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Ouais ignoble.

 

Ultimatum donné aux grévistes par la direction de la mine aujourd'hui. S'ils reprennent pas le taf ils se font lourder. Il n'y a qu'un quart des travailleurs qui ont repris le taf.

 

A noter qu'un des poids lourds du gouvernement, et membre de l'ANC, fait parti du conseil d'admin de l'entreprise gérant la mine en question. Evidemment...

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Marikana: un meneur appelle les grévistes à agresser les non-grévistes

 

 

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Le conflit social s'enlisait, lundi 27 août à la mine de Marikana, où des centaines de mineurs étaient toujours réunis pour continuer la grève. L'un des meneurs des grévistes a même ouvertement appelé ses camarades à s'en prendre physiquement à leurs collègues qui ont repris le travail lundi. "La police ne pourra pas les protéger tout le temps, la police ne dort pas avec eux dans leurs baraquements. Si tu vas travailler, tu dois savoir que tu vas en subir les conséquences", a déclaré Sandiso Mpumlwana, l'un des meneurs du mouvement.

 

"Camarades, ces gars vivent parmi nous, nous les connaissons, alors pourquoi devrions-nous les laisser agir contre nous ?" a interrogé Sandiso Mpumlwana, sous les applaudissements nourris des quelque 2 500 hommes regroupés, sans armes, non loin du lieu du massacre policier. "Je dis : occupons-nous d'eux lorsqu'ils reviendront du travail !" a-t-il lancé, estimant que ceux qui ont repris le travail avaient trahi les morts, tombés pour obtenir de meilleurs salaires.

ENQUÊTE SUR DES ABUS DES FORCES DE L'ORDRE

Dans le même temps, la police des polices sud-africaine a lancé une enquête sur d'éventuels abus des forces de l'ordre, accusées d'avoir frappé et blessé des grévistes en détention après les violences de la mine de platine du groupe Lonmin à Marikana, où la police a tué 34 personnes le 16 août.

Les enquêteurs avaient été saisis vendredi soir de 130 plaintes déposées par des mineurs arrêtés par la police. "Nous ne savons pas combien de personnes ont été violentées (par la police), et les enquêteurs vont de poste de police en poste de police où sont détenues les victimes afin de prendre leurs dépositions. Nous devons également identifier les auteurs", a déclaré lundi 27 août Moses Dlamini, porte-parole de la direction indépendante d'enquêtes de la police.

La police a arrêté 259 personnes après avoir tiré à balles réelles sur une foule hostile et armée de manifestants, le 16 août, alors que des affrontements imputés à des rivalités syndicales avaient déjà fait 10 morts dans les jours précédents.

La police a plaidé la légitime défense. Mais les rapports d'autopsie concernant la plupart des morts de Marikana montrent qu'ils ont été tués dans le dos, selon le quotidien The Star de lundi. "Les rapports d'autopsie indiquent que la plupart des gens fuyaient la police quand ils ont été tués", a indiqué au journal de Johannesburg une source anonyme proche de l'enquête.

259 OUVRIERS COMPARAISSENT DEVANT UN TRIBUNAL

L'audience de comparution des mineurs arrêtés s'est, elle, ouverte lundi après-midi devant un tribunal de la banlieue de Pretoria. Les 259 ouvriers interpellés doivent répondre de multiples chefs d'accusation, allant du rassemblement interdit au meurtre, en passant par le port d'arme ou la menace contre des collègues non grévistes.

Le représentant du parquet a demandé un nouveau renvoi de l'affaire pour une semaine, arguant qu"il n'y avait pas assez d'informations et de preuves". La défense s'apprêtait, elle, à demander la liberté sous caution des mineurs.

