à venir »

 

Le dernier soubresaut de cette vaste région désertique s’est déroulé mercredi à Gao, l’une des deux grandes villes du nord Mali avec Tombouctou, où les islamistes du Mouvement unicité et jihad en Afrique de l’ouest (Mujao), renforcés par des jihadistes venus d’Algérie, ont attaqué et chassé les membres du MNLA.

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Abdoul Hakim, le chef du Mujao, dans l’une de ses rares photos connues (RFI/Moussa Kaka)

Les rebelles touaregs, qui ont l’avantage d’être sur leur terrain, tentent de se réorganiser pour prendre leur revanche. Comme le souligne notre partenaire burkinabè, L’Observateur Paalga :

« Les rebelles touaregs clament que la débâcle qu’ils ont subie à Gao ne représente qu’une bataille ; à leurs yeux, la guerre est à venir et on verra ce qu’on va voir. »

Au même moment, les islamistes d’Ansar Dine, en contrôle de Tombouctou, la ville plusieurs fois centenaire, ont annoncé qu’ils allaient détruire tous les mausolées jugés contraires à l’orthodoxie islamique.

Ces mausolée font partie du patrimoine culturel et religieux exceptionnel de la ville, et cette annonce fait immanquablement penser à la destruction des Bouddhas géants de Bâmyian, en Afghanistan, par les talibans en 2001.

La Charia à coups de fouet

 

Depuis qu’ils se sont installés dans cette région, les islamistes tentent d’imposer par la force leur lecture la plus rigoriste de l’islam, et notamment les châtiments corporels de la Charia. Cette vidéo diffusée par France2, d’une séance publique de punition au fouet d’un couple ayant eu un enfant hors mariage, a fait le tour du web, et suscité de très nombreuses réactions en Afrique.

Notre partenaire Global Voices Online a recensé cette semaine quelques unes de ces réactions.

 

100 coups de fouet pour un couple ayant eu un enfant hors mariage

 

Comme le rapporte Jeune Afrique, Mohamed Ould Baby, un élu de la ville, décrit les circonstances de cette sentence et la scène surréaliste qui a intriguée de nombreux citadins :

« Sur la place Sankoré de Tombouctou (centre), un homme et une femme ont reçu cent coups de fouet chacun pour avoir eu un enfant hors mariage [..] C’était comme un spectacle, les gens ont regardé ça. J’ai vu les jeunes descendre d’un véhicule sur la place, puis les coups de fouet. C’est la première fois que je vois ça. »

Tétanisés par la peur

 

La violence de la scène est amplifiée par le camouflage des visages des jeunes couples et l’absence de réaction des spectateurs, comme figés par la peur ou l’incompréhension. Le jeune couple a ensuite été forcé à se marier.

Le journaliste Moussa Kaka témoigne du même phénomène, une tétanisation de la population qui affecte aussi les habitants de Gao. Il raconte dans Slate Afrique :

« Le “calme de la population de Gao†[...] Dans la “ville (qui) semble figéeâ€. Ansar Dine et les moudjahidines contrôlent toute la partie conquise.

“Ils contrôlent la vie des habitants, ils contrôlent les mosquées, […] la façon de s’habiller, la façon de vivre…†»

Une autre personne affirme dans le même article :

« J`ai reçu quarante coups de fouet parce que je fumais et que j`ai continué à fumer après qu`on me l’ait interdit. »

Le site Malijet donne les détails des autres actes de la Charia qui ont été mis en place dans le Nord du Mali :

« La semaine dernière, des membres du Mujao avaient brûlé des cartons de cigarettes et fouetté des fumeurs à Bourem, une ville du nord du Mali qu’ils occupent et contrôlent. En mai à Gao, ils avaient empêché des jeunes de jouer au football et de regarder la télévision, ce qui avait provoqué de violentes manifestations anti-islamistes. »

Conséquences en Algérie

 

L’onde de choc des événements du nord Mali se fait sentir dans toute la région, et notamment en Algérie, le voisin nord du Mali, qui a une longue frontière commune avec lui.

Selon notre partenaire DNA-Algérie, Le Mujao, une organisation dissidente d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), apparue en décembre 2011, a revendiqué vendredi l’attaque suicide contre le siège du commandement régional de la gendarmerie à Ouargla, dans le sud algérien. Un gendarme et le kamikaze conduisant un véhicule bourré d’explosifs ont été tués, et trois autres blessées.

