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Le film à l'origine des attaques en Egypte et en Libye est produit par un Israélo-Américain

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.09.2012 à 03h37 • Mis à jour le 12.09.2012 à 06h35

 

 

 

Le film Innocence of Muslims (L'Innocence des musulmans) à l'origine des violentes manifestations anti-américaines, mardi 11 septembre en Egypte et en Libye et qui ont fait au moins un mort, a été réalisé et produit par Sam Bacile, un promoteur immobilier israélo-américain de 54 ans originaire du sud de la Californie, rapporte le Wall Street Journal.

 

"L'islam est un cancer", a déclaré Sam Bacile au WSJ après que des manifestants protestant contre son film se sont introduits dans l'ambassade américaine au Caire, où ils ont notamment arraché un drapeau américain. A Benghazi, en Libye, de violentes manifestations, elles aussi suscitées par ce film, près du consulat américain ont fait au moins un mort, un fonctionnaire américain.

 

Sam Bacile a expliqué au WSJ qu'il était bien à l'origine du film en question, soulignant avoir levé cinq millions de dollars auprès d'une centaine de donateurs juifs, qu'il n'a pas identifiés, pour le financer. Il assure avoir travaillé avec 60 acteurs et une équipe de 45 personnes pour tourner le film en trois mois l'an dernier en Californie. "C'est un film politique, ce n'est pas un film religieux", déclare-t-il au quotidien.

Dimanche, le grand mufti égyptien Ali Gomaa avait dénoncé "les actions entreprises par des extrémistes coptes qui ont fait un film offensant le Prophète".

Le long métrage a été défendu par le pasteur Terry Jones, qui s'est attiré de nombreuses critiques par le passé, notamment pour avoir brûlé un exemplaire du Coran et s'être résolument opposé à la construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York.

Le pasteur a précisé qu'il comptait montrer un extrait de 13 minutes du film, mardi soir, dans son église de Gainesville, en Floride. "C'est une production américaine, qui n'a pas pour objectif d'attaquer les musulmans mais de montrer l'idéologie destructive de l'islam", explique-t-il dans un communiqué publié par le WSJ.

 

 

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En Grèce, la police vous conseille plutôt d’appeler les néonazis

 

 

Hououji_Fuu | Racaille Syndicale (oh yeah ! ) rue89

 

Tribune

(De Kalamata, Grèce) Kalamata, au sud-ouest du Péloponnèse, est une petite ville calme, endormie sous les rayons écrasants du soleil de l’été malgré l’ombre imposante de la chaîne montagneuse du Taygète. Un endroit sans histoire, où le temps semble s’écouler à un rythme plus lent, sans aucun lien avec les mégalopoles comme Athènes ou Thessalonique, d’où nous parviennent de temps en temps quelques images inquiétantes de pauvreté ou de montée de la violence.

Et pourtant, Kalamata a elle aussi ses problèmes dus à la crise qui frappe la Grèce : des groupes de mendiants à chaque carrefour, le plus souvent des immigrés illégaux venus d’Asie et d’Afrique et laissés à la dérive après avoir franchi la porte d’entrée de l’Europe. Enfin, disons plutôt que Kalamata avait elle aussi ce genre de problème.

Un étrange « miracle » durant l’hiver

 

Durant l’hiver, un « miracle » étrange s’est produit : il n’y a plus de mendiants aux carrefours, plus d’immigrés clandestins vendant à la sauvette des CD piratés. D’abord, naïvement, on se dit que l’Etat grec a enfin décidé de gérer le problème de l’immigration clandestine, et de s’occuper de tous ces pauvres gens laissés à la merci des mafias prêtes à leur tendre une main secourable, le tout pour un prix modique. Et puis, au détour d’un article de l’un des journaux régionaux, la vérité se révèle. Noire comme une nuit de la fin des années 30.

Non, ce n’est pas la police qui est intervenue, non, ce n’est pas l’Etat qui a décidé d’enfin assumer ses responsabilités.