Une petite minorité de salariés s'est rendue au travail. "Les premiers chiffres s'établissent à 13 % pour toutes les équipes du matin. Nous comprenons que les employés attendent que l'environnement soit sûr avant de revenir au travail, a indiqué dans un communiqué Lonmin, le groupe basé à Londres qui exploite la mine de platine. Il y a eu des incidents et des intimidations contre des chauffeurs de bus cette nuit et des intimidations contre les travailleurs du site est ce matin, pour les empêcher de revenir au travail."

CENTAINE DE GRÉVISTES

"Nous n'allons pas reprendre le boulot, la grève continue, a témoigné Alfonso Mofokeng, un mineur venu du Lesotho. Nous savons que certains sont retournés travailler, ce comportement ne nous a pas échappé et nous allons nous en occuper. En allant travailler, ils disent que ces meurtres ont eu lieu en vain !" "Si nous sommes virés, il y aura de la violence. Notre position n'a pas changé, nous voulons de l'argent", a ajouté Lungisani Nogwanya, originaire du Cap oriental.

Les mineurs demandent à Lonmin que leurs salaires soient portés à 12 500 rands (1 200 euros), contre actuellement 4 000 rands (390 euros), en raison de leurs conditions de travail très difficiles. "Les mineurs travaillent dans des mines très profondes, où la chaleur est souvent intenable, la poussière très importante – qui se fixe aux poumons – et le sol y est glissant. La plupart d'entre eux vivent en outre dans des taudis, parfois sans eau courante ni électricité, explique Dirk Kotze, politologue à l'université d'Afrique du Sud, à Pretoria. Mais du fait de leur absence d'études et de formation, ces ouvriers sont obligés d'accepter ce travail pour vivre."

A lire : D'autres mines de platine pourraient connaître des violences

DISCUSSIONS AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX

La ministre du travail, Mildred Oliphant, a affirmé lundi que les discussions entamées la semaine dernière entre les partenaires sociaux, dont l'exploitant, reprendraient mercredi.

"La semaine dernière, j'ai rencontré Lonmin, la NUM et l'AMCU pour essayer de résoudre les problèmes [...] et nous sommes tombés d'accord sur le fait que tout le monde doit s'engager à une solution pacifique [...] de façon à ce que nous puissions tous signer un accord de paix", a-t-elle affirmé.

La National Union of Mineworkers (NUM) est le grand syndicat majoritaire du secteur des mines, et l'Association of Mineworkers and Construction Union (AMCU) est une petite formation dissidente qui a soutenu la grève de Marikana, appuyant les demandes d'augmentations salariales de 3 000 foreurs sur les 28 000 employés du site.

 

 

lemonde

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Nan mais cimer la foule hostile et armée. Il sert à quoi leur article après le massacre de la semaine dernière ? Faudrait qu'ils bouffent des fleurs et chantent main dans la main pour faire plaisir au Monde ?

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Un squat déterre le hack de guerre

Dans le local de la Gare XP, à Paris, des informaticiens aident les rebelles syriens à lutter sur Internet.

Ça sent le bédo et la bière. Dans cette petite pièce enfumée et surchauffée par les ordinateurs, une dizaine de hackers se retrouvent chaque mercredi au Loop (Laboratoire ouvert ou pas). Depuis un mois, ils sont installés à la « Gare XP », un squat du XIVe arrondissement parisien, au bord du périphérique. Depuis quatorze mois, l’OP Syria-Opération Syrie a été lancée. Le but : aider les opposants au régime d’Al-Assad dans leur révolution sur Internet.

Parmi la dizaine de personnes présentes ce soir-là, certains préfèrent se faire discrets : « C’est cool d’aider les gens, mais il y a des intérêts économiques importants en Syrie. Je veux pas me faire buter dans un parking », explique un membre du groupe hacktiviste Telecomix. D’autres assument leur engagement, à l’image de B3N (ils s’appellent tous par leur pseudonyme) qui s’est engagé « par conviction politique ». Pour Okhin, 30 ans, physique rectiligne et dynamique comme une pile électrique, c’est avant tout le « challenge informatique » qui l’a motivé. Il pousse même le vice en ajoutant que, si les opposants syriens avaient bloqué le réseau contre Bachar al-Assad, il l’aurait rétabli. Des déclarations qui suscitent le débat à la Gare XP.

