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Gianluigi "Gigi" Buffon

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Il avait pas fait ca depuis son passage de parme à la juve ya 17 piges et encore j'suis même pas sûr que c'etait l'délire à l'époque

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PSG: Déjà un record pour Buffon

4 août 2018 17:32

 

PSG: Déjà un record pour Buffon

Reuters

 

Le Paris Saint-Germain a décroché son sixième Trophée des champions de rang en s'imposant largement (4-0) face à Monaco ce samedi. A cette occasion, Gianluigi Buffon a revêtu pour la première fois en match officiel la tunique rouge et bleu. 

Peu sollicité, l'ancien Turinois a su conserver sa cage inviolée, mais c'est surtout grâce à son âge qu'il est entré dans l'histoire: "Gigi" est en effet devenu le joueur le plus âgé à jouer pour le PSG en match officiel. Du haut de ses 40 ans et six mois, l'Italien devance dans ce classement Ronan Le Crom, qui avait 38 ans et dix mois lors du seul match joué dans sa carrière parisienne (2012/2013) et Grégory Coupet, qui avait 38 ans et 5 mois lors de sa dernière apparition sous le maillot parisien.

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Premier clean sheat

 

S'exprime déjà en français

 

Une legende dans les buts du Paris Saint Germain on avait plus connu une telle sensation depuis Bernard Lama

Modifié par La dareune
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Il y a 2 heures, Zio a dit :

Magnifique celui la

en revanche sur le but refusé il est à la rue :lol:

C'est clair. Comme tout gardien il est capable de passer au travers aussi...

Mais il est surtout capable de sortir des arrêts de ce genre qui te change peut être le match. Il avait déjà sorti un gros arrêt la semaine passée où Silva avait testé s'il était encore bon ou pas en catapultant le ballon de la tête dans son but.

Il a l'air encore chaud Gigi

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Gianluigi Buffon, par Vincent Duluc


Publié le lundi 8 octobre 2018 à 12:26 | Mis à jour le 08/10/2018 à 12:59


D'un côté, Gianluigi Buffon, gardien de légende, d'une certaine idée du football. De l'autre, Vincent Duluc, gardien du temple et d'une certaine idée du journalisme. Deux hommes, une histoire qui se lit dans le dernier Sport & Style.

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Costume, Hugo Boss (officiel PSG). Photos : Benni Valsson / Stylisme : Clémence Cahu

Quand il entre dans la pièce, il est un géant qui se met immédiatement à hauteur, mais sans se voûter, sans baisser les yeux bleus, juste parce qu'il tend la main et sourit, une double manière de réduire la distance ; on jurerait que les filles continuent de regarder ses yeux et que les garçons fixent ses mains. C'est une vision ancienne du monde, mais c'est peut-être de là qu'il vient, et puis c'est l'atmosphère de la pièce, et puis comment s'empêcher de regarder les mains de l'un des plus grands gardiens de l'histoire ?

J'ai toujours été fasciné par les gardiens, avant, pendant ou après une brève carrière locale traversée par un don d'imitation incertain. J'adorais le maillot noir de Lev Yachine, les mains nues de Pat Jennings ou de Gordon Banks, la sobriété d'Ivan Curkovic. Et j'ai toujours aimé la présence de Gianluigi Buffon, ce magnétisme, cette façon d'occuper l'espace et de pénétrer le cerveau de ses adversaires, cette manière de leur annoncer qu'il leur faudra revenir, puisque ce n'est pas leur jour. Alors j'ai regardé ses mains, qui ont façonné d'autres destins que le sien, qui ont séparé les jours de gloire des nuits sans sommeil. Il les cache de la lumière, les soirs de match, sous les gants qui rendent sa vie un peu plus douce, parfois. Mais il est difficile de ne pas voir ses mains comme le prolongement d'une stature et d'un charisme ; ses doigts, d'ailleurs, sont un peu moins abîmés, moins distordus aux jointures que ceux des gardiens d'avant lui, d'il y a longtemps, donc.

« Je préfère être élégant qu'à la mode »
Dans cette pièce sans charme du centre d'entraînement du PSG, un Algeco du bout du rang, il n'a pas de mal à habiter l'espace et à le rendre vivant. Il est habillé comme quelqu'un qui va s'entraîner, et il est en noir. « J'ai toujours aimé le noir » glisse-t-il. « Même dans la vie de tous les jours. » Gardien, il a peu porté la couleur signature de Lev Yachine, le seul gardien Ballon d'or, en 1963. Mais il a été sensible à la mythologie d'une tenue comme une cape de super-héros ; les enfants deviennent aussi gardiens parce qu'ils veulent s'habiller autrement. « C'est vrai, en partie. J'avais envie d'être différent des autres. Je voulais ma tenue particulière, mes gants, ma casquette, et un rôle avec beaucoup de responsabilité. » Il a navigué longtemps entre l'affirmation de cette singularité, et la manifestation de son sentiment d'appartenance au clan, à la ville, à l'équipe.