Ce groupe menace de commettre d’autres attentats en Algérie. Il détient depuis avril dernier sept membres du consulat d’Algérie à Gao et réclame, pour les rendre, la llibération de prisonniers islamistes en Algérie, et une rançon de 15 millions d’euros.

C’est la deuxième attaque suicide perpétrée et revendiquée par ce mouvement en Algérie. Le 3 mars une attaque similaire a visé un bâtiment de la gendarmerie à Tamanrasset, à 1 900 km au sud d’Alger. Vingt-trois personnes ont été blessées.

Commentaire des DNA-Algérie :

« Une chose est certaine, cette organisation a prouvé qu’elle est en mesure de s’attaquer à des cibles en Algérie et dans des villes qui comptent pourtant une très forte présence militaire comme c’est le cas pour Ouargla et Tamanrasset. »

Bruits de bottes

 

Si l’Algérie, principale puissance régionale, reste pour l’instant discrète sur cette crise, c’est du côté des pays de la sous-région africaine que l’on s’agite, avec les tentatives, complexes et lentes, de mise sur pied d’une force armée commune de 3 300 hommes, pour intervenir au Mali, à la fois pour remettre en place un ordre constitutionnel, et pour « libérer » le nord.

Un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont fait partie le Mali, s’est tenu vendredi à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, et a été dominé par la crise malienne.

Mais aucune décision n’a été prise, ne serait-ce qu’en raison de la confusion qui continue de régner à Bamako, la capitale malienne, depuis le coup d’Etat qui a renversé le régime légal d’Amani Toumani Touré, remplacé par une junte non reconnue, qui a bien du mal à se stabiliser.

Les Etats-Unis ont mis en garde les pays d’Afrique de l’Ouest contre une guerre hâtive au nord Mali. RFI.fr rapporte que le secrétaire d’Etat adjoint, chargé des questions africaines, Johnnie Carson, a souligné vendredi, qu’une « éventuelle reconquête du Nord serait une entreprise très lourde pour la Cédéao ».

 

Johnnie Carson a estimé que le contingent de la Cedeao devrait s’efforcer de stabiliser d’abord le sud du pays qui « n’a plus de force armée digne de ce nom » et ne pas s’aventurer dans le Nord tout en soulignant qu’une éventuelle mission dans cette partie du pays devrait être « préparée très soigneusement et disposer de ressources en conséquence ».

Intervention de la France en soutien

 

Reste le rôle de la France. Même si on en parle très peu en France, le dossier malien est suivi de très près à Paris. François Hollande a exclu toute intervention directe française dans la zone sahélienne, où sont toujours détenus des otages français.

Mais, selon nos informations, la France est prête à apporter tout le soutien logistique nécessaire – et indispensable – à la Cedeao pour mener à bien une opération régionale destinée à reprendre le contrôle du nord Mali, en espérant qu’elle ne nécessitera pas d’implication directe trop forte pour l’armée française.

La France, comme les Etats-Unis, savent d’expérience qu’on entre dans ce type de guerres sans jamais savoir quand, et dans quel état, on en sortira.

D’autant que le Mujao a déjà promis des représailles à tous les pays qui s’engageraient dans une guerre au nord du Mali...

Mais Paris, comme Washington, et les capitales africaines, ne peuvent pas, et ne veulent pas, tolérer qu’un Afghanistan du Sahel puisse voir le jour immédiatement au sud de l’Algérie, au risque de jouer, dans les années 2010, le même rôle que le pays des talibans dans les années 90, attirant les jihadistes de tous poils avec les conséquences que l’on sait.

 

 

rue89

Modifié par M.A.T92i

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04 juillet 2012

DIG – Une ville fantôme construite par la Chine en plein cœur de l’Angola

 

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Nova Cidade de Kilamba est une ville flambant neuve, faites de bâtiments aux couleurs vives et impeccables, construite en moins de trois ans à une trentaine de kilomètres de Luanda, capitale de l'Angola. Nova Cidade de Kilamba est également à peu près vide, une ville fantôme bâtie par une compagnie d'Etat chinoise – China International Trust and Investment Corporation (Citic) – pour la modique somme de 3,5 milliards de dollars. Où sont passés les 500 000 personnes que peut accueillir ce complexe urbain qui dénote tant aux alentours de la capitale angolaise ?