Pour communiquer entre la France et la Syrie, les opposants doivent se connecter sur IRC, une messagerie instantanée fréquentée par les hackers. En tapant ensuite le nom d’un forum, ils sont mis en relation avec les hackers français (et d’autres). Les informations peuvent être échangées : comment être anonyme, trouver des mots de passe ou encore ne pas centraliser toutes les données au même endroit. Les hackers leur conseillent aussi de se méfier de Facebook. Des manipulations simples, mais qui permettent de sauver des vies. Ou, du moins, de les préserver plus longtemps. « Quand on n’a pas de nouvelles d’un opposant pendant trois ou quatre jours, on s’inquiète. Il arrive qu’on parle avec un Syrien et qu’il nous dise qu’il entend la police arriver, qu’il ne sait pas quoi faire. On sait qu’après ça… il est mort. Quelque part, c’est un peu de notre faute aussi… » confie Okhin, qui, comme d’autres, confie avoir arrêté de regarder les vidéos que leur envoient les opposants : « À chaque fois, c’est un massacre. »

En 2008, un hacker français a créé DarkComet, un logiciel évitant les systèmes de détection antivirus. Les autorités syriennes s’en sont emparées et ont réussi à mener des arrestations. Pour les membres de Télecomix, difficile, par exemple, d’être sûr de parler à un opposant syrien et non un pro-Al-Assad. Pour Nicolas Diaz, 38 ans, webmaster à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), les actions sur le terrain et celles sur Internet sont complémentaires. Mais, prévient cet habitué des missions entre hackers et la FIDH, si « on a gagné en terme de vitesse de l’info, on a perdu en pertinence ».

Presse estivale (Élodie Goulesque, Liberation.fr, 15 août 2012)

 

Aux côtés des cyber-opposants syriens, des “hacktivistes†parisiens s’engagent

Comme Tom, membre parisien du groupe Loop installé dans un squat du 14e arrondissement, ils sont des dizaines dans le monde à épauler les activistes anti-Bachar dans leur cyber-guerre contre les autorités syriennes.

 

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Pour les membres du “Laboratoire ouvert ou pas†(Loop), la coupure totale d’Internet par le régime d’Hosni Moubarak, lors de la révolution égyptienne, a été une révélation, et le signal de départ d’une mobilisation internationale.

“Ils ont osé, on pensait tous qu’aucun pays n’oserait couper l’Internet !â€, raconte à l’AFP ce jeune homme brun au regard brillant, installé dans la petite salle mise à la disposition du groupe dans le squat baptisé “Gare XPâ€, proche du périphérique.

“Des geeks du monde entier se sont ligués pour aider l’opposition égyptienne à revenir en ligne. Cela a marché. Et aujourd’hui ce sont les Syriens qui ont besoin de nousâ€, dit-il.

Le Loop, c’est une dizaine “d’hacktivistes†(hackeurs-activistes) motivés et actifs, une trentaine d’intermittents qui passent de temps à autre donner un coup de main et 250 personnes sur la liste de diffusion.

Ils agissent aux côtés de l’opposition syrienne sur internet en collaboration avec le groupe international d’hacktivistes Telecomix, fondé en 2009.

Le 15 septembre 2011, ils sont parvenus pendant quelques minutes à détourner tout le trafic Internet sortant de Syrie sur une page d’accueil dans laquelle ils prévenaient les internautes des risques d’être surveillés, donnaient des conseils pour mieux se dissimuler et proposaient leurs services et leurs compétences pour rendre le plus anonymes possibles les communications.