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Manteau, pull et chaussures, Boss. Pantalon, Margaret Howell. Chaussettes, Falke. Photos : Benni Valsson / Stylisme : Clémence Cahu

« Je pense que j'ai été le premier gardien à couper systématiquement mes manches. J'ai été aussi un des premiers à vouloir porter le maillot de l'équipe, à Parme : quand on jouait à domicile, je portais le maillot extérieur, et réciproquement. C'était ma manière de montrer que je voulais faire partie de l'équipe. Les manches, ce n'était pas pour montrer les muscles ou quoi que ce soit : c'est par commodité, pour me sentir plus à l'aise. Et j'ai plus de sensations quand le ballon touche mes avant-bras. » L'effet de manches pour faire joli ? Si c'était le cas, il ne l'avouera pas, coquetterie paradoxale. « Pour un gardien, ce qui est important, c'est d'être efficace. Mais en dehors du terrain, oui, il est agréable d'avoir du style, que tout soit en place. »

Gigi Buffon a toujours aimé le style, et si ce n'était pas toujours le même, c'était toujours le style. Et ce n'est pas tout à fait la même chose que d'être à la mode dans un milieu où les joueurs de 40 ans n'existent pas, théoriquement, depuis longtemps rendus à la vie civile, ainsi qu'aux habits civils. « Je n'ai jamais voulu être à la mode » dit-il. « Mais j'ai toujours voulu devenir mature, être un homme qui a ses certitudes, une façon de penser très claire, et qui ne se laisse pas conditionner par les modes. » Il jette un coup d'oeil aux photos de lui prises à Singapour, cet été, pendant la tournée asiatique du Paris Saint-Germain, apprécie. On dirait qu'il trouve que cela lui ressemble, ou que cela ressemble, au moins, à une partie de lui.

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Costume, Hugo Boss. Cape, Boss.  Photos : Benni Valsson / Stylisme : Clémence Cahu

« J'aime avoir mon style. Cinq jours par semaine, je suis en jean et chemise, mais si j'ai l'occasion, j'aime être élégant. Je ne recherche pas d'effet de mode, mais je ne veux pas détonner. Le vrai style, c'est mettre une tenue dans laquelle tu te sens bien. Et je préfère être élégant qu'à la mode. Le vrai style dépend de la façon dont on porte les choses. Aujourd'hui, je veux garder une allure sportive, même dans le style, parce que je suis encore un joueur au milieu des autres. Mais j'ai des fils, aussi, j'ai 40 ans, et je ne peux pas m'habiller comme eux. » Il y a quelques années, il a sacrifié les belles longueurs de sa noire chevelure. « C'est tellement plus pratique, les cheveux courts. Et puis je ne veux pas que mes fils me voient avec les cheveux longs alors que je leur demande de couper les leurs. » Gigi Buffon a ses élégances en toutes choses ; il a celle de ne pas chercher à cacher son âge, sinon par ses performances, et il en a bien d'autres.

« Dans le foot, la fidélité permet de dire aux supporteurs : dans les moments difficiles, je serai là. »
S'il est gardien de but, si son poste et sa manière de hurler les soirs de victoire le définissent, il est aussi, surtout, un gardien du temps, gardien du temple, gardien des valeurs, gardien de la tradition, gardien de la fidélité. Il le sait, l'accepte, dans une conversation qui glisse du style à la manière de vivre, de l'élégance légère à l'élégance morale. « Ces dix dernières années, oui, j'ai assumé d'autres choses, j'ai été capitaine de l'Italie, capitaine de la Juve, j'ai eu beaucoup plus de responsabilités à l'égard du groupe. C'est un moment de vie logique, une évolution normale d'une carrière sportive entre l'âge de 30 et 40 ans. Quand j'étais jeune, c'était différent, je faisais ce que je voulais, c'était plus beau et plus facile, je ne suivais pas vraiment de règles. Mais si on se comporte à 40 ans comme à 20 ans, c'est qu'il y a un problème. »

On ne peut pas s'empêcher de penser à l'image de Gigi Buffon à Bari, le 2 septembre 2016, quelques minutes avant le coup d'envoi du match amical Italie-France. Ce soir-là, le public de Bari commence à siffler la Marseillaise dès les premières mesures ; Buffon se dresse immédiatement face à l'outrage, pour faire signe au public de se taire, d'abord, avant d'applaudir l'hymne français, seul dans un premier temps, puis rejoint par ses coéquipiers et une large partie du public. Il a eu le temps, souvent, de penser à cet instant. Mais il en a une idée si claire que toute sa mécanique personnelle de la réaction et de l'indignation était déjà en place ce soir-là.