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Une journaliste de la BCC a visité Nova Cidade de Kilamba, décrivant une endroit"étonnamment silencieux, les voix rebondissant sur les murs de béton tout frais et les routes vides. Il n'y a guère de voitures et encore moins de personnes, juste des dizaines de rangées d'appartements colorés se répétant à l'infini, les volets fermés et les balcons vides. Après avoir conduit pendant quinze minutes, nous n'avons rien vu à part des ouvriers chinois, dont beaucoup vivaient dans des préfabriqués autour du site".

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La ville nouvelle déserte est l'œuvre de l'Etat chinois qui, en contrepartie, a été payé, comme c'est souvent le cas en Afrique, par un accès prioritaire aux ressources naturelles du pays, le pétrole dans le cas de l'Angola. Techniquement, le projet pharaonique a donc été amorti par le gouvernement angolais. Le problème, c'est que personne ne vient. Sur les 2 800 appartements disponibles dans les 750 bâtiments de huit étages, seuls 220 ont été vendus. Sur la dizaine d'écoles du complexe, seules une poignées fonctionnent.

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Le projet est défendu becs et ongles par le gouvernement du président José Eduardo dos Santos, qui avant le début de son mandat avait promis de construire un million de maisons en quatre ans. Le problème actuel étant que les résidences de Nova Cidade de Kilamba – dont le prix oscille entre 120 000 et 200 000 dollars – sont inaccessibles pour la grande majorité de la population, dont les deux tiers vivent avec moins de 2 dollars par jours, selon les estimations des organisations internationales.

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"Il n'y a tout simplement pas de classe moyenne en Angola, uniquement les très pauvres et les très riches. Et donc il n'y a personne pour acheter ce type de logement", résume Elias Isaac, membre de l'Open Society Initiative of Southern Africa (OSISA), cité par la BBC. Le gouvernement angolais promet de faciliter les emprunts-logements et de prévoir une part de logements sociaux dans le parc immobilier. Ses détracteurs estiment qu'il a surtout voulu se précipiter en vue de l'élection présidentielle, qui a lieu le 31 août. (Photos Facebook).

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http://www.youtube.com/watch?v=cytTW4O_vMk

 

 

 

Un débat télévisé jeudi entre deux députés jordaniens sur la politique intérieure a dégénéré en une violente bagarre lorsque l'un des deux a traité l'autre d'"espion" à la solde du régime syrien, lui a jeté une chaussure à la tête et a sorti un pistolet.

Le débat, en direct sur la chaîne satellitaire privée "Jo Sat", a dégénéré lorsque le député Mohamed Shawabka a traité son interlocuteur, l'ancien élu Mansour Mourad, d'"espion" à la solde du régime syrien.

"Et toi aussi, tu es un espion à la solde du Mossad (renseignements israéliens) et un voleur", a répondu Mansour Mourad.

Mohamed Shawabka a alors jeté sa chaussure en direction de son interlocuteur, puis s'est levé et a tiré un pistolet de sa ceinture.

Les deux hommes, survoltés, ont ensuite quitté leur siège en s'insultant, avant d'en venir aux mains, malgré les vaines tentatives de l'animateur pour s'interposer.

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Ca sent le roussi pour bacharounet. Attentat suicide dans un bâtiment où étaient réunis les ministres. Le ministre de la défense et le ministre de l'intérieur auraient été tués.

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Source : http://blog.mondediplo.net/2012-08-01-Unilateralisme-palestinien-unilateralisme

 

 

Unilatéralisme palestinien, unilatéralisme israélien

 

Journal of Palestine Studies, une revue universitaire de haut niveau, permet de revenir sur nombre de sujets. Jean-Pierre Filiu analyse l’histoire des Frères musulmans à Gaza, depuis leur création, et leurs hésitations à entrer, après l’occupation de juin 1967, dans l’opposition ouverte aux forces israéliennes. Noam Chomsky, dans un long entretien, s’interroge sur ses engagements, sur son rapport au sionisme, à la question palestinienne et à l’empire américain.

