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Invité
Par Christophe Cornevin

 

SÉCURITÉ - Dans la plus grande discrétion, le secrétariat général de la zone de défense de Paris anticipe les grandes catastrophes menaçant la capitale et l'Ile-de-France. À commencer par une inondation aussi

dévastatrice que celle de 1910.

 

Sans jouer les Cassandre, une cinquantaine de spécialistes de haute volée peaufinent du matin au soir des plans confidentiels visant à sauver la capitale et ses environs d'une inondation majeure. L'enjeu est vital, car l'Ile-de-France abrite 12 millions d'habitants et crée un quart de la richesse nationale. La devise de Paris « Fluctuat nec mergitur » en tête, ces policiers, pompiers, gendarmes et douaniers d'un genre particulier sont affectés au discret secrétariat général de la zone de défense de Paris, confié depuis peu à l'ex-patronne de la PJ, le préfet Martine Monteil. Ces experts ont ouvert leurs dossiers en exclusivité au Figaro .

 

Au siège de la Préfecture de police, sur l'île de la Cité, ils analysent jour après jour les bulletins météo et comparent le niveau de la Seine sur l'échelle gravée dans la pile sud du pont d'Austerlitz. « La seule mesure qui vaille » , note le colonel Gérard Charguellon, qui reléguerait volontiers le « fantaisiste zouave du pont de l'Alma » au musée militaire des Invalides. Pour l'heure, le fleuve sommeille à 1 mètre de hauteur. Mais quand il se réveillera jusqu'à jaillir de son lit, pas question de revivre l'impuissance d'un Mac Mahon bégayant « Que d'eau, que d'eau » face aux flots.

 

Fidèles au nouveau plan d'Organisation de réponse de sécurité civile (Orsec), ces experts en gestion des risques sont en lien permanent avec 300 interlocuteurs de secteurs névralgiques comme les transports, les

télécommunications ou l'énergie. « En moyenne, une inondation majeure a lieu trois fois par siècle , rappelle le colonel Charguellon. Loin d'être un phénomène exceptionnel, c'est même une certitude dont seule la date est inconnue... » Classifiés « confidentiels », les scénarios échafaudés par la zone de défense ne relèvent pas de la science-fiction mais plutôt d'une froide anticipation calibrée au millimètre en vue de secourir des milliers de personnes en détresse.

 

La mécanique est déjà connue : comme en 1910, à la veille de la crue centennale, et en 1955, les anticyclones se figeront pendant cinq jours et laisseront passer sur la France des nuages menaçants. Lorsque la pluie torrentielle s'abattra simultanément sur la chaîne du Morvan, le plateau de Langres et le haut bassin de la Marne, l'Yonne la « terrible », la Marne, l'Aube puis la Seine gonfleront. Cinq à huit jours plus tard, Paris sera en passe d'être inondée.

 

À 3,5 mètres (alerte jaune) au-dessus du niveau moyen du fleuve selon l'échelle du pont d'Austerlitz, les quais bas sont déjà submergés et les mendiants qui s'y trouvaient par dizaines ont été priés de trouver refuge ailleurs. En liaison avec la Mairie de Paris, les voies sur berge sont fermées, à commencer par le tronçon entre Bercy et Austerlitz. À 5,50 mètres, la zone de défense sonne le tocsin et le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, commande les opérations depuis ses bureaux de l'île de la Cité tandis qu'une cellule de crise est activée dans un bunker souterrain.

 

À 6 mètres (alerte rouge), la SNCF noie de façon préventive le RER C entre quai de Javel et gare d'Austerlitz pour éviter son écrasement sous la pression des eaux de la Seine. La RATP, de son côté, lance son plan de fermeture des 477 entrées d'eau répertoriées sur son réseau. En cas d'inondation, le préjudice pour la Régie a été calculé à 5 milliards d'euros pour un retour complet à la normale après plus de quatre années de longs et pénibles efforts ! Il a aussi été prévu de mobiliser 800 agents pour

colmater les brèches pendant quatre jours, à l'aide d'une montagne de parpaings et des centaines de bétonneuses déjà entreposées à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne).