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Veste, Dries Van Noten. Chemise et pantalon, Hugo Boss. Lunettes, ray-ban.  Photos : Benni Valsson / Stylisme : Clémence Cahu


« Je n'ai pas calculé mes actions ni mes réactions, jamais. C'est pour ça que j'ai eu des problèmes parfois. C'est un moment particulier où je ressens les choses dans ma tête, dans mes tripes et dans mon coeur. Après, je l'exprime par la parole, ou par un geste. À Bari, le public italien sifflait la Marseillaise et j'ai manifesté le besoin de faire quelque chose. En dehors du respect qu'il fallait montrer à la France, et à la nation française, c'était également une manière de défendre l'Italie, de dire que mon pays, ce n'était pas ces gens qui sifflaient. J'ai la chance de connaître l'histoire de mon pays, je sais que dans l'hymne italien passent des valeurs, le souvenir des personnes qui sont mortes pour l'Italie, des tragédies. J'ai moi-même un aïeul qui est mort pendant la Première Guerre mondiale. Je ne voulais pas que l'on pense que l'Italie, en sifflant un hymne, méprisait cette histoire, cette mémoire. »

La fidélité est-elle une conséquence de la mémoire ? Voilà un joueur qui a passé dix ans à Parme, dix-sept ans à la Juventus, et qui n'a pas quitté le club turinois quand il a été relégué en Série B, la deuxième division transalpine, pour diverses turpitudes liées à la manière du club de s'arranger avec tout, par habitude et par culture profonde. Gigi Buffon a réussi à être le symbole du joueur qui restait, sans jamais être le symbole d'un club qui avait un peu trop mélangé les genres. « Dans le foot, la fidélité permet d'envoyer un message à l'extérieur, de dire aux supporteurs : dans les moments difficiles, je serai là. On joue pour la gloire, pour l'argent, pour les titres, pour des tas de choses, mais on joue aussi pour ce sentiment d'appartenance. »

« Si tu es fragile, il vaut mieux éviter d'être gardien. »


On lui suggère qu'il est aussi le fruit d'une éducation sportive réussie. Qu'en tant que fils de sportifs, une lanceuse de disque et un haltérophile, il a été mieux éduqué à vivre le sport, et que l'on retrouve tout ça chez Kylian Mbappé, fils d'un entraîneur de foot et d'une handballeuse. On lui dit, enfin, que l'on ressent chez lui, comme chez le môme prodige, une influence sur la manière d'envisager le sport. Il acquiesce. « Cela m'a donné un petit avantage dans l'approche du sport, oui, dans la manière d'affronter l'euphorie et les difficultés aussi. Cela a été pareil pour mes soeurs qui ont joué en équipe d'Italie de volley. Et pour parler de Kylian Mbappé, c'est un garçon exceptionnel, comme joueur mais aussi dans son rapport aux autres joueurs. Il interagit avec tout le monde, a de l'énergie positive. » Il allait dire quelque chose de plus, s'écarter du canevas convenu, et à ce moment précis un représentant du club parisien est intervenu, lui a demandé d'aller signer la feuille du contrôle anti-dopage diligenté par l'UEFA avant Liverpool-PSG. On a l'esprit bien placé : on n'a pas pu s'empêcher de penser que c'était une coïncidence. Quand il est revenu dix minutes plus tard en présentant dix fois ses excuses, le moment Mbappé était passé. Nous avons parlé d'autre chose, d'une idée fixe de ceux qui ont été gardiens, même mauvais : personne ou presque ne sait juger les gardiens. Il a adoré notre thème.

« C'est un métier différent de joueur de champ, objectivement difficile à comprendre. Tout le monde ne sait pas juger une profession différente. Comment juger un ingénieur nucléaire si on ne connaît pas sa spécialité ? On ne peut pas être présomptueux au point de juger quand même, mais je comprends que le foot soit tellement populaire que tout le monde éprouve le besoin de faire des commentaires. Comme joueur, on l'accepte, et s'il y a un journaliste qui nous critique, on peut le prendre mal, mais on l'accepte. » Ou pas, Gigi, ou pas. Il passe dans ces propos quelque chose d'un sentiment de caste, une fierté de défendre le dernier territoire mal compris du football. « Ce n'est pas ça, mais on ne se sent pas protégé : nous sommes vulnérables face à ceux qui ne comprennent pas et influencent l'opinion publique. » Personne ne semble vraiment comprendre, par exemple, que les choses les plus difficiles, pour un gardien, puissent être celles qui ne se voient pas. « Parler au bon moment, faire une suggestion à un défenseur qui va tout changer. Cela va te permettre de ne pas prendre de but, peut-être même de marquer, ce que seuls les autres joueurs qui sont sur le terrain comprennent. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est décisif. Personne ne le voit, mais nous, on le sait. » Les débats médiatiques entourent surtout les gardiens après une nuit d'erreur. Il n'aime ni le mot, ni ce qu'il recouvre. « Quand tu veux bien faire ton travail, tu n'acceptes pas de commettre des erreurs. » On lui glisse que Tiger Woods se donne seulement huit secondes pour s'apitoyer sur lui-même après un mauvais coup. Il sourit. « Moi, quand je fais une erreur, je suis très critique envers moi-même, mais seulement à la fin du match. Pendant le match, je continue, je reste concentré, sinon je perds le fil. Mais après le match, je ressasse jusqu'au suivant. »

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Pull, Boss. Pantalon, Margaret Howell. Lunettes, ray-ban. Shooting réalisé à Singapour en juillet 2018.  Photos : Benni Valsson / Stylisme : Clémence Cahu