 

Mais deux autres textes retiendront ici notre attention par leurs implications sur l’avenir du conflit. Le premier s’intitule « Western Interests, Israeli Unilateralism, and the Two-State Solution ». Il est signé de Neve Gordon et Yinon Cohen ; le premier enseigne à l’université Ben Gourion dans le Negev, le second à l’université de Colombia. Les deux auteurs rappellent que les puissances occidentales se sont opposées à la demande des Palestiniens d’une adhésion de leur Etat comme membre à part entière de l’ONU, dénonçant l’initiative comme « unilatérale ». En revanche, ces mêmes puissances font preuve d’une étonnante placidité face à l’unilatéralisme israélien qui se manifeste par la colonisation et qui, jour après jour, change la réalité sur le terrain. Les chiffres donnés par les deux auteurs sont terrifiants.

 

Le 30 octobre 1991, quand s’ouvre la conférence israélo-arabe de Madrid, au lendemain de la guerre contre l’Irak, on comptait 132 000 colons dans la partie occupée de Jérusalem, 89 800 en Cisjordanie. Vingt ans plus tard, le nombre total de colons a dépassé 500 000. Le gouvernement israélien invoque souvent l’argument de la croissance « naturelle » ; c’est un argument fallacieux. Pour la Cisjordanie, si l’augmentation avait été seulement due à cette croissance naturelle de la populatin, on compterait entre 113 000 et 166 000 colons ; or ils sont aujourd’hui 313 000.

 

Une autre donnée soulignée dans l’article concerne les juifs ultra-orthodoxes. En 1991, on comptait cinq colonies de juifs orthodoxes, avec 4230 habitants (soit 5 % des colons et 1 % des juifs orthodoxes en Israël). Aujourd’hui, ce nombre a grimpé à 100 000 (soit un tiers des colons et 15 % du total des juifs orthodoxes). Pourquoi ? Les gouvernements israéliens ont utilisé le statut de cette population particulièrement pauvre pour l’inciter à se loger au-delà de la ligne verte — logements à bas prix, aide sociale spéciale, ouverture d’écoles orthodoxes, etc. La grande majorité des juifs orthodoxes qui se sont installés en Cisjordanie occupée ne l’ont pas fait pour des raisons idéologiques et, pourtant, ce transfert a eu des conséquences politiques importantes : les deux partis les représentant, le Shas et Judaïsme unifié de la Torah (seize députés en tout), rejettent désormais avec beaucoup plus de force l’idée de négociations, de retrait sur les lignes de 1967 et la création d’un Etat palestinien.

 

Enfin, le texte montre que le nombre de colons qui s’installent chaque année dans les territoires occupés (rappelons que cette installation est, selon les statuts de la Cour pénale internationale, un « crime de guerre ») n’a pas varié en fonction de la couleur des gouvernements — de droite, travailliste ou de coalition. Si le nombre a diminué à partir de 2000, c’est avant tout dû à la seconde Intifada dont ce fut l’une des réussites.

 

Comme le soulignent les auteurs en conclusion, la décision du président Obama et des puissances occidentales de refuser l’entrée de l’Etat palestinien à l’ONU crée les conditions pour un changement de paradigme dans la solution du conflit, le passage de la solution des deux Etats à celle d’un seul Etat.

C’est à ce point que commence l’article « Reconceptualizing the Israeli-Palestinian Conflict : Key Paradigm Shifts ». Il est écrit par Sara Roy, de l’université de Harvard et l’une des meilleures spécialistes de la question palestinienne et notamment de la bande de Gaza. Pour elle, tout le processus de paix a été pensé en termes politiques et non termes de droit international et c’est pour cela qu’il a échoué.

 

Et l’on assiste à un changement fondamental dans la manière dont la communauté internationale, ou en tous les cas les pays occidentaux, voient le conflit : elle accepte de fait la fragmentation territoriale et démographique de la Palestine. Cette fragmentation est l’objectif principal d’Israël. Roy cite ainsi une déclaration d’avril 2007 du général Yair Golan, à l’époque commandant des troupes israéliennes en Cisjordanie : « La séparation, et non la sécurité, est la raison principale de la construction du mur. On aurait pu atteindre la sécurité de manière plus efficace et moins coûteuse par d’autres moyens. ». Cette séparation ne vise pas du tout la création d’un Etat, mais la fragmentation sans précédent du territoire palestinien.