 

À 8,60 mètres, le pic de 1910 est atteint : quelque 360 000 Parisiens sont privés de chauffage en raison de l'arrêt des usines de production de vapeur situées sur les bords de Seine et 10 000 militaires, engagés dans le plan « Neptune », sont déployés avec leurs hélicoptères, ponts flottants et canots pneumatiques pour éviter les pillages des zones évacuées. Plus de cinquante mille personnes évacuées

 

Si, comme l'estime la zone de défense après avoir analysé les crues du Danube à Prague en 2006 ou du Tibre à Rome plus récemment, le débit de la Seine grimpait encore de 15 %, ses eaux gagneraient dans un

premier temps le ministère des Finances et le Palais omnisport de Bercy (XII e ), la gare d'Austerlitz (XIII e ), la Maison de la radio et l'hôpital Georges-Pompidou (XV e ), une partie du XVI e arrondissement, 21 ambassades - dont celles des États-Unis et du Brésil - ainsi que les Musées d'Orsay, du quai Branly et du Louvre, dont le scanner des momies, aujourd'hui emmuré en sous-sol, serait englouti. À l'Assemblée nationale, où les députés allaient siéger en barque en 1910, le manuscrit des Confessions de Rousseau a d'ores et déjà été monté au deuxième étage par précaution. Tout comme le système de télécommunications et d'informatique de l'Élysée.

 

Au plus fort de la tourmente, plus de 50 000 personnes pourraient être évacuées dans Paris et 70 000 lits de camp seraient mis à leur disposition dans des gymnases de la ville tandis que huit ministères, dont celui de l'Intérieur, déménageraient partiellement. Neuf trains feraient la navette quotidienne depuis les Vosges, les Alpes et le Massif central afin d'approvisionner la population en eau potable, à raison de deux litres par jour et par personne. Une semaine serait nécessaire pour que la décrue s'opère, laissant derrière elle une odeur pestilentielle et tenace. Plusieurs mois passeraient avant un retour à la normale. Mais jamais le coeur de Paris ne devrait cesser de battre.

 

Figaro

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Invité
Par Christophe Cornevin

 

SÉCURITÉ - Dans la plus grande discrétion, le secrétariat général de la zone de défense de Paris anticipe les grandes catastrophes menaçant la capitale et l'Ile-de-France. À commencer par une inondation aussi

dévastatrice que celle de 1910.

 

Sans jouer les Cassandre, une cinquantaine de spécialistes de haute volée peaufinent du matin au soir des plans confidentiels visant à sauver la capitale et ses environs d'une inondation majeure. L'enjeu est vital, car l'Ile-de-France abrite 12 millions d'habitants et crée un quart de la richesse nationale. La devise de Paris « Fluctuat nec mergitur » en tête, ces policiers, pompiers, gendarmes et douaniers d'un genre particulier sont affectés au discret secrétariat général de la zone de défense de Paris, confié depuis peu à l'ex-patronne de la PJ, le préfet Martine Monteil. Ces experts ont ouvert leurs dossiers en exclusivité au Figaro .

 

Au siège de la Préfecture de police, sur l'île de la Cité, ils analysent jour après jour les bulletins météo et comparent le niveau de la Seine sur l'échelle gravée dans la pile sud du pont d'Austerlitz. « La seule mesure qui vaille » , note le colonel Gérard Charguellon, qui reléguerait volontiers le « fantaisiste zouave du pont de l'Alma » au musée militaire des Invalides. Pour l'heure, le fleuve sommeille à 1 mètre de hauteur. Mais quand il se réveillera jusqu'à jaillir de son lit, pas question de revivre l'impuissance d'un Mac Mahon bégayant « Que d'eau, que d'eau » face aux flots.

 

Fidèles au nouveau plan d'Organisation de réponse de sécurité civile (Orsec), ces experts en gestion des risques sont en lien permanent avec 300 interlocuteurs de secteurs névralgiques comme les transports, les

télécommunications ou l'énergie. « En moyenne, une inondation majeure a lieu trois fois par siècle , rappelle le colonel Charguellon. Loin d'être un phénomène exceptionnel, c'est même une certitude dont seule la date est inconnue... » Classifiés « confidentiels », les scénarios échafaudés par la zone de défense ne relèvent pas de la science-fiction mais plutôt d'une froide anticipation calibrée au millimètre en vue de secourir des milliers de personnes en détresse.