Plutôt huit jours que huit secondes : c'est la vie des gardiens, et cette vie est dure. Un jour qu'un confrère lui demandait ce qu'il conseillerait à un jeune gardien, il avait eu cette réplique : « Fais autre chose ». Il se souvient de ce mot, mais voudrait en préciser le contexte, mieux l'expliquer. « Ce que je voulais dire, c'est qu'on ne doit pas être gardien si on n'est pas une personne forte, si on a un tempérament à se laisser conditionner par les jugements et les critiques des autres. C'est très compliqué sur le plan mental : si tu es fragile, il vaut mieux éviter d'être gardien. En fait, soit tu es très fort, soit tu es complètement insouciant, inconscient de tes responsabilités. » Quelqu'un dans la pièce - Françoise, la traductrice - suggère le nom de Barthez, qui portait effectivement cette réputation en étendard. Mais Buffon répond, sérieux : « Il faisait semblant ».

C'est bientôt la fin. De l'interview, ce qui ne compte pas, sauf pour nous. De sa carrière, de cette première longue vie qu'il a déjà étirée au-delà de ce que les autres joueurs envisagent. Cela compte infiniment plus, mais il dit qu'il a cessé de compter, justement. « J'ai appris ces dernières années que ce serait une erreur de se fixer une limite. À 32 ans, je pensais jouer jusqu'à 35 ans. Après, des circonstances ont fait que j'ai continué à jouer encore. Je me suis dit : à 38 ans, j'arrête. Mais à 38 ans, j'ai dit : à 40 ans, j'arrête. La vie fait que je suis encore là aujourd'hui. Je peux arrêter dans six mois, dans un an, dans dix ans, et je ne veux surtout pas me le demander, je ne veux surtout pas le savoir. » Il sait à quel point il ne sera pas facile de renoncer à cette vie. « Je suis sûr que les émotions et cette vie-là que j'ai connues, même dans le vestiaire, rien d'autre ne me les donnera. Cette vie-là, la façon dont je l'ai vécue, je ne suis pas sûr qu'un joueur normal l'ait vécue. Il faut savoir accepter qu'il y ait plusieurs phases dans la vie, et on ne doit jamais se laisser surprendre, alors je sais ce qui va arriver, je ne serai pas pris par surprise, et je sais que tout sera complètement différent. » Nous aussi, Gigi. Nous aussi. 

Vincent Duluc, journaliste mode pour l'equipe

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21 minutes ago, Al' catraz said:

Vincent Duluc, journaliste mode pour l'equipe

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On attend bientôt l'avis de Pierre Menes, journaliste diététicien à Canal + 

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Buffon au CFC, le compte-rendu complet
Publié le dimanche 21 octobre 2018 à 21:12 par Philippe Goguet


Le gardien du PSG Gianluigi Buffon était l'invité du Canal Football Club ce dimanche et l'Italien s'est beaucoup exprimé sur le plateau de Canal+, évoquant son passé, son présent au PSG avec sa collaboration avec Areola ou encore ses premiers pas en France. Voici ses propos, en intégralité.

Ses premiers pas en France
Après une belle accolade avec Olivier Dacourt, ancien joueur bien connu de Série A qui est consultant de l'émission, Buffon est immédiatement lancé dans le grand bain de ce Canal Football Club forcément à part avec une première question sur ses premiers mois en France où il reçoit un bel accueil. En italien, Buffon confirme : «Évidemment oui, certainement même. L'accueil que j'ai reçu en France surpasse parfois l'affection que je reçois en Italie. Et pour moi, ceci est très important et je suis très ému parce qu'aller à l'étranger et être traité d'une telle façon n'arrive pas tous les jours. C'est très beau pour moi.»

Alors que tout semblait aller dans le sens d'une fin de carrière à la Juventus, le gardien est finalement parti à l'étranger pour la première fois et il lui est demandé si c'est finalement bien que la Juve ait dit basta. Il modère : «Je pense que la vie est belle et il y a des parcours qu'il est parfois bon de terminer. Après, il est arrivé, comme dans ce cas, que le PSG me donne cette opportunité. Je l'ai saisie volontiers parce que, selon moi, il y a la possibilité de faire un bon travail.»

Après un premier reportage sur le quotidien de la L1, Buffon est interrogé sur les joueurs de L1 qui lui ont tapé dans l'oeil et il répond, après une petite blague sur Mbappé : «Je ne connaissais pas bien le fils de Lilian Thuram et quand nous avons joué à Guingamp, j'ai vu un joueur très fort, même physiquement. C'est un joueur très généreux. Selon moi, c'est un joueur qui peut faire de bonnes choses. Mais le joueur qui m'a plu le plus, ça a été Depay, l'attaquant de Lyon.» Il complète en français : «Il m'a beaucoup plu.» Et il enchaîne sur le fils Thuram, toujours en français : «La première fois que je l'ai vu, il n'avait qu'un mois ! »

Son passé
Buffon est ensuite lancé sur ses matches face à Dacourt du temps où le Français jouait en Italie : «Olivier, c'est un joueur que je voudrais toujours avoir dans mon équipe en tant que joueur parce que c'était un guerrier et un généreux. En tant que gardien, je ne veux que ce genre de joueurs avec moi.» L'émission remontre un vieux but de 2004 lors d'une victoire 4-0 de la Roma sur la Juve et Buffon commente : «La pire soirée pour moi et la Juve.» 