Crypter, éviter la traçabilité

“Nous avons créé, installé et configuré des salons de discussions en direct (IRC) 100% anonymes et sûr, sur lesquels les opposants syriens peuvent nous contacter et même se contacter entre eux en étant sûrs qu’ils ne pourront pas être identifiés par le régime, même s’il dispose de technologies de pointe achetées en France ou aux États-Unisâ€, poursuit Tom.

Depuis, ils ont gagné la confiance de dizaines d’activistes et d’opposants syriens, qui risquent leurs vies pour faire sortir films et informations du pays via le réseau.

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“Leurs demandes : comment anonymiser les échanges de courriels, comment crypter des SMS sous Androïd, comment ne pas de faire repérer en ligne, éviter la traçabilité ? Des gars de Telecomix, de Loop et d’ailleurs se retrouvent pour leur proposer des solutions, étudier leurs problèmesâ€, explique-t-il.

“Pas question d’être des utopistes qui font ça pour s’amuser et mettent la vie des gens en danger. Nous portons une sacré responsabilité : s’ils utilisent les technologies que nous leur apportons, il faut qu’elles soient sûres à 100% ! On ne peut pas se gourer. Tu ne peux pas te dire : +Hoops ! Je viens de faire tuer cinquante personnes…+â€

“Parfois, des relations se nouent avec des gars à l’intérieur de la Syrie. On apprend à se connaître, malgré les pseudos. Et puis un jour, plus de nouvelles du gars. Plus jamais de nouvelles… Là, ton ordinateur, tu ne le regardes pas de la même manière…â€

Récemment des questions sont arrivées sur les possibilités d’utiliser des “quadcoptersâ€, petits drones hélicoptères dotés de quatre hélices, faciles à fabriquer et à faire voler par télécommande.

“Les plans sont partout, en logiciels libresâ€, sourit Tom. “Ce serait pas mal de les aider à fabriquer ça. Trois quadcopters avec de petites antennes radio : tu les fait voler sur les toits de trois immeubles du quartier. Et hop, tu as un mini-réseau. Facile à monter, à démonter, difficile à détecter !â€

Figure publique de Loop, habitué à représenter le groupe dans les médias, le jeune homme explique et détaille les aspects “ouverts†de “l’Opération Syrieâ€. “Mais, vous comprenez bien, il y a pas mal de choses qui doivent rester secrètes…â€

Modifié par M.A.T92i

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Le Monde qui revient sur la vie de Rachel Corrie, américaine tuée en 2003 par l'armée israélienne pour avoir tenté d'empecher la destruction de maisons palestiennes avec d'autres militants pacifistes.

Rien de nouveau, juste pour ne pas oublier.

 

Qui était Rachel Corrie, morte sous les chenilles d'un bulldozer israélien ?

 

Le Monde.fr | 28.08.2012 à 19h14 • Mis à jour le 28.08.2012 à 20h15

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"Je suis en Palestine depuis deux semaines et une heure, et les mots me manquent encore pour décrire ce que je vois", raconte Rachel Corrie dans un courriel envoyé le 7 février 2003 à sa famille, qui vit à Olympia, dans l'Etat de Washington, aux Etats-Unis. "Je ne sais pas si beaucoup d'enfants ici ont jamais vécu sans voir des trous d'obus dans leurs murs et les miradors d'une armée d'occupation les surveillant constamment depuis les proches alentours", déplore-t-elle, prenant pour la première fois conscience de l'enfance privilégiée qu'a été la sienne.

 

Les courriels de Rachel Corrie ont été publiés en anglais par le Guardian ( 1 et 2) et réunis dans un petit livre en PDF par l'organisation If America knew.

 

Alors âgée de 23 ans, Rachel Corrie est partie fin janvier 2003 s'installer à Rafah, une ville de 140 000 habitants dans la bande de Gaza, avec sept autres volontaires américains et britanniques du Mouvement de solidarité internationale (ISM), pour jouer les boucliers humains entre la population palestinienne et l'armée israélienne. Depuis le début de la seconde intifada en septembre 2000, les habitants de ce petit territoire palestinien vivent au rythme des incursions de l'armée, qui procède à des arrestations, des bombardements et des destructions de maisons en représailles aux attentats-suicides perpétrés sur le sol israélien.