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Nikolaos Michaloliakos, leader d’Aube dorée, en conférence de presse le 6 mai 2012 à Athènes (Louisa Gouliamaki/AFP)

C’est Aube dorée, « Chrissi Avgi » en grec. Ce groupement est plus une milice paramilitaire qu’un parti politique. Son idéologie est clairement affichée, sans le moindre complexe ou la moindre dissimulation : ouvertement raciste, xénophobe, Aube dorée revendique son attachement à l’idéologie nazie, arborant des photos d’Adolf Hitler – dont elle qualifie le jour de la mort de terriblement triste – et un symbole voisin de la svastika comme emblème.

 

Des pogroms dans les banlieues d’Athènes

 

C’est Aube dorée qui a nettoyé les carrefours de Kalamata, qui a organisé les bastonnades, ratonnades et passages à tabac nécessaires pour chasser de la ville des pauvres gens sans ressources et sans défense – pour nettoyer les rues comme on le ferait pour de la vermine.

Ce sont les milices d’Aube dorée qui se sont substituées à la police et à l’Etat grec en toute impunité, et qui revendiquent ouvertement leurs exploits dans les journaux.

Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Durant l’été, les lecteurs attentifs ont pu lire les récits des pogroms organisés par Aube dorée dans les banlieues défavorisées d’Athènes. Lire un article est une chose. Entendre directement le récit de crimes encouragés – suscités – par la police grecque près de vous est tout autre chose.

La police ne viendra pas : pas les moyens

 

Un soir à Kalamata, une Grecque aperçoit un homme de couleur dans son jardin. Inquiète, elle téléphone à la police. La réponse de la maréchaussée est rapide, et très claire : non, la police n’enverra aucun de ses officiers sur place, cependant, la dame peut appeler Aube dorée, qui viendra faire le

nécessaire.

Serviable, le policier à l’autre bout du fil donne à la dame le numéro de téléphone à composer pour obtenir l’assistance des milices du parti néonazi. Choquée, la femme raccroche et se refuse à obtempérer.

Elle attend.

Toujours inquiète, elle finit par retéléphoner à la police. Même réaction : qu’elle appelle donc Aube dorée, et son problème sera réglé. Non, la police n’interviendra pas, elle n’en a pas les moyens. A nouveau, la femme raccroche. Il n’est pas question pour elle de demander aux néonazis de venir.

Pourtant, quelques minutes plus tard, les milices d’Aube dorée déboulent. Il n’y a plus personne dans le jardin de la femme. Mais, à quelques dizaines de mètres de là, se trouve une maison occupée par un Pakistanais. En quelques minutes, les gorilles en uniformes paramilitaires l’encerclent. Puis ils y foutent le feu.

Fin de l’histoire.

Nous ne sommes pas en 1938. Nous ne sommes pas en Allemagne. Nous sommes en 2012, en Grèce, un pays connu pour sa douceur de vivre et l’hospitalité de ses habitants. Un pays ruiné par une gestion corrompue, et surtout par les volontés absurdes de gouvernements étrangers et de banquiers centraux qui n’ont aucune idée, aucune conscience du monstre qu’ils sont en train de réveiller et de nourrir, encore et encore, avec chaque mesure d’austérité inique et inefficace qu’ils imposent par la force à un pays exsangue.

Ce mécanisme est pourtant bien connu

 

Lors des élections de mai, les néonazis d’Aube dorée récoltèrent 8% des suffrages. En juin, leur score était de 7%, suffisamment pour

envoyer 21 députés au parlement grec, institution démocratique qu’ils attaquent tous les jours, expliquant fièrement et sans la moindre ambiguïté, qu’ils mèneront le combat dans la rue avec leurs troupes d’assaut dès qu’ils seront prêts.

Les derniers sondages placent Aube dorée à plus de 10%, devant le Pasok. Chaque coup asséné à la Grèce, chaque mesure imposée de

l’extérieur, en notre nom, nous qui sommes européens et avions basé notre Europe sur le serment du « plus jamais ça », chaque exigence d’austérité aveugle qui vise toujours les mêmes couches de la population et arrache aux gens simples le peu qui leur reste, les pousse plus avant dans l’étreinte noire d’Aube dorée.