 

L’idée même que l’occupation était réversible — à l’origine de toutes les négociations — a maintenant été abandonnée dans les faits, avec l’acceptation de la politique de fait accompli sur le terrain. D’autant plus que, pour la majorité des Israéliens désormais, la paix et l’occupation ne sont pas incompatibles. L’auteure cite l’analyste Jeff Halper : « Pour les Israéliens, le conflit israélo-arabe a été gagné et oublié depuis plusieurs années, autour de l’année 2004, quand Bush informa Sharon que les Etats-Unis ne demandaient pas le retrait israélien sur les frontières de 1967, mettant ainsi un point final à “la solution à deux Etatsâ€, et quand Arafat mourut “mystérieusementâ€. »

Désormais la communauté internationale, accepte la vision israélienne des relations entre Israël d’un côté, Gaza et la Cisjordanie de l’autre : ce n’est plus une relation entre un occupant et un occupé, mais une relation entre parties en conflit, régie par les lois de la guerre. Ce point est capital et rend improbable un changement majeur dans l’attitude des gouvernements américain et européens, incapables d’échapper à cette vision.

 

Et il ne faut se faire aucune illusion (j’exprime ici mon point de vue) sur un éventuel changement de la politique américaine, en cas de réélection du président Obama.

Cette politique israélienne, rappelle Sarah Roy, s’accompagne à la fois de l’expulsion de populations entières — le nombre de Palestiniens vivant dans la vallée du Jourdain est passé, entre 1967 et aujourd’hui de 250 000 à 50 000 —, de l’extension du travail des compagnies minières israéliennes en Cisjordanie, etc.

Sous nos yeux, la Palestine se réduit petit à petit à une simple question humanitaire. Il s’agit d’alléger les souffrance des Palestiniens, provoquées par l’occupation. Tout en acceptant, comme à Gaza, de punir ces mêmes populations quand elles votent mal.

 

Et, malgré ses déclarations lénifiantes, l’Union européenne poursuit, sans aucune honte, sa politique de coopération avec Israël. Ce qui faisait dire à Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne : « Sur le terrain, Israël défie la communauté internationale et détruit ce que l’Europe nous aide à construire. Comment expliquer alors qu’Israël demeure, et de loin, le premier partenaire de l’Europe dans la région ? Comment expliquer la signature de plusieurs accords sans contrepartie politique et alors même qu’Israël prive un autre partenaire, la Palestine, de mettre en œuvre ses propres accords avec l’Union européenne ? Comment exiger des autres partenaires de respecter leurs obligations pour obtenir des bénéfices déjà accordés à Israël, qui est pourtant responsable de violations graves et répétées du droit international ? Il revient à l’Union européenne de tirer les conséquences de ces questionnements afin de préserver son rôle, sa crédibilité, et son image, non seulement en Palestine, mais dans la région, et au-delà. »

 

En conclusion, Sarah Roy voit quelque espoir dans une montée de nouvelles forces en Palestine, parallèlement au printemps arabe, mobilisées dans des formes de luttes non-violentes ; dans un renforcement de la solidarité entre les Palestiniens d’Israël et ceux des territoires occupés ; dans la défense de la revendication du droit au retour des réfugiés.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’occupation se poursuivra tant qu’Israël ne paiera aucun prix réel, lourd, concret, au niveau local, régional (changements dans le monde arabe) et international (politique de sanctions).

 

Alain Gresh

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Le gouvernement bolivien qui va mettre coca cola dehors le 21 décembre (jour du nouvel an calendrier maya) pour lutter contre le capitalisme et développer une boisson locale.

 

Y avait déjà plus mcdo la bas car il ne dégageait aucun profit, au bout de 10 ans

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Trois ans de détention requis contre les trois accusées de Pussy Riot

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.08.2012 à 11h39

 

 

 

 

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Le procureur a requis mardi 7 août trois ans de détention en camp d'internement contre les trois jeunes femmes membres du groupe Pussy Riot jugées à Moscou pour avoir chanté en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur une "prière punk" anti-Poutine. Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, sont coupables de houliganisme et d'incitation à la haine religieuse, a indiqué le procureur.

 

 

Les trois membres du groupe Pussy Riot sont jugées depuis la fin de juillet. Elles"se sont livrées au houliganisme, motivées par la haine religieuse et l'hostilité aux croyants orthodoxes", a affirmé le procureur. En détention depuis cinq mois, les trois jeunes femmes, qui risquaient jusqu'à sept ans de détention, ont écouté avec sérénité le réquisitoire du procureur qui les a par ailleurs accusées de "s'être livrés à une provocation soigneusement planifiée" et de "s'opposer au monde orthodoxe".