Après Dacourt, c'est Gourvennec qui est lancé sur ses matches face à Buffon et il est rappelé que l'entraîneur, actuellement consultant, avait perdu la finale de la Coupe de l'UEFA en 1999 avec l'OM face au tout jeune Buffon, alors à Parme. Comme ce dernier l'explique, «c'était pour moi mon premier titre européen et le dernier, je dois l'avouer. Mon autre trophée important, je l'ai gagné avec l'équipe nationale (la Coupe du Monde).»

L'émission rappelle ensuite que la famille Buffon est une famille de sportifs de très haut niveau, ses parents et ses soeurs l'ayant tous été. Le gardien commente son enfance dans ce cadre : «Oui, j'ai eu à un moment donné peur de ne pas pouvoir devenir un sportif parce que j'étais le plus petit et je voyais que tout le monde avait déjà une carrière importante. J'étais le dernier qui devait encore y arriver. J'ai eu un bon caractère pour trouver ma voie. Pourquoi le foot ? Je ne sais pas, je crois que la vie a décidé pour moi. À ce moment-là, c'était évidemment un sport très populaire.»

Un gardien entre la France et l'Italie désormais
Il lui est demandé si un gardien l'a poussé vers ce poste particulier et Buffon cite alors un légendaire gardien camerounais : «Thomas Nkono, de façon certaine. Il était dans les buts du Cameroun durant la Coupe du Monde 1990. Mon premier fils s'appelle Thomas pour lui, oui.» L'émission diffuse alors un petit message de Nkono qui le taquine un peu sur son français et Buffon précise concernant sa pratique de notre langue : «Je dois dire que lors des deux mois et demi ou trois mois depuis que je suis arrivé, je l'ai appris assez bien et je le comprends de la même façon. Et comme je le disais, quand je jouais en Italie, beaucoup d'Italiens venaient jouer et ne parlaient pas ou n'essayaient même pas de parler italien après un an ici. Cela me gênait un peu donc je vais évidemment faire quelques erreurs mais j'essaye et je continue.»

Figure de l'Italie du football, il est demandé au gardien s'il se considère comme un ambassadeur de l'Italie : «Non, j'ai eu la chance de m'amuser et de trouver le travail juste pour moi, qui me donne beaucoup de satisfaction, et je me suis créé une popularité qui me permet d'être un instrument. J'espère être un instrument de positivité et d'orgueil pour l'Italie.» Sa mère avait expliqué dans J+1 qu'elle lui avait appris à chanter l'hymne de façon démonstrative et son fils commente : «Je le chante parce que je crois vraiment dans l'histoire et le sacrifice des hommes. Étant donné que dans toutes les guerres de toutes les nations, beaucoup d'hommes sont morts, parfois pour rien, je chante pour eux et pour dire merci parce que leur sacrifice a servi à quelque chose.»

Le thème suivant est la finale de la Coupe du Monde 2006 avec son arrêt décisif sur une tête de Zidane : «C'est certainement l'une de mes parades les plus importantes car c'est le match le plus important de ma carrière. Donc c'est un arrêt auquel je suis très lié et, à la fin, cela ne vous a pas coûté grand-chose puisque vous aviez gagné la Coupe du Monde huit ans plus tôt et que vous l'avez regagné encore 12 ans après (rire). Un arrêt difficile ? Non, à ce moment-là, nous étions une équipe vraiment très folle car nous étions sûrs de gagner contre tous. Mais aujourd'hui, quand je regarde les joueurs qui jouaient à l'époque pour la France, je me demande comment nous avons pu gagner vu à quel point la France était forte.»

2006, c'est aussi l'expulsion de Zidane en finale et Buffon avoue que les choses auraient été différentes avec le n°10 sur le terrain jusqu'au bout : «Non et j'en suis sûr ! Je me souviens très bien le moment du match, nous étions vraiment... Je voyais mes coéquipiers et nous étions vraiment au fond. Quand Zinedine a fait ce qu'il a fait, moi qui pense comme un sportif, j'attendais un moment comme cela pour nous aider vu que nous étions vraiment en difficulté.»

La Champions League
Buffon est relancé sur l'importance du palmarès dans le foot et il lui est demandé si c'est ce qu'il reste à la fin : «(il hésite puis répond) Le palmarès est très important mais je suis ici pour l'améliorer. J'ai joué trois finales (de Ligue des Champions) et je voudrais apprendre à la gagner.» Relancé sur le fait que ne pas avoir gagné la C1 est une possible douleur, il dément : «Je dois être sincère, j'aurais été heureux de la gagner mais je pense que lors deux des dernières finales (Barça en 2015 et Real en 2017), nous avons rencontré des équipes plus fortes que nous et nous avons perdu avec mérite.»