 

Prônant l'action directe et non-violente, les volontaires internationaux de l'ISM sont conscients des risques qu'ils prennent, mais ils se croient protégés par leur passeport étranger et entendent faire bénéficier les Palestiniens de cette protection. "Personne ne peut imaginer ce qu'il se passe avant de l'avoir vu – et même alors, on a toujours conscience que notre expérience ne reflète pas la réalité : du fait des difficultés auxquelles l'armée israélienne serait confrontée si elle tuait un citoyen américain non-armé ; du fait que j'ai, moi, les moyens d'acheter de l'eau quand l'armée détruit des puits et surtout parce que j'ai la possibilité de partir", raconte ainsi Rachel Corrie dans le courriel envoyé le 7 février.

Pourtant, le 16 mars 2003, Rachel Corrie va mourir sous les chenilles d'un bulldozer de l'armée israélienne alors qu'elle tentait d'empêcher la destruction de maisons. Première volontaire étrangère tuée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, Rachel Corrie est devenue un symbole de la mobilisation internationale en faveur des Palestiniens. Une pièce de théâtre basée sur ses écrits personnels a été jouée dans plus de dix pays ; l'un des bateaux engagés dans la flottille Free Gaza, le MV Rachel Corrie, porte son nom.

 

D'OLYMPIA À RAFAH

 

Rien ne prédestinait Rachel Corrie à devenir un symbole. Née le 10 avril 1979 à Olympia, une petite ville de la côte Ouest des Etats-Unis, la jeune femme grandit dans une famille peu militante. Dans ses écrits personnels, que Katharine Viner a utilisés pour la pièce de théâtre Mon nom est Rachel Corrie, l'Américaine raconte avoir commencé à militer pour la paix après le 11-Septembre, avec peu à peu l'envie d'aller voir sur le terrain à quoi ses impôts servaient. Après un stage avec l'ISM, elle part fin janvier 2003 dans la bande de Gaza.

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Cachant la blondeur de ses cheveux sous un foulard, Rachel Corrie va vivre pendant plusieurs semaines le quotidien des habitants de Rafah, qui l'hébergent et la choient en signe de gratitude. "J'ai très peur pour les gens ici. Hier, j'ai vu un père emmener ses deux petits enfants, qui lui tenaient la main, hors de portée des tanks, des snipers, des bulldozers et des jeeps parce qu'il pensait que sa maison allait exploser. Jenny et moi sommes restées dans la maison avec plusieurs autres femmes et deux petits bébés. (...) J'étais terrifiée à l'idée de penser que cet homme trouvait moins risqué de marcher à portée des viseurs des tanks avec ses enfants que de rester chez lui. J'ai vraiment eu peur qu'ils soient tous abattus et j'ai essayé de rester postée entre eux et le tank", raconte-t-elle dans un courriel adressé à sa mère, le 27 février.

 

Chaque jour, Rachel et les autres volontaires s'interposent ainsi entre la population palestinienne et les tanks, les bulldozers ou les tireurs d'élite de l'armée israélienne. Des images qui la poursuivent la nuit, raconte-t-elle, dans ses cauchemars mais l'adrénaline a toujours raison de sa peur. Dans son dernier courriel, adressé le 28 février 2003 à son père, elle lui dit : "Ne t'inquiète pas trop pour moi, pour le moment je suis plus inquiète par le fait que nous ne soyons pas très efficaces. Je ne me sens pas particulièrement en danger."

Le 16 mars 2003, Rachel Corrie essaie avec les autres membres de son organisation d'arrêter pacifiquement la démolition de la maison d'un médecin palestinien par deux bulldozers D9 dans le quartier de Hi Es Salam, à Rafah. "Rachel se tenait devant la maison d'une famille dont elle était très proche. Depuis trois mois un Européen ou un Américain y dormait chaque nuit, et Rachel y avait elle-même passé plusieurs nuits", raconte Dreg Sha, un autre volontaire présent sur les lieux.