 

La mécanique est déjà connue : comme en 1910, à la veille de la crue centennale, et en 1955, les anticyclones se figeront pendant cinq jours et laisseront passer sur la France des nuages menaçants. Lorsque la pluie torrentielle s'abattra simultanément sur la chaîne du Morvan, le plateau de Langres et le haut bassin de la Marne, l'Yonne la « terrible », la Marne, l'Aube puis la Seine gonfleront. Cinq à huit jours plus tard, Paris sera en passe d'être inondée.

 

À 3,5 mètres (alerte jaune) au-dessus du niveau moyen du fleuve selon l'échelle du pont d'Austerlitz, les quais bas sont déjà submergés et les mendiants qui s'y trouvaient par dizaines ont été priés de trouver refuge ailleurs. En liaison avec la Mairie de Paris, les voies sur berge sont fermées, à commencer par le tronçon entre Bercy et Austerlitz. À 5,50 mètres, la zone de défense sonne le tocsin et le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, commande les opérations depuis ses bureaux de l'île de la Cité tandis qu'une cellule de crise est activée dans un bunker souterrain.

 

À 6 mètres (alerte rouge), la SNCF noie de façon préventive le RER C entre quai de Javel et gare d'Austerlitz pour éviter son écrasement sous la pression des eaux de la Seine. La RATP, de son côté, lance son plan de fermeture des 477 entrées d'eau répertoriées sur son réseau. En cas d'inondation, le préjudice pour la Régie a été calculé à 5 milliards d'euros pour un retour complet à la normale après plus de quatre années de longs et pénibles efforts ! Il a aussi été prévu de mobiliser 800 agents pour

colmater les brèches pendant quatre jours, à l'aide d'une montagne de parpaings et des centaines de bétonneuses déjà entreposées à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne).

 

À 8,60 mètres, le pic de 1910 est atteint : quelque 360 000 Parisiens sont privés de chauffage en raison de l'arrêt des usines de production de vapeur situées sur les bords de Seine et 10 000 militaires, engagés dans le plan « Neptune », sont déployés avec leurs hélicoptères, ponts flottants et canots pneumatiques pour éviter les pillages des zones évacuées. Plus de cinquante mille personnes évacuées

 

Si, comme l'estime la zone de défense après avoir analysé les crues du Danube à Prague en 2006 ou du Tibre à Rome plus récemment, le débit de la Seine grimpait encore de 15 %, ses eaux gagneraient dans un

premier temps le ministère des Finances et le Palais omnisport de Bercy (XII e ), la gare d'Austerlitz (XIII e ), la Maison de la radio et l'hôpital Georges-Pompidou (XV e ), une partie du XVI e arrondissement, 21 ambassades - dont celles des États-Unis et du Brésil - ainsi que les Musées d'Orsay, du quai Branly et du Louvre, dont le scanner des momies, aujourd'hui emmuré en sous-sol, serait englouti. À l'Assemblée nationale, où les députés allaient siéger en barque en 1910, le manuscrit des Confessions de Rousseau a d'ores et déjà été monté au deuxième étage par précaution. Tout comme le système de télécommunications et d'informatique de l'Élysée.

 

Au plus fort de la tourmente, plus de 50 000 personnes pourraient être évacuées dans Paris et 70 000 lits de camp seraient mis à leur disposition dans des gymnases de la ville tandis que huit ministères, dont celui de l'Intérieur, déménageraient partiellement. Neuf trains feraient la navette quotidienne depuis les Vosges, les Alpes et le Massif central afin d'approvisionner la population en eau potable, à raison de deux litres par jour et par personne. Une semaine serait nécessaire pour que la décrue s'opère, laissant derrière elle une odeur pestilentielle et tenace. Plusieurs mois passeraient avant un retour à la normale. Mais jamais le coeur de Paris ne devrait cesser de battre.

 

Figaro

:roll:

c'est beau :roll:

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Ce soir sur FRANCE 3, des Racines et des Ailes, avec un reportage sur l'Hôtel de la Monnaie à PARIS!

Ainsi que sur des lieux insolites, souvent inconnus des parisiens, et aussi sur l'histoire de notre cité légendaire!

Perso, je vais matter ça!! :foster:

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Je pense que sur le site de FRANCE 3, doit y avoir moyen de matter ça.

