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Cyclisme !!!!!

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Une pensée pour Armand de Las Cluevas qui s'est suicidé a 50ans hier. Surement le mec qui aurait pu etre le francais qui gagne le tour de france fin des années 90. Sa victoire sur le Dauphiné en 98 ou Banesto ne le prend pas sur le tour qui suit...

Bref triste, saletées de maladies mentales.

 

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Le 03/08/2018 à 15:32, tonato a dit :

Toujours tres sympa la Classique Saint-Sebastien. Si Gallopin est mieux apres son virus chopé sur le tour il devrait etre en forme, toujours tres bien placé sur cette course lui.

La Pologne aussi ouais, jcrois que Eurosport le diffuse pas mal.

Sinon retour du Deuschlandtour fin aout aussi apres pas mal d'année d'absence. Je pense aller voir l'etape "vallonée" qui passe 2 fois en haut de la tres belle Boucle de la Sarre.

4 étapes en tout donc moins qu'avant, categorie 2.1

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Bonne nouvelle que le retour du Tour d'Allemagne, il sera diffusé en clair en plus sur lequipe21. 

Sinon triste descente aux enfers pour Ulle 😢 . L'idole cycliste de mon enfance/adolescence.

 
 
Citation

 

Cyclisme: Jan Ullrich ou le funeste destin des champions des années 1990-2000

Par Farid AchachePublié le 17-08-2018 Modifié le 17-08-2018 à 11:02
Jan Ullrich, le 30 juin 2006 est exclu du Tour de France avant même la première étape.Bryn Lennon/Getty Images

En février 2007, Jan Ullrich avait annoncé sa retraite. Un an plus tard, il était convaincu de dopage par le Tribunal arbitral du sport (TAS) et l'ensemble de ses résultats obtenus après mai 2005 avaient été annulés. Plus de dix ans après sa retraite, le coureur allemand est revenu ces derniers jours dans l'actualité dans la rubrique faits divers après avoir agressé une prostituée, sous l'effet de l'alcool et de la drogue. Comme beaucoup de coureurs de sa génération, l’après-carrière reste un gros problème à résoudre.

Jan Ullrich, icône du cyclisme des années 1990-2000, est devenu un symbole malgré lui. Ses derniers déboires remettent au goût du jour le difficile retour à la réalité des champions de son époque. Il semble que nombre d’acteurs des années 1990-2000 aient payé un lourd tribut à leur passion et à leur métier. Le vainqueur du Tour de France 1997, 44 ans, a été interné en hôpital psychiatrique après avoir violemment agressé une prostituée. Depuis sa retraite sportive en 2007, l’ancienne idole du cyclisme allemand n’en finit plus de défrayer la chronique judiciaire. Mais il n’est pas le seul à avoir dû gérer sa déprime. En effet, l’année du sacre du coureur de la Deutsche Telekom sur la Grande boucle, l’Italien Marco Pantaniavait terminé sur la troisième marche du podium. On l’a retrouvé mort dans un hôtel de Rimini sur la côte Adriatique de l’Italie après une overdose de cocaïne, à seulement 34 ans, en 2004.

En 2003, l’Espagnol José Maria Jimenez décède, foudroyé par une crise cardiaque dans un hôpital psychiatrique de Madrid où il avait décidé de suivre une cure de désintoxication pour son addiction à la cocaïne. Son cœur était fatigué par des années d’excès : antidépresseurs, alcool, cocaïne. Durant sa carrière, il aura pourtant réussi à conquérir quatre maillots de meilleur grimpeur sur le Tour d’Espagne.

Le Belge Franck Vandenbroucke, présenté un temps comme le digne successeur d’Eddy Merckx, a succombé à une double embolie pulmonaire du côté de Dakar en 2009. Le Français Philippe Gaumont a vu son cœur lâcher à tout juste quarante ans en 2013. Il y a quelques jours, son compatriote Armand de la Cuevas, vainqueur du Critérium du Dauphiné, s’est donné la mort à 50 ans.

Le dopage principal coupable ?