 

Habillée d'un gilet orange fluo et armée d'un haut-parleur, Rachel Corrie bataille pendant deux heures avec les autres volontaires pour tenter d'empêcher l'avancée d'un bulldozer. "Rachel a tenu tête au bulldozer seule parce qu'elle connaissait cette famille et parce qu'elle pensait que son action était juste. S'approchant de plus en plus de Rachel, le bulldozer a commencé à pousser la terre sous ses pieds. A quatre pattes, elle essayait de rester au sommet de la pile qui ne cessait de monter. A un moment elle s'est retrouvée assez haut, presque sur la pelle. Suffisamment près pour que le conducteur puisse la regarder dans les yeux. Puis elle a commencé à s'enfoncer, avalée dans la terre sous la pelle du bulldozer. Le bulldozer n'a pas ralenti, ne s'est pas arrêté. Il a continué à avancer, pelle au niveau du sol, jusqu'à lui passer sur tout le corps. Alors il s'est mis en marche arrière, la pelle toujours au sol, et lui est repassé dessus", poursuit Dreg Sha.

 

"Rachel gisait sur le sol, tordue de douleur et à moitié enterrée. Sa lèvre supérieure déchirée saignait abondamment. Elle ne put que dire 'je me suis cassé le dos'. Après ça elle n'arriva plus à dire son nom ni même à parler. (...) Mais on pouvait voir son état se détériorer rapidement. Des signes indiquant une hémorragie interne à la tête apparurent bientôt. Après environ un quart d'heure des brancardiers sont arrivés et l'ont emmenée à l'hôpital", raconte Dreg Sha. Rachel Corrie est morte des suites de ses blessures à l'hôpital.

 

UNE VERSION CONTESTÉE PAR L'ARMÉE ISRAÉLIENNE

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Quatre autres volontaires, présents sur les lieux, ont confirmé cette version des faits au journal en ligne Electronic Intifada, le 19 mars 2003. Des photographies qu'ils ont prises ce jour-là, diffusées également par le site, semblent confirmer leur version. Pourtant, cette thèse a toujours été contestée par l'armée israélienne. Selon son porte-parole, le conducteur de l'engin ne l'aurait pas vue, car elle était dans un angle mort.

 

Aux termes de son enquête, l'armée a conclu que Rachel Corrie a été tuée "alors qu'elle perturbait les opérations menées sur le terrain par des bulldozers" militaires. "Corrie n'a pas été tuée parce que le bulldozer l'a écrasée ou du fait de l'action de cet engin, mais parce que des amas de terre et des matériaux de construction poussés par le bulldozer l'ont ensevelie", avait affirmé le rapport d'enquête de l'armée, dont le Guardian avait obtenu copie. L'armée a aussi accusé Rachel Corrie et les autres militants d'ISM d'avoir contribué à cette mort "par leur comportement illégal et irresponsable". Le procureur général militaire a fermé le dossier dès 2003 et aucune mesure disciplinaire n'a été prise.

 

Contestant cette décision, la famille avait déposé, en mars 2010, une plainte au civil contre l'Etat d'Israël et le ministère de la défense en demandant un dédommagement symbolique d'un dollar. Au cours du procès, un officier israélien présent le 16 mars 2003 a pour la première fois témoigné en public de l'"accident". L'officier, dont le quotidien israélien Haaretz rapporte le témoignage (en anglais), a indiqué que les militants avaient été sommés de quitter les lieux, notamment avec des gaz lacrymogènes et que l'armée s'est déplacée à de multiples reprises. "A mon grand regret, après la huitième fois, (Corrie) s'est cachée derrière un talus. Le conducteur du D9 ne l'a pas vue. Elle a pensé qu'il l'avait vue", a-t-il dit au tribunal, confirmant le témoignage du conducteur. Le juge Oded Gershon, du tribunal du district de Haïfa, a donné raison à l'armée, en rejetant le 28 août 2012, la plainte de Craig et Cindy Corrie. Ces derniers ont décidé de faire appel.