Dès le début, leur procès a été marqué par des altercations entre les avocats des Pussy Riot et la présidente du tribunal, Marina Syrova, qui avait rejeté vendredi la plupart des témoins cités par la défense.

 

Lire : Reprise du procès des Pussy Riot à Moscou

 

La juge accuse "l'avocat de la défense de trop parler (...), la juge continue de l'interrompre", a écrit sur son compte Twitter la députée britannique Kerry McCarthy, du Parti travailliste, qui assistait aux débats. "Toutes les personnes à qui j'ai parlé s'attendent à une condamnation, mais espèrent une peine clémente, pas sept ans" de prison, a-t-elle ajouté.

 

 

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« KHAOS ou les visages humains de la crise grecque »

 

 

 

 

 

[billet d'abord publié sur le blog de

Paul Jorion - 28 juillet 2012]

 

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Poursuivant depuis plusieurs mois son écriture à travers les pages numériques du bloggreekcrisisnow («Carnet de notes d’un anthropologue en Grèce»), et partageant le quotidien accablant sous la « Troïka », Panagiotis Grigoriou s’est également associé à la réalisation du film documentaire d’Ana Dumitrescu et de Jonathan Boissay « KHAOS ou les visages humains de la crise grecque » d’une durée de 90 minutes, traitant du vécu de la crise par l’intermédiaire de différents témoignages.

 

À travers ce « road movie », Panagiotis Grigoriou, blogueur de guerre économique, anthropologue et historien, devient le fil conducteur du film dont la sortie cinéma dans les salles en France est prévue en octobre 2012. À travers ces visages de la crise, on découvre une Grèce loin des clichés véhiculés, loin de l’image qu’on s’en imagine, un voyage à travers l’âme d’un pays et qui emmène dans une réflexion sur la situation critique de la crise actuelle.

 

Certes, la Grèce au lendemain des élections de juin 2012, n’est plus d’actualité journalistique, comme en mai ou en début juin, si ce n’est que l’univers quotidien s’assombrit de jour en jour dans toute sa géographie humaine, et dans toute sa géographie tout court.

 

Les partisans de SYRIZA (Gauche Radicale, devenue le principal parti anti-mémorandum, arrivé en deuxième position) se sont certes dit satisfaits des résultats « encourageants », néanmoins, on peut considérer que le « moment opportun », cette ouverture du temps historique entre mai 2011 (« Indignés ») et juin 2012 est clos, et le prochain épisode de l’histoire immédiate se fait attendre… dans un « partage accru »… de tous ces moments « sociologiquement assez étroits », entre habitants de la petite Hellade, et cela peut devenir pénible à la longue !

 

Le film « KHAOS », propose une vision de la crise, issue justement de ce « moment opportun » débouchant à sa troisième temporalité, « inaugurée » en juin 2012 (sa première temporalité c’est la période allant de mai 2010 lors de la signature du premier Mémorandum à mai 2011).

 

Installé en Grèce depuis 2008, Panagiotis Grigoriou porte sur le temps présent du pays, un regard qui se veut à la fois ethnographique et de l’intérieur. Depuis 2008 et « par une temporalité de crise, vécue et pratiquée », il a parcouru une bonne partie de la Grèce continentale ainsi que les îles, touchant les fractures qui se multiplient tant au niveau des « syllogismes collectifs », qu’à celui des relations interpersonnelles dans un contexte où même la culture dite « de proximité », traverse également un temps de mutations.

 

Suite à l’interruption de l’ensemble de ses contrats de recherche en cours en 2010 (conséquence directe des mesures d’austérité frappant d’abord le domaine culturel et la recherche), et restant ouvert à toute proposition de collaboration dans ses domaines de spécialisation, il se réoriente vers une ethnographie de la crise grecque par une démarche « de terrain engagé », notamment à travers son blog, ainsi que par son premier essai sur ce thème : « Le Cheval des Troïkans » (Fayard, parution à l’automne 2012).

 

URL de la bande annonce du film : <a href="

style="text-decoration: none; color: rgb(153, 51, 34); ">ici

Site du film : khaoslefilm.com

Modifié par Rushkoff
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Le printemps arabe a élu domicile dans les camps de Tindouf. Face aux multiples demandes de la jeunesse d’instaurer la démocratie, la direction du Polisario répond par l’usage de la matraque, de tirs à balles réelles et des hélicoptères algériens pour disperser les manifestants.