Alors qu'il lui est demandé si le PSG est le bon endroit pour la gagner, il respire profondément puis répond : «L'espoir est la dernière chose à mourir comme on dit en italien. Je suis venu ici pour m'améliorer et apporter mon expérience pour améliorer le niveau de l'équipe, du jeu, et peut-être améliorer les résultats du PSG que ce qu'ils sont actuellement.»

Le résumé de Saint-Étienne/Rennes est ensuite diffusé et le penalty raté par Ben Arfa fait l'objet d'un débat, Jocelyn Gourvennec critiquant notamment le fait que l'ancien Parisien ne regarde pas le ballon au moment de frapper, se concentrant sur le gardien. Buffon approuve et complète : «Oui, il a raison ! Il regarde le gardien et c'est tout. Il a perdu de vue le ballon. Si j'aurais arrêté ce penalty ? Celui-là, certainement (rires).»

Après un bref intermède football féminin, c'est un message plein d'amitié de son ancien partenaire à la Juvents Giorgio Chiellini pour Buffon qui est diffusé et le gardien est interrogé sur l'amitié dans le football. Pour Gigi, «oui, cela existe. Après beaucoup d'années. Je suis gentil et je vais être d'accord avec tout le monde mais j'ai du mal à devenir vraiment ami de quelqu'un. C'est compliqué les amis pour moi. Ce sont ceux avec qui tu grandis dans ta vie. Concernant Chiellini, Barzagli, Fabio Cannavaro ou Lilian Thuram, il y a quelque chose de différent qui est très similaire à de l'amitié.»

Le PSG et son rôle au coeur des débats
Après une pause publicitaire, le CFC revient sur le match de la veille face à Amiens (5-0) puis c'est la fameuse semaine de vacances accordée par Tuchel qui est discutée. En Italie, ce serait «impossible» selon un Buffon qui en sourit puis développe : «Je viens de la Juventus mais dans toute ma carrière, je n'avais jamais vu ça. C'est comme dans toutes les choses, je pense que trouver le bon milieu est une bonne chose. Parfois, avec des joueurs très professionnels, vous pouvez donner quelques joueurs en plus puisque, quel que soit l'endroit où ils seront, ils arriveront tout de même à faire leur travail.»

C'est ensuite la gestion des gardiens par Tuchel qui est débattue et Buffon est content : «Beaucoup, je suis très satisfait. Je n'ai pas l'ambition de faire 70 matches par saison mais je veux faire les bons matches, et avec qualité. Pour se faire, une équipe forte comme le PSG doit avoir deux grands gardiens comme le Real avec Courtois et Navas. Ils alternent eux aussi. Le futur de ces équipes, c'est un peu comme cela : avoir deux gardiens de grand niveau et trouver le bon moment pour les faire jouer tous les deux.» Avoir un titulaire intouchable serait donc un discours dépassé pour Buffon : «Oui, je le pense. Je ne sais pas comment j'aurais pu réagir à ça si j'avais 20 ans mais c'est parfait pour moi à 40 ans.»

C'est alors la condition selon laquelle il ne voulait venir à Paris qu'en tant que titulaire qui est le thème de la question et l'Italien répond : «J'ai appris une chose dans ma carrière : personne ne m'a jamais donné la garantie d'être titulaire de quoi que ce soit. La chose dont j'étais sûr était que j'avais encore l'envie, l'énergie et, selon moi, la capacité pour être un joueur important à un haut niveau. Une fois que j'ai clarifié ça, je me suis dit que je pouvais encore le faire pour une année ou deux. J'ai alors dit "d'accord, j'arrive." »

Buffon est ensuite appelé à évaluer son début de saison : «Je suis très content, et pas seulement pour les arrêts mais sur ce que je fais sur le terrain. C'est important mais il y a aussi comment je suis dans le vestiaire avec l'équipe, le groupe. Pour moi, c'est ça mon vrai défi, ma vraie stimulation : être avec mon équipe, être apprécié par eux et pouvoir essayer de recevoir de leur part quelque chose pour m'améliorer et leur donner des conseils pour les améliorer.»

Areola, une belle collaboration
La cohabitation avec Areola est le thème suivant et Buffon décrit la chose : «Avec Alphonse, je peux dire que nous avons une relation fantastique. Même magique, je dirais. Pour le type de rôle que nous avons, cela peut sembler difficile mais nous sommes amis et nous nous entraînons ensemble en jouant, en rigolant. Évidemment, quand il joue, je suis vraiment son premier supporter, je me rends compte que je l'aime bien, que je veux qu'il joue bien parce que je suis très satisfait pour lui. J'ai 40 ans donc nous avons des perspectives tellement différentes que je pourrai jouer encore un an ou deux mais je vais devoir arrêter à la fin.»

Buffon doit alors juger Areola : «Selon moi, il est déjà un grand gardien ce qui veut dire qu'il peut jouer de façon stable dans une équipe comme le PSG ou dans une équipe qui peut arriver à gagner la Ligue des Champiosn parce qu'il a le physique et également les caractéristiques du gardien d'une grande équipe.» À Nîmes, on a même vu Buffon coacher Areola et il s'explique : «A Nîmes, cela a été particulier parce qu'à la différence des stades où j'ai joué, le banc était prêt du terrain. J'aime bien ça parce qu'il te fait vivre le match directement avec tes coéquipiers. Au lieu de rester 90 minutes assis, j'aime bien participer et pouvoir si possible donner un coup de main à mes coéquipiers.»