 

Hélène Sallon

 

http://www.lemonde.f...52278_3218.html

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Un militant républicain qui lance des noix sur une journaliste de CNN à la convention, en lui disant que c'est comme ça qu'il faut nourrir les animaux. :ouf:

 

Paul Ryan, co-listier de Mitt Romney et donc candidat à la vice présidence des E-U, qui déclare que le viol est une méthode de conception comme une autre :ouf:

 

Le tout quelque jour après le candidat au Sénat, Républicain, of course, qui dit que le viol n'entraîne jamais de grossesse et qui si c'est un véritable viol le corps essaie par tous les moyens de bloquer tout ça. :ouf:

 

On va bien rire si Romney est élu.

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Mineurs abattus à Marikana : leurs 270 camarades inculpés de meurtre !

 

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Les négociations se poursuivaient jeudi pour tenter de trouver une issue au sanglant conflit social de la mine sud-africaine de Marikana (nord), tandis que les grévistes arrêtés après la fusillade policière du 16 août ont été inculpés pour meurtre. | AFP/Rodger Bosch

Une faille de taille dans la loi sud-africaine. Deux semaines après la mort de 34 mineurs grévistes tombés à Marikana sous les tirs de la police, les 270 mineurs arrêtés sur place viennent d'être inculpés du meurtre de leurs camarades.

 

 

SUR LE MÊME SUJET

Un juge du tribunal de Pretoria a invoqué une clause automatique de la loi prévoyant que soient inculpées de meurtre toutes les personnes arrêtées sur le site d'une fusillade impliquant la police, que les victimes soient policiers ou non...

 

«La cour a inculpé aujourd'hui (jeudi) tous les mineurs de meurtre, conformément à la loi», a indiqué le porte-parole du parquet, Frank Lesenyego. Cette inculpation concerne 270 mineurs, les 259 arrêtés le 16 août plus les blessés qui ont été placés en état d'arrestation à leur sortie de l'hôpital. Le juge qui les a entendus jeudi a fixé la prochaine audience au jeudi 6 septembre, le temps de vérifier leurs adresses - une gageure car la plupart d'entre eux vivent dans des bidonvilles - et a ordonné leur maintien en détention.

 

«C'est de la folie !»

 

«Je comprendrais si le cas avait à voir avec le meurtre de deux policiers (tués dans les jours précédents, ndlr), mais les inculper pour la fusillade de la police sur leurs camarades est étrange», a réagi Vincent Nmehille, juriste à l'Université de Witwatersrand, s'étonnant de la façon dont le juge Bodigelo a interprété la loi. «C'est de la folie», a déclaré le jeune tribun populiste Julius Malema, expulsé de l'ANC, le parti au pouvoir, en avril. «Les policiers qui ont tué ces mineurs ne sont pas en prison, pas un seul d'entre eux».

 

Dix hommes, dont deux policiers, avaient été tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux. Puis 34 mineurs avaient été abattus par des policiers le 16. L'inculpation devrait faire d'autant plus de bruit que le photojournaliste Greg Marinovich, qui a passé quinze jours à Marikana, affirmait jeudi, sur le site d'information Daily Maverick, que la plupart des grévistes tués par les forces de l'ordre l'ont été de sang-froid. La seule version officielle à ce jour affirme que les policiers ont ouvert le feu pour se protéger lorsque la foule des mineurs, armés de lances, de machettes et de quelques armes à feu, les a chargés.