 

 

 

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Les camps de Tindouf seraient-ils en ébullition ? Des informations font état d’affrontements entre les milices du Polisario et la contestation, réunie sous le Mouvement de jeunesse révolutionnaire sahraouie. Une instance qui réclame, depuis des mois, des réformes démocratiques et la fin du règne de Mohamed Abdelaziz et de son clan. Le chef du Front détient le record de longévité au pouvoir en Afrique: 36 ans.

Des sources au Sahara parlent de « climat tendu » et de manifestations presque quotidiennes des membres du MJRS devant le siège de la direction du Front à Rabbouni. « La semaine dernière, une d’elle a dégénéré. Les milices du Polisario ont fait usage de balles réelles pour disperser les contestataires. L’aviation algérienne stationnée dans la base militaire de Tindouf a prêté main forte au Front en envoyant des hélicoptères », nous confient les mêmes sources qui se basent sur des témoignages d’habitants des camps.

Cette intervention armée n’a pas fait de morts mais une dizaine de blessés, transportés dans l’hôpital de Rabbouni. Une bâtisse construite par les Cubains. Les sources que nous avons contactées font état, également, de l’arrestation de plusieurs manifestants.

La contestation contre les détournements

 

A l’origine de ce regain de tension, le sempiternel problème de la distribution des aides internationales. Une opération qui connaît des détournements de la part des amis d’Abdelaziz, laissant à la population, en ce mois sacré de ramadan, que des miettes. C’est pour dénoncer cette injustice que la contestation a commencé, et ce, comme nous le confirment les mêmes sources, depuis la fin de juillet. Début août, la tension est monté d’un cran entre les deux parties. La situation est très critique. La population des camps est prise entre le marteau du dictat de la direction du Polisario et l’enclume de la pénurie alimentaire.

Des Espagnols à Tindouf jusqu’à samedi

Une situation qui profite pleinement à la direction du Front pour réclamer davantage d’aides internationales. Dans des déclarations à l’agence EFE, le représentant du Polisario en Espagne, Bouchraya Beyoun, a sollicité mardi l’envoi de coopérants et d’aides. En effet une trentaine d’Espagnols ont atterri, mercredi, à la base militaire algérienne de Tindouf. Un groupe composé notamment de membres de la Coordination des associations amies du peuple. C'est juste une opération médiatique destinée à la consommation interne, et rien d’autre, puisqu'elle va prendre terme le 11 août. C’est dire que même les plus fervents partisans du Polisario doutent de sa capacité à assurer leur sécurité.

Des défections au Polisario

 

A la contestation qui secoue les camps de Tindouf, il y a lieu de noter des défections de certains cadres du Polisario. Des sources soulignent que le représentant du mouvement en Suède, Ali El Kantaoui, a quitté le navire de Mohamed Abdelaziz. Les mêmes sources avancent qu’il serait en pourparlers avec les autorités marocaines pour un possible ralliement au royaume. La Suède est l’un des pays où le Polisario compte un solide réseau de soutien.

A la défection de El Kantoui s’ajoute la démission, en juillet, de l’ancien « ministre » de la Coopération, Ahmed Ould Berkalla. Un homme en net conflit avec Khadija Hamdi. Une dame très influente au sein de la direction du Polisario non pas à cause de son titre de "ministre" de la Culture mais parce qu’elle est, tout simplement, l’épouse de Mohamed Abdelaziz. C'est une Algérienne, fille de l’ancien maire de Tindouf qui, une fois à la retraite, s’est convertie au commerce. « Sa principale activité est la vente, en détail, à la population des produits alimentaire, issus des aides internationales. Il détient plusieurs magasins dans les camps. Son négoce est tellement florissante qu’il exporte les aides détournées à Bechar, en Algérie, Zouirate, en Mauritanie, et même au Mali », concluent les mêmes sources

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Invité Philo

C'est quoi houliganisme ?

C'est quand tu fais des cris de singe avant de te battre.

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Vidéos des mineurs sud africains grévistes exécutés par la police (visiblement pour se venger de la mort de deux d'entre eux dans des affrontements quelques jours plus tôt).

"Papa, ça s'est bien passé ta journée aujourd'hui ?"

"Oh oui, j'ai juste participé à la mort de 34 grévistes en les abattant à l'arme automatique. Rien de très intéressant."

 

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