Le mécanisme est d’une simplicité terrible, et déjà bien connu de toute personne ayant quelques notions d’histoire : détruire un pays de l’extérieur en employant des méthodes de colonisation économique à peine voilée, détruire ses services publics – santé, éducation et autres –, tout en laissant en place les administrations et les gouvernements corrompus qui sont à la base du problème, conduit au délitement complet de l’Etat de droit. Tout s’effrite, et la démocratie se craquèle, puis tombe, morceau par morceau, comme un papier peint pourri.

La police et l’armée, riches en nostalgiques de la sinistre dictature d’extrême droite des colonels et où les néonazis font leurs plus hauts scores électoraux, profitent des circonstances pour simplement laisser aller un peu plus, et pousser une population déboussolée, sans perspective d’avenir, à la recherche désespérée de sécurité, dans les bras d’Aube dorée.

Aujourd’hui, des néonazis constituent le troisième parti grec, devant le parti social-démocrate historique.

Non, nous ne sommes pas en 1938.

Mais nous y allons.

Nous y courons.

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Ca m'avait choqué ça. En février dans les rues d'Athènes des milices très présentes. Bombers, bottes, les mêmes pantalons... Avec la police à coté mais qui s’accommodait de leur présence. Très malsain.

 

Le lendemain on a vu une rafle de nos propres yeux dans un quartier populaire d'Athènes toujours. Un tas d'Afghans pris au hasard dans la rue par la police et hop dans le camion à salade. C'était ouf la façon dont ça s'est passé.

 

Déplacement choquant. Pas autant que l'annulation des matchs pour grève de la ligue mais quand même :lol:

 

Berlin 30's

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Une vidéo embarrassante pour Romney

 

Un journal américain a publié lundi une vidéo prise en caméra cachée dans laquelle le candidat républicain Mitt Romney ironise apparemment sur la "mentalité de victimes" des électeurs démocrates, des propos immédiatement dénoncés par le camp du président Barack Obama.

 

 

Une caméra cachée qui ne fait pas les affaires de Mitt Romney.Mother Jones, une publication marquée à gauche, a mis en ligne lundi une vidéo prise de toute évidence à l'insu du candidat républicain. Si la date de l'événement n'a pas été précisée, la scène se passerait, selon le journal, lors d'une séance de levée de fonds fermée à la presse. L'authenticité de la vidéo n'a pu être établie mais la voix de l'orateur semble bien être celle du candidat républicain à la présidentielle, qui se déroulera le 6 novembre prochain.

On l'y voit assurer que "47% (des Américains) voteront pour le président quoi qu'il arrive. Il y a 47% des gens qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que le gouvernement doit s'occuper d'eux, qui pensent qu'ils ont le droit d'avoir accès à une couverture santé, à de la nourriture, à un toit, à tout ce que vous voulez".

 

"Difficile d'être le président de tous les Américains lorsqu'on traite par le mépris la moitié du pays"

 

Ces gens pensent "que c'est quelque chose qui leur est dû. Que le gouvernement devrait le leur donner. Et ils voteront pour ce président (Obama) quoi qu'il arrive. Ce sont des gens qui ne paient pas d'impôts", poursuit Romney, en se disant certain qu'il ne réussira pas à les convaincre de voter pour lui. Sollicitée par l'AFP, son équipe de campagne n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat à la publication de la vidéo.

En revanche, dans le camp démocrate, on n'a pas mis longtemps à dénoncer ces propos. "Il est choquant qu'un candidat à la présidence des Etats-Unis dise derrière des portes closes, à un groupe de riches donateurs, que la moitié des Américains se considèrent comme des 'victimes' (...) et ne sont pas prêts à prendre leurs vies en main', a ainsi affirmé le directeur de campagne du dirigeant démocrate sortant, Jim Messina. Et de conclure : "il est difficile d'être le président de tous les Américains lorsqu'on traite par le mépris la moitié du pays".