Conflit social : les négociations continuent

En parallèle, les négociations se poursuivaient jeudi pour tenter de trouver une issue au sanglant conflit social de la mine de Marikana. Les pourparlers engagés sous l'égide du gouvernement se poursuivaient dans la soirée à Rustenburg, la principale ville des environs, entre le groupe minier Lonmin et les syndicats. Nouveauté de la journée, le noyau dur des 3.000 foreurs qui s'étaient mis en grève le 10 août pour réclamer un triplement de leurs salaires a accepté de se faire représenter par les syndicats. Seuls 6,6% des 28.000 employés de la mine se sont rendus au travail jeudi, selon l'entreprise.

lp

 

:oo:

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Double infos au Québec cette nuit. Les indépendantistes gagnent les législatives et lors du discours de la nouvelle première ministre, un anglophone tire dans la foule faisant un mort.

A noter le "maitre de cérémonie" qui juste après la fusillade dit "c'était juste une balle assourdissante, rien de dangereux, il n'y a pas eu de blessé".

Bien vu l'aveugle.

 

Québec : fusillade meurtrière lors du discours de Pauline Marois

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 05.09.2012 à 08h35 • Mis à jour le 05.09.2012 à 09h22

 

Un homme armé a ouvert le feu dans la salle où Pauline Marois s'adressait à ses partisans après la victoire de son Parti québécois aux élections provinciales, faisant un mort, a annoncé la police mercredi 5 septembre.

 

L'homme a surgi dans l'enceinte du Métropolis à Montréal mardi soir tandis que la chef de file des séparatistes québécois se trouvait sur scène et il a ouvert le feu sur deux personnes. L'une d'elles est décédée, l'autre est grièvement blessée. Pauline Marois n'a pas été touchée. Evacuée de la scène par ses gardes du corps, elle est revenue un peu plus tard. Selon Radio Canada, une troisième personne est en état de choc.

 

"LES ANGLAIS SE RÉVEILLENT"

 

Selon la police, un homme d'une cinquantaine d'années a été arrêté. L'agresseur présumé avait en outre tenté de mettre le feu au Métropolis. Des images diffusées par la chaîne de télévision RDI montrent un homme armé d'un fusil et vêtu d'une cape noire être maîtrisé par la police et crier en français : "Les Anglais se réveillent." Il a ajouté en anglais, selon des journalistes canadiens sur place : "On va vous rendre la monnaie de votre pièce."

 

Cet incident est survenu au moment où Mme Marois venait de déclarer : "L'avenir du Québec, c'est de devenir un pays souverain." Certains membres de la communauté anglophone de Québec craignent que l'arrivée au pouvoir des indépendantiste puisse avoir un impact négatif sur leur statut. Après une interruption de quelques minutes, Mme Marois est revenue pour conclure rapidement son discours, où la confusion puis la tristesse ont succédé à la liesse ayant régné pendant la première partie de la soirée.

 

http://www.lemonde.f...55681_3222.html

 

http://www.youtube.com/watch?v=WkoWTsJxNDs

Modifié par Fumiste

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Vladimir Poutine va guider un vol de grues sauvages à travers le ciel sibérien

 

 

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Cette semaine, le président russe doit faire halte, en chemin vers le Forum de coopération économique Asie-Pacifique à Vladivostok, pour mener un groupe de ces oiseaux extrêmement rares dans la première étape de leur migration de quelque 5 000 kilomètres. Il pilotera lui-même un deltaplane motorisé et portera un vêtement blanc et un faux bec, afin de ne pas effrayer les volatiles, selon l'ornithologue Yuri Markin, qui dirige la réserve naturelle d'Oksk, où les oiseaux ont grandi.

Modifié par Mendy4Ever

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Perso, je les laisserais bien dans leur merde, hors zone euro et en autarcie, sans touristes (ce sont des étrangers après tout) et sans le pétrole ni le gaz des "bougnoules" voir s'ils seraient toujours si fiers....

On pourrait prendre les paris pour savoir jusqu'où ils régresseraient.

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