En décembre 2006, à la télévision espagnole, le coureur Jesus Manzano avait déclaré : « Le dopage conduit à d’autres addictions. Moi-même, j’ai pris jusqu’à huit pilules de Prozac par jour lorsque je courais. De nombreux coureurs deviennent accrocs à la cocaïne, à l’héroïne ou d’autres substances. Le dopage a tué Jimenez et Pantani. »

La pratique excessive du sport apparaît depuis quelques années comme une récente forme d’addiction sans drogue. Ajouté à celle-ci, le problème est décuplé. Le retour à la vie normale après l’arrêt de la carrière sportive semble être encore plus compliqué que monter sur des podiums. Le champion perd son identité sociale alors qu’il existait d'abord par son rang, et son prestige. Son existence, qui a souvent été subordonnée à l’objectif de la réussite à tout prix devient, d’un seul coup, terriblement terne. « Aujourd’hui, dans les équipes, on ne s’occupe toujours pas de l’après-carrière, rien n’a changé. Les coureurs sont là pour gagner des courses », avance pour RFI, Eric Boyer, ancien manager de l'équipe cycliste Cofidis de 2005 à juin 2012. Pourtant, l’Union nationale des cyclistes professionnels propose au coureur qui met à terme à sa carrière un suivi pour définir un projet de reconversion. Des formations sont possibles.

Vivre 10 à 15 années dans le sport de haut revient à rester la plupart du temps dans une bulle, une sorte de cocon. Souvent, le coureur est coupé du monde et il n’a que l’obsession de bien manger, dormir et s’entraîner pour être performant. « C’est très difficile d’arrêter du jour au lendemain une activité prenante, très réglée et de changer complètement de vie et d’être confronté à la société pour laquelle l’on n’est pas adaptée », avance Eric Boyer. Pour le bien du coureur, il faudrait qu’il puisse s’arrêter au moment opportun, en toute quiétude. « C’est déjà un premier pas vers le changement de vie », selon Eric Boyer. Après avoir bouclé son 18e Tour de France fin juillet, le cycliste français Sylvain Chavanel avait annoncé qu’il prendrait sa retraite à la fin de l’année. Lui ne mettra pas son vélo au clou sans l’avoir décidé.

« Tous ces coureurs qui ont avoué sont peut-être perdus »

« Il faut que le coureur se prenne en main et évoque ses projets de reconversion avant d’arrêter », argumente Eric Boyer qui assure que c’est « encore plus compliqué lorsque l’on a été en haut de l’affiche comme Jan Ullrich ».

Si les grands coureurs ont aujourd’hui un capital financier confortable, l’oisiveté et l’ennui peuvent les déstabiliser. Est-ce le manque d’émotions qui a nui à Jan Ulrich ? Sans compter l’accompagnement médical qui a démultiplié son euphorie naturelle. « Tous ces coureurs qui ont pratiqué le dopage et qui l’ont avoué sont peut-être perdus, car le parcours de vie qu’ils ont eu les a amenés à faire des choses qu’ils n’avaient pas prévu. J’espère que les dirigeants de ce sport vont réagir pour que cela n’arrive plus. Ce n’est pas leur vocation, mais il faut faire du social. J’ai toujours dit qu’il fallait rendre un coureur en bonne santé physique et morale à la société à la fin de sa carrière. C’est une responsabilité », conclut Eric Boyer.

Monstre de puissance, rouleur hors pair, Jan Ullrich était promis à un immense avenir, mais a été plombé par son inconstance et finalement convaincu de dopage. 2006, qui devait être sa dernière année professionnelle, se transformera en cauchemar: son nom apparaît dans l'affaire Puerto, un réseau de dopage sanguin présumé qui avait été organisé autour du médecin espagnol Eufemiano Fuentes. Ullrich est exclu du Tour de France la veille du départ.

Il est loin le temps où Jan Ullrich était une star dans son pays au même titre que Michael Schumacher, Franz Beckenbauer ou Boris Becker. Formé dans l'ancienne Allemagne de l'Est, il reste à ce jour le seul coureur allemand à avoir remporté la plus prestigieuse des épreuves cyclistes. Il compte également à son palmarès le Tour d'Espagne (en 1999), l'or olympique à Sydney (en 2000) et deux titres de champions du monde du contre-la-montre (1999, 2001). Celui qui faisait partie de cette génération de coureurs plombée par les affaires de dopage et qui a dilapidé une grande partie de sa fortune a reçu le soutien de Lance Armstrong, son ancien rival, autre ancien champion déchu.

 

 

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