 

Dans la vidéo clandestine qui embarrasse depuis lundi Mitt Romney, il y a le passage dont on parle... et les autres. Filmé à son insu lors d'un dîner privé destiné à lever des fonds, le candidat républicain n'a pas seulement parlé des "assistés" qui votent Obama, il s'est aussi exprimé sur le conflit israélo-palestinien. Le magazine Mother Jones a diffusé, mardi, l'extrait concerné. Le candidat y développe une vision anti-palestinienne et très fataliste du conflit qui, si elle flatte son électorat, s'avère peu compatible avec la politique étrangère que devrait mener un président des Etats-Unis.

Selon Mitt Romney, "les Palestiniens ne montrent aucun intérêt pour une issue pacifique" au conflit, issue dont ils "ne veulent pas de toute façon, pour des raisons politiques". Le candidat explique ensuite qu'il ne croit pas à un processus de paix s'appuyant sur une solution à deux Etats. "Les Iraniens voudraient faire avec la Cisjordanie (base d'un hypothétique Etat palestinien) ce qu'ils font aujourd'hui avec le Liban (...), amener des armes et des missiles pour menacer Israël", qui réclamerait des mesures inacceptables pour les Palestiniens.

 

Une prise de position pas très risquée sur le plan électoral...

Propos incendiaires ? Pas dans le parti de Mitt Romney, traditionnellement pro-israélien. Dans un sondage réalisé par le Pew Research Center, 63 % des électeurs républicains déclaraient avoir davantage de sympathie pour les Israéliens que pour les Palestiniens, et 40% jugeaient en outre que Barack Obama était trop favorable à ces derniers. Cette opinion est particulièrement ancrée au sein de l'aile droite religieuse du parti, qui critique fortement la pression exercée par l'administration Obama sur Israël pour mettre fin à la colonisation en Cisjordanie.

Sur le fond, les déclarations filmées à l'insu de Mitt Romney diffèrent peu de ses positions officielles, affichées notamment sur son site de campagne : un soutien militaire sans faille à Israël, et davantage de fermeté envers les Palestiniens. Une contradiction, tout de même: il dénigre le scénario à deux Etats, auquel il s'était déclaré favorable dans une interview au journal Haaretz.

... mais qui inquiète s'il devenait président

Sur la forme, les propos tenus dans la vidéo tranchent par leur fatalisme assumé : dans le conflit israélo-palestinien, explique le candidat, il faut "[espérer] atteindre un certain degré de stabilité, mais [reconnaître] que cela restera un problème non résolu". Pas vraiment de quoi rassurer les alliés de Washington qui compteraient sur l'activisme américain pour faire bouger les lignes... Le candidat républicain, très critique dernièrement sur la politique étrangère de Barack Obama, semble ici peu pressé de se pencher sur l'un des sujets les plus délicats en la matière.

Comme le résume avec justesse Politico, "les implications de cette vidéo sont moins problématiques pour Romney candidat qu'elles ne le seraient pour Romney président".

 

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Les Palestiniens veulent être "Etat-observateur" à l'Onu

 

 

JERICHO, Cisjordanie (Reuters) - Les Palestiniens demanderont aux Nations unies le statut d'"Etat-observateur non membre" avant la fin de l'année, ce qui devrait accroître leurs moyens de pression contre Israël, a annoncé jeudi le négociateur en chef, Saëb Erekat.

Pour ce faire, les Palestiniens, qui ne sont pour l'instant qu'une "entité" observatrice à l'Onu, devront réunir la majorité des 193 membres de l'Assemblée générale.

Si leur demande est acceptée, ils obtiendront un statut similaire à celui du Vatican et disposeront d'une "mission" d'observation et non plus d'un simple "bureau".

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait déposé une demande l'adhésion à l'Onu il y a pratiquement un an. Ce geste s'était heurté à l'opposition catégorique des Etats-Unis.

Mahmoud Abbas s'exprimera à nouveau devant l'Assemblée générale de l'Onu jeudi prochain. Après quoi, ses conseillers auront des consultations avec les représentants de plusieurs pays avant de présenter une requête édulcorée d'Etat-observateur.