Le présentateur de l'émission lui fait remarquer qu'il semble déjà être dans la transmission de son savoir et l'Italien est un peu gêné : «Nous sommes en train de parler de moi et, pour dire la vérité, je n'aime pas parler de moi-même. Mais je dois être sincère : dans ma vie et surtout dans les dernières années lorsque tu deviens plus âgé et plus altruiste, la chose que j'ai mise en avant en faisant ce choix, c'est d'aller là-bas (en France) et être le plus sympa et le plus humble de tous, te faire respecter. Je ne veux pas arriver et donner des ordres, dire que je suis Buffon, etc. Je suis comme tous les autres et si je veux être mieux considéré, ce sera aux autres d'en décider, pas à moi. C'est ma façon de vivre et de me proposer.» L'émission montre alors un extrait d'interview de Thiago Silva expliquant que Buffon pousse les autres joueurs dans le vestiaire.

Mbappé, crack

Le cas de Cavani, actuellement en méforme, est abordé et Buffon est logiquement sollicité sur ce thème : «Je pense que c'est un joueur qui a besoin de sentir que le match est important pour donner un coup de griffe. Avec Naples, cela pourrait être un match pour lui.» Après Cavani, place à Mbappé dont le maillot est l'un des rares qui trônent dans l'hôtel familial en Italie : «Dans mon panthéon personnel ? Certainement ! Comme je l'ai dit il y a quelques jours, si Kylian maintient l'envie d'être le numéro 1 ou celle d'être un grand champion et a l'humilité de travailler, il a une carrière incroyable devant lui. Quand je dis incroyable, je ne parle pas d'une carrière de champion, mais d'une carrière d'un joueur top dans l'histoire. Ceci est le plus grand obstacle car il est encore très jeune et faire 15 ans avec la bonne mentalité dans la tête, ce n'est pas une chose facile, cela comporte une dépense d'énergie énorme. Mais je lui ai dit car je sais qu'il peut le faire et qu'il va trouver ça sur sa voie et il doit avoir la force de passer outre.»

Les autres gardiens évalués
L'émission enchaîne ensuite sur une interview de Hugo Lloris dans laquelle le Français a des mots très sympathiques pour l'Italien et ce dernier commente les perfs du gardien des Bleus à la Coupe du Monde 2018 : «Je l'ai déjà dit mais il aurait mérité le titre de meilleur gardien de la Coupe du Monde. Pour moi, il a fait une Coupe du Monde exceptionnelle et je n'ai pas compris pourquoi il n'était pas dans l'équipe type. Courtois a fait une très grande Coupe du Monde mais Lloris aussi et il a gagné. J'ai trouvé ça étrange.»

Buffon est ensuite questionné sur son top 3 actuel à son poste et il se confie : «Je regarde vraiment de façon différente au cours des 5 ou 6 dernières années par rapport à avant. Auparavant, ce qui frappait dans un gardien, c'était la façon dont il volait, dont il arrêtait. Maintenant, j'aime beaucoup regarder ce qu'il arrive à transmettre à une équipe, quel genre de figure il est sur le terrain. Selon moi, le gardien important, c'est celui-là, celui où tu te sens rassuré quand tu retournes et que tu le vois à sa place. Cela dépend de comment tu es sur le terrain. Vous voulez trois noms ? (Il soupire) Je ne suis pas un politicien, je vais en dire trois et en oublier cent ! Donc, je dois dire Neuer, certainement, De Gea et Oblak. Il y en a d'autres comme Courtois, Navas, c'est une période où il y a des gardiens très forts et c'est dommage de devoir en choisir trois.»

Pierre Ménès fait remarquer à Buffon que De Gea a par exemple complètement raté son Mondial et le portier commente : «Oui, il n'a pas fait une très bonne Coupe du Monde mais c'est un gardien qui a toujours un rendement très important à travers les saisons. C'est un gardien confirmé désormais.» Le CFC enchaîne sur les premiers pas de Henry à Monaco puis la victoire de Montpellier face à Bordeaux sans solliciter Buffon, soudainement spectateur après avoir beaucoup parlé jusque-là.

L'émission lance l'avant-match de Nice/OM avec une question sur l'enfant terrible Mario Balotelli : «Oui, il m'écoute quand je parle (rires). Nous parlons d'un joueur qui a eu et qui a toujours un grand talent. Comme toutes les personnes qui sont ici et vivent dans ce monde, sa propre chance ne dépend que de la façon dont il peut utiliser son talent. Il a réussi par moments, il ne l'a toujours utilisé de la façon la plus juste selon moi parce qu'il pouvait faire des choses incroyables, il a un grand potentiel.»