En tous cas c'était terrible comme reportage, mais tellement court... :lol:

Le passage sur l'histoire de Lutèce était super!

Chelou de voir notre ville avec des toits de tuiles oranges comme dans le sud. :):yes::foster:

Nan mais voilà quoi, une seule ville mythique, le reste on s'en branle. :jap:

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Clair que la gonzesse qui faisait de l'opéra, les passages où elle se faisait filmer étaient magnifiques!

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Pour les amoureux de notre plus belle ville du monde, sachez qu'à la Conciergerie, y'a une expo sur les anciennes expositionsuniverselles du début du siècle dernier!

 

http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=102&document_type_id=2&document_id=63632&portlet_id=21841

 

Perso, je vais y aller, il y'avait énormément d'édifices magnifiques à redecouvrir, dont l'ancien palais de Chaillot! :love:

 

Motivation, motivation! :love:

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Petite question c'est quoi le point le plus haut à paname?

Telegraphe?

 

Exact c'est chez moi le point le plus haut de Paname :rolleyes::lol:

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Invité

Salut le forum,

 

Je suis en train de chercher un nouvel appart à louer, pour avoir une plus grande surface, et j'ai trouvé quelque chose rue des Pyrénées donc quartier Gambetta dans le 20ème. Ca vaut quoi comme quartier pour un couple de petits bourgeois comme nous pas du tout kassos ?

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Salut le forum,

 

Je suis en train de chercher un nouvel appart à louer, pour avoir une plus grande surface, et j'ai trouvé quelque chose rue des Pyrénées donc quartier Gambetta dans le 20ème. Ca vaut quoi comme quartier pour un couple de petits bourgeois comme nous pas du tout kassos ?

 

Ah Gambett'!!!

C'est pas loin de chez moi!

Bah on va dire que c'est un quartier très agréable, assez vivant, avec plein de choses à faire (cinéma, centre commercial à Bagnolet, le Père Lachaise, etc etc) et avec tous les services dispos! (Mairie, prefecture, poulailler, hopital, ect)

Non franchement, très bon choix, quartier un peu bobo maintenant, mais qui reste populaire dés que tu vs dans les rues adjacentes des grandes artères styles Avenue Gambett', Rue des Pyrénnées, Rue de Bagnolet, et tutti quanti. :(

Trés bien dsservi aussi en transports en commun, que ça soit bus, ou métro! (Ligne 3, ligne 11, bus 60, 61, 69, 96 entre autres :blbl: )

 

En deux mots, fonce!!! :lol:

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Salut le forum,

 

Je suis en train de chercher un nouvel appart à louer, pour avoir une plus grande surface, et j'ai trouvé quelque chose rue des Pyrénées donc quartier Gambetta dans le 20ème. Ca vaut quoi comme quartier pour un couple de petits bourgeois comme nous pas du tout kassos ?

 

c'est assez tranquille, pas trop mal placé...mais comme le dit dim' si tu viens du 16ème tu vas avoir un choc culturel.

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Mais pas tant que ça... :lol::blbl:

Gambett', ça devient de plus en plus thuné. :lol::(

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Je replace le lien pour une musique rap très sympa sur nore ville, histoire que personne ne passe à côté! :lol:

 

Bienvenue dans ma Ville:

 

Musique Gratuite

 

:(:blbl::lol:

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C'est un peu tout l'est Parisien qui change...Pas que Gambetta qui devient huppé.

Je ne dénigre pas le 16 c'est un coin de notre sublime ville au même titre que le 19 ou 20eme et il ne faut oublier que notre stade s'y trouve et que quand on revient des déplacements c'est le 1er contact avec notre maison.

 

D'ailleurs quelle sensation agréable de revenir sur Paris après un dep en pleine nuit,l'entrée sur le périph,les plus beaux retours étant surement quand on se déplace en Normandie.On se sent enfin chez soit,en terre connue avec un sentiment de sécurité avant d'entamer un nouveau périple à coup de noctiliens et autre vélibs et l'on comprend mieux aussi le complexe d'infériorité de tout les bouseux qui nous rendent visitent quand ils débarquent en passant par les points les plus hauts du périph.

Chez eux on se gare dans des hangars,entre deux corons ou trois pavtons quelconques chez nous ils ont droit à une rue du 16eme.

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