Cet Etat-observateur revendiquera pour territoires ceux occupés par Israël lors de la guerre des Six-Jours en 1967 et pour capitale Jérusalem-Est.

Israël a voté la réunification de Jérusalem en 1980 et implanté 120 colonies de peuplement en Cisjordanie. Quelque 500.000 Israéliens vivent le long de la "ligne verte", qui était à l'origine une ligne de cessez-le-feu et non les frontières légales d'un futur Etat palestinien.

"Après le vote des Nations unies (...), la Palestine deviendra un pays sous occupation. Israël ne pourra plus dire que c'est un territoire contesté", a assuré Saëb Erekat. "Le terme de référence dans les négociations sera de retrait, et pas sur ce qui est légal ou pas légal de l'avis des Israéliens."

"Quand nous aurons le statut d'Etat-observateur non membre, la vie ne sera plus la même", a-t-il ajouté, recevant des journalistes dans son bureau de Jéricho. "Oui, l'occupation continuera, les colonies de peuplement se poursuivront, les crimes des colons continueront peut-être, mais il y aura des conséquences."

SAISIR LA CPI

En tant qu'Etat-observateur, la Palestine pourrait non seulement participer aux débats des assemblées, mais être membre des différences agences de l'Onu, notamment de la Cour pénale internationale (CPI) dont le siège est à La Haye.

En avril, la CPI a rejeté une demande palestinienne d'examen des "crimes" dans les territoires palestiniens, parce que les Palestiniens n'étaient pas membres.

En privé, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dit craindre que les Palestiniens ne se servent des colonies pour accuser son gouvernement de violation des conventions de Genève interdisant les déplacements forcés de populations.

Pour dissuader le président Abbas de réitérer une nouvelle demande à l'Onu, Israël menace de ne pas transférer à l'Autorité palestinienne des recette fiscales cruciales pour ses fragiles finances.

L'Union européenne semble réticente elle aussi.

"Nous avons beaucoup investi dans l'Autorité palestinienne et nous ne voulons pas voir cet investissement mis en péril", dit un diplomate de l'Union européenne, suggérant qu'un certain nombre de pays européens pourraient voter contre la résolution des Nations unies sur le statut d'Etat-observateur.

Quelque 120 pays dans le monde reconnaissent déjà l'Autorité palestinienne comme un Etat souverain. Les Palestiniens espèrent obtenir les votes de 150 à 170 nations à l'Onu et isoler ainsi Israël et les Etats-Unis.

Ils s'interrogent toutefois sur la pertinence d'un vote avant l'élection présidentielle du 6 novembre aux Etats-Unis ou juste après, afin de ne pas contrarier le président Barack Obama. "Quoi qu'il en soit, cela interviendra bien avant la fin de l'année", a déclaré Saëb Erekat à Reuters.

Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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A Benghazi, des salafistes chassés par des manifestants

 

 

 

 

 

 

 

Dix jours après l'attaque meurtrière contre le consulat américain, les combats entre les habitants de Benghazi et les groupes extrémistes ont fait au moins quatre morts.

 

 

Des centaines d’habitants de Benghazi se sont rebellés vendredi contre les milices armées faisant la loi dans la deuxième ville de Libye, chassant plusieurs groupes extrémistes de leurs bases au terme de combats qui ont fait au moins quatre morts.

Des centaines de manifestants ont réussi à déloger le principal groupe paramilitaire, la milice salafiste d’Ansar al-Charia, de son quartier général dans le centre de Benghazi, a constaté un journaliste de l’AFP. Aux cris de «le sang des martyrs n’a pas été versé en vain», les manifestants sont entrés dans la caserne qui a été saccagée, pillée et incendiée.

Ils se sont ensuite dirigés vers le quartier général de la brigade de Raf Allah al-Sahati, un groupe islamiste qui s’est placé sous l’autorité du ministère de la Défense, où des combats à l’arme légère et aux roquettes ont opposé les deux camps durant deux heures, avant que la brigade ne décide de quitter les lieux.