PSG/OM et fin d'émission
Après Nice, Marseille jouera face au PSG dimanche prochain et Buffon est lancé sur ce match : «Je ne sais pas si je vais jouer. Le coach va nous appeler dans quelques jours, comme il l'a fait il y a un mois et demi, et il va nous dire plus ou moins les matches qu'on va jouer. En Ligue des Champions, je serai à nouveau disponible à Naples mais je n'ai aucune nécessité sinon celle d'être un point fort de l'équipe, sur le terrain quand je joue ou à l'extérieur de celui-ci.» Il est expliqué à Buffon que PSG/OM est un match à part en France : «Oui, j'en ai beaucoup entendu parler et il y a une forte rivalité. Disons comme Juve/Inter ou Juve/Naples. Juve/Naples, c'est une grosse rivalité maintenant.»

La dernière question posée à l'Italien est une comparaison entre la Ligue 1 et la Série A, ce qu'il fait bien volontiers : «Selon moi, c'est plus physique mais, sur certains aspects, on privilégie la technique. En Série A, il y a un aspect technique exacerbé et un aspect tactique exacerbé. Parfois, le spectacle en paye le prix. Quand tu viens voir le PSG, tu vois que Neymar peut toujours montrer les qualités qu'il a. Mbappé et Di Maria, pareil, parce qu'il y a un football qui te permet de montrer ce que tu sais faire. Et les gens aiment ça.»

Interrogé sur la possibilité de le revoir l'an prochain sur le plateau de l'émission, Buffon finit par un petit clin d'oeil : «Cette chance existe mais je veux vivre semaine après semaine. À 40 ans, il est juste que je vive petit à petit. Pour le moment, je pense à arriver à Noël, ce qui devrait être bon (rires). En France, je suis très bien, je ne sais pas pourquoi, peut-être cette rivalité avec l'Italie, mais j'ai en tout cas rencontré des gens vraiment très gentils, très bien élevés. Je suis allé en Bretagne, sur la Côte d'Azur, en Normandie et la France est vraiment exceptionnelle. Cela m'a fait vraiment plaisir de découvrir ça.»

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PSG : L’Equipe s’en prend à Buffon, l’Italie n’a pas aimé

 

Après la victoire synonyme de qualification à Belgrade (1-4) mardi en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain n’a reçu que des compliments. Enfin presque.

Un seul acteur n’a pas eu droit aux éloges cette semaine, et c’est assez inhabituel puisqu’il s’agit de Gianluigi Buffon. Moins rassurant que lors de ses précédentes apparitions, le gardien parisien est surtout fautif sur le but encaissé. Résultat, le journal L’Equipe le considère comme le grand perdant de ce rendez-vous européen. Un commentaire qui n’a pas du tout plu en Italie, où le journaliste Luigi Garlando a immédiatement répondu.

« Mais comment, Français ? Vous avez la chance d'exposer le meilleur gardien de l'histoire et vous lui faites la guerre ? C'est le PSG qui a besoin de Buffon, pas l'inverse. C'est la Tour Eiffel qui habite près de lui, pas l'inverse, a réagi notre confrère de La Gazzetta dello Sport. Gigi est entré dans la légende depuis longtemps, il est champion du monde et de tout le reste. Il a accepté de prolonger sa carrière pour aider le club parisien à devenir adulte, vu qu'il tremblait régulièrement en Ligue des Champions. »

 

La Gazzetta répond à L’Equipe

« En peu de temps, il a amené du charisme et de l'assurance. Il est arrivé avec l'enthousiasme d'un petit garçon et l'humilité des grands. La grandeur du champion et de l'homme ainsi que le respect qu'il mérite n'ont échappé à personne. Cela ne veut pas dire qu'il est intouchable. Il est comme les autres. Mais pas de critiques toutes faites. On n'abîme pas la Joconde. Sinon, on vient le reprendre », a menacé le spécialiste, qui suivra attentivement le traitement infligé à son compatriote cette saison.

Modifié par La dareune

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Le portier italien de 40 ans a joué huit matches de Ligue 1 (où il a encaissé quatre buts) pour 8 victoires, le Trophée des champions (4-0), trois chocs de Ligue des champions (un nul 1-1 à Naples, deux victoires 2-1 contre Liverpool et 4-1 à Belgrade). A cela il faut ajouter une mi-temps à Orléans. Bilan de Gigi Buffon : 12 victoires, 1 nul, aucune défaite et 8 buts encaissés. Soit un taux de victoire impressionnant : 92%.

Le Titi parisien de 25 ans a de son côté disputé 9 matches de Ligue 1 (où il a encaissé 6 buts) pour 7 victoires (et deux nuls). En Champions League, le Parisien a joué les trois premières journées (Buffon était suspendu). Une défaite 3-2 à Liverpool, une large victoire contre l’Etoile Rouge (6-1) et un nul au Parc des Princes 2-2 contre Naples. A cela il faut ajouter une mi-temps sans but à Orléans. Bilan d’Alphonse Areola : 9 victoires, 3 nuls, une défaite et 12 buts encaissés. Soit un taux de victoire de 69%.

En termes statistiques, la différence est nette et marquée, elle est largement en la faveur de Gianluigi Buffon. Chacun ira de son interprétation mais le programme des rencontres n’ayant pas été plus aisé pour le portier transalpin, il semble nettement devant.

 

Joyeux Noël à tous

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