C’est lors de ces combats qu’au moins quatre personnes ont été tuées et quarante blessées, selon un décompte de l’AFP basé sur les bilans de trois hôpitaux de la ville. Les assaillants ont pillé cette installation militaire située dans une ferme dans la région de Hawari, à 15 km du centre de Benghazi, emportant armes, munitions et matériel informatique, a constaté une correspondante de l’AFP.

Les autorités libyennes ont alors mis en garde contre le «chaos» et ont appelé les manifestants à faire la différence entre les brigades «illégitime» et celles qui sont sous l’autorité de l’Etat.

Le président de l’Assemblée nationale, Mohamed al-Megaryef, s’est félicité de la réaction de la population contre les «brigades en dehors de la légitimité», tout en appelant les manifestants à se retirer immédiatement des locaux occupés par des brigades du ministère de la Défense, citant Raf Allah al-Sahati, la brigade du 17 février et Le bouclier de la Libye.

Manifestations «infiltrées»

 

Le ministre de l’Intérieur, Fawzi Abdelali, a mis en cause de son côté des personnes «infiltrées parmi les manifestants». Certains de ces «infiltrés» font partie des services de sécurité, selon lui, et veulent le «chaos et la sédition».

Dans la journée, des dizaines de milliers de Libyens avaient manifesté pacifiquement à Benghazi contre les milices armées, dix jours après l’attaque du consulat américain du 11 septembre 2012 qui avait coûté la vie à l’ambassadeur des Etats-Unis Chris Stevens et trois autres Américains.

Avant de se diriger vers la caserne d’Ansar al-Charia (les partisans de la loi islamique) les manifestants avaient déjà délogé une autre milice qui avait élu domicile dans un bâtiment de la sécurité libyenne dans le centre de la ville.

Selon des témoins, Ansar al-Charia a également quitté l’hôpital al-Jala qu’elle contrôlait, sous la pression des manifestants. La police militaire a pu prendre possession par la suite du bâtiment. Au moins quatre autres installations publiques ont été désertées par des milices à l’arrivée des manifestants.

L’attaque contre le consulat américain, déclenchée lors d’une manifestation contre le film anti-islam produit aux Etats-Unis, a illustré l’incapacité des autorités à assurer la sécurité dans le pays ainsi que la montée en puissance de groupes islamistes radicaux en Libye.

«Depuis la mort de l’ambassadeur Chris Stevens, les habitants de Benghazi ont manifesté quotidiennement contre le groupe extrémiste Ansar al-Charia, qui est impliqué dans sa mort», souligne Jason Pack, spécialiste de la Libye.

«Cette mobilisation va peut être inciter l’Assemblée nationale à mettre en place les actions décisives contre les milices dont le pouvoir transitoire s'était abstenu», par manque de force militaire et peur des représailles.

Le nouveau pouvoir a échoué à désarmer et dissoudre les groupes d’ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi au cours de la révolution de 2011, bien que plusieurs d’entre eux aient intégré les ministères de la Défense et de l’Intérieur.

Benghazi, la deuxième ville de Libye, d’où était partie en 2011 la contestation qui a renversé le régime de Kadhafi, a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs attaques contre des intérêts occidentaux et d’assassinats de responsables de la sécurité.

Modifié par La dareune
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http://kapitalis.com/afkar/68-tribune/12112-une-tunisienne-violee-et-accusee-apres-linfamie-lignominie.html

 

 

Une jeune femme a été violée par trois policiers dans la banlieue nord de Tunis. Peu importe son prénom, elle est devenue le symbole d’un pays qui vacille, qui n’a plus ni logique ni repères.

Par
Benoît Delmas
*

Violentée à plusieurs reprises par des hommes supposés veiller au respect de la loi, cette victime est devenue par le jeu judiciaire une coupable potentielle. Après avoir été entendue par le juge, mardi matin au Tribunal de Tunis, elle est ressortie avec une accusation d’«
atteinte à la pudeur
».

Tunis n’est pas Téhéran, la Tunisie n'est pas l’Iran

Le monde à l’envers. Celle qui a été souillée par des voyous déguisés en pandore se voit désigner par ses agresseurs comme une pute, n’ayons pas peur des mots dans cette situation d’exception. Les violeurs – qui risquent vingt ans de prison voire la peine capitale, non appliquée en Tunisie depuis plus de vingt ans – ont en effet porté plainte, jugeant avoir contrôlé la jeune femme et son compagnon dans une «
position immorale
». Ce qui, dans leurs petits esprits de pervers sans surmoi, vaut approbation pour viol en bande.

Non seulement cette jeune femme doit endurer, physiquement et psychologiquement, un crime commis à l’égard de son intimité, de son corps, de son identité, mais en plus elle doit se défendre devant la justice – censée la protéger – d’immoralité et autres travers que le pouvoir islamiste (le parti Ennahdha que dirige Rached Ghannouchi depuis trente ans) pourfend à longueur de paroles et d’intentions législatives.

Sous Ben Ali, une certaine police violait en toute impunité car cette police avait tous les droits. La dictature s’étant effondrée sous les coups de la colère populaire, le retour aux règles démocratiques était une évidence. Erreur. Pour son malheur, la Tunisie est prise en otage par des radicaux religieux. Une jeune femme qui embrasse son copain dans la rue, un soir, la voilà tancer par un policier qui n’applique pourtant aucune loi existante.

Tunis n’est pas Téhéran, la Tunisie n’est pas l’Iran. Le parti Ennahdha ayant échoué sur le plan économique et social, chômage et inflation sont au zénith, ce parti ne cesse de parler d’atteinte au sacré, d’atteinte aux bonnes mœurs, bref de vouloir perquisitionner la chambre à coucher des Tunisiens, le cœur, leur vie intime, leur vie spirituelle.

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Le Monde Diplomatique :

 

A Gaza, la mer rétrécit

 

 

 

La Méditerranée a toujours revêtu une importance majeure pour la population de Gaza. Elle est un horizon sans limites qui, depuis des décennies, aide à supporter le poids du conflit israélo-palestinien. Mais pour les pêcheurs toujours en activité, la mer est devenue, ces dernières années, synonyme de danger et de frustration.

 

août 2012, par Joan Deas

 

 

Depuis 1993, la zone de pêche autorisée par Israël aux pêcheurs de Gaza s’est réduite comme peau de chagrin. Initialement fixée à 20 milles nautiques par les accords d’Oslo, elle a été progressivement restreinte pour des raisons de sécurité — notamment pour éviter les trafics d’armes et de personnes, importants à une époque mais désormais mineurs. De 12 milles en 2002, elle est passée à 6 milles en 2006, pour atteindre sa limite actuelle de 3 milles à la suite de l’opération « Plomb durci », en décembre 2008 et janvier 2009. Aujourd’hui, selon l’Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies, 85 % des eaux de pêche sont, en violation du droit international, partiellement ou totalement interdites d’accès (1).

 

« Three miles are not enough » (« Trois milles, ce n’est pas suffisant ») : le graffiti orne un mur jouxtant l’entrée du port, dont l’accès est soumis à une autorisation délivrée par les autorités portuaires de Gaza. Situé au cœur de la ville, le seul port encore en activité porte toujours les stigmates des bombardements israéliens de 2008-2009. En reconstruction, il se compose d’un large ponton de béton, de quelques préfabriqués en guise de bureaux pour l’administration et de baraques en tôle destinées au matériel des pêcheurs.

 

M. Nasser Abou Amira, 45 ans, a fait ses premières sorties en mer pour aider son père dès qu’il a été assez fort pour remonter un filet. Ici, la pêche est une affaire de famille : ses quatre fils l’accompagnent chaque nuit et hériteront un jour des hasakas, ces petits bateaux constituant la seule source de revenu de la famille. Comme la plupart de ses collègues, M. Abou Amira ne compte plus ses confrontations avec la marine israélienne. « Leur technique, c’est de décrire des cercles autour du bateau pour essayer de nous faire chavirer, ou de tirer dans les moteurs pour les détruire. La dernière fois, ils nous ont demandé de nous déshabiller et de nager jusqu’à eux, puis ils nous ont menottés et emmenés à Ashdod [une ville israélienne au nord de la bande de Gaza] pour nous interroger. » L’histoire de ces hommes, généralement relâchés quelques dizaines d’heures plus tard, souvent sans leur matériel, n’est qu’une goutte d’eau venant gonfler le flot de témoignages similaires décrivant les exactions israéliennes.

 

Nous embarquons vers 1 heure du matin. Comme beaucoup de pêcheurs contraints par l’épuisement des stocks de pêche, M. Abou Amira utilise la technique de l’éclairage. Il sort en mer vers 18 heures, ancre au large deux à trois barques munies de projecteurs et revient la nuit avec son équipage dans l’espoir d’attraper les poissons qui confondent la lumière artificielle avec celle du soleil levant. Mais les premiers problèmes ne tardent pas. La pollution très importante de la zone a attiré une myriade de petites méduses qui alourdissent considérablement les filets des barques : impossible de les hisser à bord. Il faudra environ deux heures pour trouver un mécanisme permettant de les vider de leurs déchets, brisant au passage le système de treuil du bateau. Or, en mer, le temps est compté : tous les filets doivent être remontés avant le lever du soleil, qui dispersera les poissons agglutinés autour des projecteurs.

 

Cette pollution est une conséquence directe du blocus israélien. Selon un rapport de l’OCHA, chaque jour, quelque 90 millions de litres de déchets sont rejetés directement dans la mer, du fait des restrictions israéliennes bloquant l’importation des matériaux de traitement adéquats. Les pêcheurs, interdits de poser leurs filets au-delà des 3 milles, se retrouvent donc cantonnés dans ces eaux pauvres et très sales. Pourtant, ici, même 100 mètres au-delà de la limite peuvent faire la différence, ce qui pousse à prendre toujours plus de risques. Entre juillet 2011 et avril 2012, on a ainsi dénombré environ 150 incidents avec la marine israélienne, dont 60 arrestations et 20 cas de sabotage ou de confiscation de matériel, et 12 blessés (2). Une période plutôt calme comparée aux années précédentes, où l’on comptait plusieurs morts.

 

Cette nuit-là, aucun incident n’est à déplorer. Nous rentrons au petit matin, les cales relativement bien remplies malgré les contretemps. L’équipage est satisfait : « Tu nous as porté chance, reviens quand tu veux ! » Le bateau de M. Abou Amira est même celui qui a rapporté le plus de poissons : sept caisses en tout, pour une nuit complète de pêche. Un butin qui semble ridicule au vu des efforts, du temps et des ressources qu’il a exigés. En tout, les hommes gagneront 500 shekels (100 euros), à se partager entre les membres d’équipage, et desquels il faudra encore déduire de nombreuses charges.

 

De retour au port, on improvise un barbecue autour de la pêche de la nuit. Soudain, au loin, plusieurs explosions. Personne ne semble y prêter la moindre attention : « Oh ! tu sais, on est tellement habitués qu’on ne les entend même plus. C’est le quotidien, ici. Si on devait tourner la tête à chaque coup de feu qu’on entend en mer, on deviendrait fou. On ne vivrait plus. Et il faut vivre. »

Vivre, ou survivre ?

 

 

(1) « Five years of blockade : The humanitarian situation in the Gaza Strip », OCHA oPt, Jérusalem, juin 2012.

 

(2) « Israeli authorities’ violations against the Palestinian fishermen — Gaza Strip », Genève, mai 2012.

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La Corée du Nord sur The Big Picture:

 

http://www.boston.co...orth_korea.html

 

bp33.jpg

 

Ils écoutent Abba en Corée du Nord ? :oo:

 

En parlant de la Corée du Nord j'avais vu un reportage sur vice traitant de la délocalisation de la main d'oeuvre nord-coréenne en Sibérie, territoires prêtés par la Russie pour le travail des matières 1es.

 

Tiens retrouvé sur youtube:

 

http://www.youtube.com/watch?v=8T2U7MUpdRg

 

les russes sont des malades :oups:

Modifié par Rom

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